Un Cours en Miracles

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UCEM – TEXTE – 26. La transition ~ V. La petite entrave (T-26.V.)

In 26.V ~ La petite entrave, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 17 mai 2009 at 22:17
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Chapitre 26
LA TRANSITION
V. La petite entrave

1. Une petite entrave peut certes sembler grande à ceux qui ne comprennent pas que les miracles sont tous les mêmes. 2 Or c’est à enseigner cela que sert ce cours. 3 C’en est le seul but, car cela seul est tout ce qu’il y a à apprendre. 4 Et tu peux l’apprendre de bien des façons différentes. 5 Tout apprentissage est une aide ou une entrave aux portes du Ciel. 6 Rien entre les deux n’est possible. 7 Il y a seulement deux enseignants, qui indiquent des voies différentes. 8 Et tu suivras la voie dans laquelle l’enseignant de ton choix te guidera. 9 Il n’y a que deux directions que tu puisses prendre, tant que reste le temps et que le choix est signifiant. 10 Car jamais une autre route ne sera faite que la voie vers le Ciel. 11 Tu ne fais que choisir d’aller soit vers le Ciel, soit vers nulle part. 12 Il n’y a rien d’autre à choisir.

2. Rien n’est jamais perdu, que du temps, qui à la fin est insignifiant. 2 Car ce n’est qu’une petite entrave à l’éternité, tout à fait in-signifiante pour le réel Enseignant du monde. 3 Or puisque tu crois en lui, pourquoi le gaspillerais-tu à n’aller nulle part, quand il peut être utilisé pour atteindre le but le plus élevé que l’apprentissage puisse accomplir? 4 Ne pense pas que la voie vers les portes du Ciel soit le moindrement difficile. 5 Rien de ce que tu entreprends avec un but certain, une grande résolution et une confiance heureuse, en tenant la main de ton frère et en accordant ton pas avec le chant du Ciel, n’est difficile à faire. 6 Mais il est certes difficile de s’égarer, seul et misérable, sur une route qui mène à rien et n’a pas de but.

3. Dieu a donné Son Enseignant pour remplacer celui que tu as fait et non pour être en conflit avec lui. 2 Et ce qu’il voulait remplacer a été remplacé. 3 Le temps n’a duré qu’un instant dans ton esprit, sans effet sur l’éternité. 4 Ainsi tout le temps est passé, et tout est exactement comme c’était avant que la voie vers le néant n’ait été faite. 5 Le tout petit battement de temps pendant lequel la première erreur a été faite, et toutes les autres dans cette seule erreur, contenait aussi la Correction pour celle-là, et toutes les autres venues dans la première. 6 Et dans ce tout petit instant le temps a disparu, car voilà tout ce qu’il a jamais été. 7 Ce à quoi Dieu a répondu a reçu réponse et a disparu.

4. Toi qui crois encore vivre dans le temps et qui ne connais pas qu’il a disparu, le Saint-Esprit te guide encore à travers le labyrinthe infiniment petit et insensé que tu perçois encore dans le temps, bien qu’il ait disparu depuis longtemps. 2 Tu penses vivre dans ce qui est passé. 3 Chaque chose que tu regardes, tu l’as vue un court instant, il y a longtemps, avant que son irréalité ne fasse place à la vérité. 4 Pas une seule illusion ne reste encore sans réponse dans ton esprit. 5 L’incertitude fut portée à la certitude il y a si longtemps qu’il est dur, en effet, de la tenir dans ton cœur, comme si elle était encore devant toi.

5. Le tout petit instant que tu voudrais garder et rendre éternel, est passé au Ciel trop vite pour que quoi que ce soit ait remarqué qu’il était venu. 2 Ce qui a disparu trop rapidement pour affecter la simple connaissance du Fils de Dieu peut difficilement être encore là, pour que tu choisisses qu’il soit ton enseignant. 3 C’est seulement dans le passé — un passé ancien, trop court pour faire un monde en réponse à la création — que ce monde parut surgir. 4 Il y a si longtemps, durant un si petit intervalle de temps, que pas une seule note dans le chant du Ciel n’a été perdue. 5 Or dans chaque acte ou chaque pensée qui ne pardonne pas, dans chaque jugement et dans toute croyance dans le péché, ce seul instant est rappelé, comme s’il pouvait être fait à nouveau dans le temps. 6 Tu gardes devant les yeux un souvenir ancien. 7 Et celui qui vit seulement dans les souvenirs est inconscient de où il est.

6. Le pardon est la grande délivrance du temps. 2 C’est la clé pour apprendre que le passé est terminé. 3 La folie ne parle plus. 4 Il n’y a pas d’autre enseignant et pas d’autre voie. 5 Car ce qui a été défait n’est plus. 6 Qui, se tenant sur une rive lointaine, peut se voir en rêve de l’autre côté d’un océan, jusqu’en un lieu et en un temps depuis longtemps disparus? 7 Ce rêve peut-il être une réelle entrave à là où il est réellement? 8 Car cela est un fait, qui ne change pas quels que soient ses rêves. 9 Or il peut encore imaginer qu’il est ailleurs, et dans un autre temps. 10 À l’extrême, il peut s’illusionner au point de croire que cela est vrai, et passer de la simple imagination à la croyance et à la folie, tout à fait convaincu que là où il préférerait être, il est.

7. Cela est-il une entrave au lieu où il se tient? 2 Quel que soit l’écho du passé qu’il puisse entendre, est-ce un fait dans ce qu’il y a à entendre là où il est maintenant? 3 Et à quel point ses propres illusions sur le temps et le lieu peuvent-elles faire un changement là où il est réellement?

8. L’impardonné est une voix qui appelle d’un passé à jamais disparu. 2 Et tout ce qui indique qu’il est réel n’est qu’un souhait que ce qui a disparu puisse être rendu réel à nouveau et vu comme étant ici et maintenant, à la place de ce qui est réellement maintenant et ici. 3 Cela est-il une entrave à la vérité qui est que le passé a disparu, et qu’il ne peut t’être rendu ? 4 Et veux-tu que cet instant effrayant soit gardé, où le Ciel sembla disparaître, où Dieu fut craint et fait symbole de ta haine ?

9. Oublie le temps de la terreur qui fut corrigé et défait il y a si longtemps. 2 Le péché peut-il résister à la Volonté de Dieu? 3 Peut-il t’appartenir de voir le passé et de le mettre dans le présent? 4 Tu ne peux pas retourner en arrière. 5 Et tout ce qui indique la voie dans la direction du passé ne fait que t’engager dans une mission dont l’accomplissement ne peut être qu’irréel. 6 Telle est la justice qui doit venir à toi, ainsi que ton Père, Qui est Tout Amour, l’a garanti. 7 Et de ta propre iniquité envers toi-même, Il t’a protégé. 8 Tu ne peux pas perdre ton chemin, parce qu’il n’y a d’autre voie que la Sienne, et tu ne peux aller nulle part, sauf à Lui.

10. Dieu permettrait-Il que Son Fils perde son chemin sur une route qui n’est plus que le souvenir lointain d’un temps disparu? 2 Ce cours t’enseignera seulement ce qui est maintenant. 3 Un instant terrible dans un passé éloigné, maintenant parfaitement corrigé, n’est d’aucun intérêt ni d’aucune valeur. 4 Ce qui est mort et disparu, qu’il soit oublié paisiblement. 5 La résurrection est venue prendre sa place. 6 Et maintenant tu fais partie de la résurrection, et non de la mort. 7 Aucune illusion passée n’a le pouvoir de te garder en un lieu de mort, un caveau où le Fils de Dieu est entré un instant pour être instantanément rendu à l’Amour parfait de Son Père. 8 Et comment peut-il être attaché à des chaînes qui ont depuis longtemps été enlevées et sont à jamais disparues de son esprit?

11. Le Fils que Dieu a créé est aussi libre que Dieu l’a créé. 2 Il est né à nouveau à l’instant même où il a choisi de mourir au lieu de vivre. 3 Et ne veux-tu pas lui pardonner maintenant, parce qu’il a fait une erreur dans le passé dont Dieu ne Se souvient pas, et qui n’est pas là? 4 Maintenant tu vas et viens entre le passé et le présent. 5 Parfois le passé semble réel, comme s’il était le présent. 6 Des voix du passé sont entendues, puis mises en doute. 7 Tu es comme celui qui hallucine encore, mais manque de conviction quant à ce qu’il perçoit. 8 Cela est la zone frontière entre les mondes, le pont entre le passé et le présent. 9 Là reste l’ombre du passé, mais une lumière présente est quand même vaguement reconnue. 10 Une fois qu’elle est vue, cette lumière ne peut jamais être oubliée. 11 Elle doit te tirer du passé dans le présent, où tu es réellement.

12. Les voix d’ombre ne changent pas les lois du temps ni de l’éternité. 2 Elles viennent de ce qui est passé et a disparu, et n’entravent pas l’existence véritable de l’ici et maintenant. 3 Le monde réel est la seconde partie de l’hallucination que le temps et la mort sont réels, et ont une existence qui peut être perçue. 4 Cette terrible illusion fut niée dans le temps même qu’il fallut à Dieu pour donner Sa Réponse à l’illusion pour tous les temps et toutes les circonstances. 5 Et puis on ne put plus en faire l’expérience comme si elle était là.

13. À chaque jour et à chaque minute de chaque jour, et à chaque instant contenu dans chaque minute, tu ne fais que revivre cet unique instant où le temps de la terreur prit la place de l’amour. 2 Ainsi tu meurs chaque jour pour vivre à nouveau, jusqu’à ce que tu franchisses le fossé entre le passé et le présent, qui n’est pas un fossé du tout. 3 Telle est chaque vie : un semblant d’intervalle de la naissance à la mort puis à la vie de nouveau; la répétition d’un instant depuis longtemps disparu qui ne peut pas être revécu. 4 Et tout le temps n’est que la folle croyance que ce qui est terminé est encore ici et maintenant.

14. Pardonne le passé puis lâches-en prise, car il a disparu. 2 Tu ne te tiens plus sur le sol entre les mondes. 3 Tu as continué et tu as atteint le monde qui est aux portes du Ciel. 4 Il n’y a pas d’entrave à la Volonté de Dieu et nul besoin que tu répètes à nouveau un voyage qui s’est terminé il y a longtemps. 5 Regarde doucement ton frère et contemple le monde dans lequel la perception de ta haine a été transformée en un monde d’amour.

UCEM – TEXTE – Chapitre 31. La vision finale ~ V. Concept de soi versus Soi (T-31.V.)

In 31. ~ LA VISION FINALE, 31.V ~ Concept de soi versus Soi, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 12 novembre 2008 at 14:35

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Chapitre 31

LA VISION FINALE

V. Concept de soi versus Soi

1. L’apprentissage du monde est bâti sur un concept de soi ajusté à la réalité du monde. 2 Il lui va bien. 3 Car c’est une image qui convient à un monde d’ombres et d’illusions. 4 Il est ici chez lui, où ce qu’il voit ne fait qu’un avec lui. 5 C’est à la construction d’un concept de soi que sert l’apprentissage du monde. 6 Tel est son but : que tu viennes sans un soi, et que tu en fasses un au fur et à mesure. 7 Et au moment où tu atteins la «maturité», tu l’as perfectionné, pour traiter le monde d’égal à égal, en accord avec ses exigences.

2. Le concept de soi est fait par toi. 2 Il n’a pas du tout de ressemblance avec toi. 3 C’est une idole, faite pour prendre la place de ta réalité en tant que Fils de Dieu. 4 Le concept de soi que le monde voudrait enseigner n’est pas la chose qu’il paraît être. 5 Car il est fait pour servir deux buts, dont un seul peut être reconnu par l’esprit. 6 Le premier présente la face de l’innocence, l’aspect qui subit. 7 C’est cette face qui sourit, charme et semble même aimer. 8 Elle recherche des compagnons, et elle regarde, parfois avec pitié, la souffrance, et parfois offre un réconfort. 9 Elle croit qu’elle est bonne dans un monde mauvais.

3. Cet aspect peut se mettre en colère, car le monde est infâme et incapable de fournir l’amour et le refuge que l’innocence mérite. 2 Ainsi cette face est-elle souvent mouillée de larmes devant les injustices que le monde accorde à ceux qui voudraient être généreux et bons. 3 Cet aspect n’attaque jamais en premier. 4 Mais chaque jour cent petites choses lancent de petits assauts contre son innocence, le provoquant jusqu’à l’irritation, et enfin jusqu’à l’insulte et l’injure ouvertes.

4. La face de l’innocence que porte si fièrement le concept de soi peut tolérer l’attaque en légitime défense, car n’est-ce pas un fait bien connu que le monde traite rudement l’innocence sans défense? 2 Nul ne fait une image de lui-même sans y mettre cette face, car il en a besoin. 3 L’autre côté, il ne veut pas le voir. 4 C’est pourtant là que l’apprentissage du monde a ses visées, car c’est là qu’est établie la «réalité» du monde, pour veiller à ce que l’idole dure.

5. Sous la face de l’innocence, il y a une leçon que le concept de soi a été fait pour enseigner. 2 C’est la leçon d’un terrible déplacement et d’une peur si dévastatrice que la face qui sourit au-dessus doit à jamais détourner son regard, de crainte de percevoir la traîtrise qu’elle cache. 3 La leçon enseigne ceci : «Je suis la chose que tu as faite de moi, et quand tu me regardes, tu es condamné à cause de ce que je suis.» 4 À ce concept de soi le monde réagit avec un sourire d’approbation, car il garantit que les chemins du monde sont bien gardés, et que ceux qui les parcourent ne s’échapperont point.

6. Voici la leçon centrale qui assure que ton frère est condamné éternellement. 2 Car ce que tu es est maintenant devenu son péché. 3 Pour cela, il n’est pas de pardon possible. 4 Peu importe maintenant ce qu’il fait, car tu lèves un doigt accusateur, inébranlablement et mortellement pointé vers lui. 5 Il pointe aussi vers toi, mais cela est gardé encore plus profondément dans le brouillard sous la face de l’innocence. 6 Dans ces caveaux voilés, tous ses péchés et tous les tiens sont préservés et gardés dans les ténèbres, où ils ne peuvent pas être perçus comme des erreurs, ce que la lumière montrerait sûrement. 7 Tu ne peux pas être blâmé de ce que tu es, pas plus que tu ne peux changer les choses que cela te fait faire. 8 Ton frère est donc pour toi le symbole de tes péchés, et tu ne fais que le condamner en silence, et pourtant avec une urgence qui n’a point de cesse, pour la chose haïe que tu es.

7. Les concepts sont appris. 2 Ils ne sont pas naturels. 3 À part de l’apprentissage, ils n’existent pas. 4 Ils ne sont pas donnés, donc ils doivent être faits. 5 Aucun d’eux n’est vrai, et beaucoup proviennent d’imaginations fiévreuses, échauffées par la haine et les distorsions nées de la peur. 6 Qu’est-ce qu’un concept, sinon une pensée à laquelle son faiseur donne une signification qui lui est propre? 7 Les concepts maintiennent le monde. 8 Mais ils ne peuvent être utilisés pour démontrer que le monde est réel. 9 Car ils sont tous faits à l’intérieur du monde, nés dans son ombre, grandis à sa manière et enfin « mûris » dans sa pensée. 10 Ce sont des idées d’idoles, peintes avec les brosses du monde, lesquelles ne peuvent pas faire une seule image représentant la vérité.

8. Un concept de soi est in-signifiant, car nul ici ne peut voir à quoi il sert, ni par conséquent se représenter ce que c’est. 2 Or tout l’apprentissage que le monde dirige commence et finit dans le seul but de t’enseigner ce concept de toi-même, afin que tu choisisses de suivre les lois de ce monde et jamais ne cherches à aller au-delà de ses routes, ni ne te rendes compte de la façon dont tu te vois toi-même. 3 Maintenant le Saint-Esprit doit trouver une façon de t’aider à voir que ce concept de soi doit être défait, si quelque paix d’esprit doit t’être donnée. 4 Il ne peut pas non plus être désappris, sauf par des leçons visant à enseigner que tu es quelque chose d’autre. 5 Car autrement, il te serait demandé d’échanger ce que tu crois maintenant contre une perte totale de soi, et une plus grande terreur surgirait en toi.

9. C’est pourquoi les plans de leçon du Saint-Esprit sont structurés en étapes faciles; de sorte que même s’il y a parfois un certain malaise ou quelque détresse, il n’y a pas de bris de ce qui a été appris mais une simple retraduction de ce qui semble en faire la preuve. 2 Considérons donc ce qu’il y a comme preuve que tu es ce que ton frère a fait de toi. 3 Car bien que tu ne perçoives pas encore que c’est ce que tu penses, tu as sûrement appris jusqu’ici que tu te conduis comme si ce l’était. 4 Réagit-il pour toi? 5 Et sait-il exactement ce qui pourrait arriver? 6 Peut-il voir ton avenir et décréter, par avance, ce que tu devrais faire en toute circonstance? 7 Il doit avoir fait le monde tout autant que toi pour avoir une telle prescience des choses à venir.

10. Que tu sois ce que ton frère a fait de toi, cela semble très improbable. 2 Même s’il l’avait fait, qui t’a donné la face de l’innocence? 3 Est-ce ta contribution? 4 Qui, donc, est le «toi» qui l’as faite? 5 Et qui est trompé par toute ta bonté, et l’attaque ainsi? 6 Oublions la sottise du concept et ne pensons qu’à ceci : il y a deux parties à ce que tu penses être. 7 Si l’une était générée par ton frère, qui était là pour faire l’autre? 8 Et à qui quelque chose doit-il être caché? 9 Si le monde est mauvais, il reste qu’il n’est pas besoin de cacher ce dont tu es fait. 10 Qui est là pour le voir? 11 Et qu’est-ce, sinon ce qui est attaqué, qui pourrait avoir besoin de défense?

11. Peut-être que la raison pour laquelle ce concept doit être gardé dans les ténèbres, c’est que, à la lumière, celui qui ne le penserait pas vrai, c’est toi. 2 Et qu’arriverait-il au monde que tu vois, si toutes ses fondations étaient enlevées? 3 Ton concept du monde dépend de ce concept de soi. 4 Et les deux disparaîtraient, si jamais l’un ou l’autre était mis en doute. 5 Le Saint-Esprit ne cherche pas à jeter la panique en toi. 6 Ainsi demande-t-Il simplement s’il est possible de soulever juste une petite question.

12. Il y a des alternatives quant à la chose que tu dois être. 2 Tu pourrais, par exemple, être la chose que tu as choisie que soit ton frère. 3 Cela déplace le concept de soi de ce qui était entièrement passif, en faisant au moins une place pour un choix actif, et l’admission dans une certaine mesure qu’il doit y avoir eu interaction. 4 Il y a une certaine compréhension de ce que tu as choisi pour vous deux, et que ce qu’il représente a une signification qui lui a été donnée par toi. 5 Cela jette aussi un peu de lumière sur la loi de la perception voulant que ce que tu vois reflète l’état d’esprit de celui qui perçoit. 6 Or qui est celui qui a choisi en premier? 7 Si tu es ce que tu as choisi que soit ton frère, c’est qu’il y avait des alternatives parmi lesquelles choisir, et quelqu’un doit d’abord avoir décidé laquelle choisir, en laissant tomber l’autre.

13. Quoique cette étape apporte des gains, elle n’aborde pas encore une question fondamentale. 2 Quelque chose a dû venir avant ces concepts de soi. 3 Et quelque chose a dû faire l’apprentissage qui leur a donné lieu. 4 Et cela ne peut pas non plus être expliqué par l’un ou l’autre point de vue. 5 Le principal avantage à passer du premier au second, c’est que tu as en quelque sorte pris part au choix par ta propre décision. 6 Mais ce gain vient au prix d’une perte presque égale, car maintenant tu te trouves accusé de culpabilité pour ce qu’est ton frère. 7 Et tu dois partager sa culpabilité, parce que tu l’as choisie pour lui à l’image de la tienne. 8 Alors qu’auparavant, lui seul était traître, maintenant tu dois être condamné avec lui.

14. Le concept de soi a toujours été la grande préoccupation du monde. 2 Et chacun croit qu’il doit trouver la réponse à l’énigme de lui-même. 3 Le salut peut être vu comme rien de plus que l’évasion hors des concepts. 4 Il ne se soucie pas du contenu de l’esprit, mais de la simple affirmation qu’il pense. 5 Et ce qui peut penser a le choix, et on peut lui montrer que des pensées différentes ont des conséquences différentes. 6 Ainsi il peut apprendre que tout ce qu’il pense reflète la profonde confusion qu’il ressent quant à savoir comment il a été fait et ce qu’il est. 7 Et le concept de soi paraît vaguement répondre à ce qu’il ne connaît pas.

15. Ne cherche pas ton Soi dans les symboles. 2 Il ne peut y avoir de concept qui puisse représenter ce que tu es. 3 Qu’importe le concept que tu acceptes tant que tu perçois un soi qui interagit avec le mal et réagit à des choses infâmes? 4 Ton concept de toi-même restera encore tout à fait in-signifiant. 5 Et tu ne percevras pas que tu ne peux interagir qu’avec toi-même. 6 Voir un monde coupable n’est que le signe que ton apprentissage a été guidé par le monde, et que tu le vois comme tu te vois toi-même. 7 Le concept de soi embrasse tout ce que tu regardes, et rien n’est en-dehors de cette perception. 8 Si tu peux être blessé par quoi que ce soit, tu vois une image de tes souhaits secrets. 9 Rien de plus. 10 Et dans ta souffrance quelle qu’elle soit, tu vois ton désir dissimulé de tuer.

16. Tu feras de nombreux concepts de soi tout au long de ton apprentissage. 2 Chacun montrera les changements dans tes propres relations, au fur et à mesure que ta perception de toi-même sera changée. 3 Il y aura une certaine confusion chaque fois qu’il y a un changement, mais sois reconnaissant de ce que l’apprentissage du monde relâche sa prise sur ton esprit. 4 Garde confiance et sois sûr et heureux qu’il finira par disparaître, et laissera ton esprit en paix. 5 Le rôle de l’accusateur apparaîtra à de nombreux endroits et sous de nombreuses formes. 6 Et chacune semblera t’accuser. 7 Or ne crains pas qu’elle ne soit pas défaite.

17. Le monde ne peut pas enseigner d’images de toi à moins que tu ne veuilles les apprendre. 2 Le temps viendra où toutes les images auront passé, et tu verras que tu ne connais pas ce que tu es. 3 C’est à cet esprit descellé et ouvert que la vérité retourne, sans être entravée ni liée. 4 Là où les concepts de soi ont été mis de côté, la vérité est révélée exactement telle qu’elle est. 5 Quand chaque concept a été mis en doute et en question, et reconnu comme n’étant fondé sur aucune hypothèse qui tiendrait à la lumière, alors la vérité est laissée libre d’entrer en son sanctuaire, propre et libre de culpabilité. 6 Il n’est pas d’énoncé que le monde ait plus peur d’entendre que celui-ci :

7 Je ne connais pas la chose que je suis, et je ne sais donc pas ce que je fais, où je suis, comment regarder le monde ni comment me regarder moi-même.

8 Or dans cette leçon naît le salut. 9 Et Ce que tu es te parlera de Soi-même.

UCEM – TEXTE – Chapitre 31. La vision finale ~ IV. La réelle alternative (T-31.IV.)

In 31. ~ LA VISION FINALE, 31.IV ~ La réelle alternative, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 10 novembre 2008 at 13:41

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Chapitre 31

LA VISION FINALE

IV. La réelle alternative

1. Il y a une tendance à penser que le monde peut offrir consolation et évasion des problèmes mêmes qu’il a pour but de garder. 2 Pourquoi le ferait-il? 3 Parce que c’est un lieu où le choix parmi des illusions semble être le seul choix. 4 Et c’est toi qui contrôles les conséquences de ton choix. 5 Ainsi tu penses qu’à l’intérieur de la mince tranche qui va de la naissance à la mort, un peu de temps t’est donné à utiliser pour toi seul; un temps pendant lequel chacun est en conflit avec toi, mais tu peux choisir quelle route te fera sortir du conflit, et te mènera loin des difficultés qui ne te concernent pas. 6 Or tu es concerné. 7 Comment, donc, peux-tu en échapper en les laissant derrière toi? 8 Ce qui doit aller avec toi, tu l’emporteras, quelle que soit la route que tu choisis de suivre.

2. Un choix réel n’est pas une illusion. 2 Mais le monde n’en a pas à offrir. 3 Toutes ses routes ne mènent qu’au désappointement, au néant et à la mort. 4 Il n’y a pas de choix dans ses alternatives. 5 Ne cherche pas à échapper des problèmes ici. 6 Le monde a été fait pour que les problèmes soient sans issue. 7 Ne sois pas trompé par tous les noms différents donnés à ses routes. 8 Elles ont une seule fin. 9 Et chacune n’est que le moyen de gagner cette fin, car c’est ici que toutes ses routes mèneront, si différentes qu’elles paraissent au départ; si différentes qu’elles paraissent en chemin. 10 Leur fin est certaine, car il n’y a pas de choix parmi elles. 11 Elles mènent toutes à la mort. 12 Sur certaines, tu voyages gaiement pendant un moment, avant que n’entre la désolation. 13 Sur d’autres, les épines se font sentir immédiatement. 14 Le choix n’est pas quelle sera la fin, mais quand elle viendra.

3. Il n’y a pas de choix là où chaque fin est certaine. 2 Peut-être préférerais-tu les essayer toutes avant d’apprendre réellement qu’elles ne font qu’un. 3 Les routes que ce monde peut offrir semblent être en très grand nombre, mais le temps doit venir où chacun commence à voir combien elles se ressemblent les unes les autres. 4 Des hommes sont morts en voyant cela, parce qu’ils ne voyaient pas d’autre voie que les chemins que le monde offrait. 5 Et en apprenant qu’ils ne menaient nulle part, ils ont perdu espoir. 6 C’était pourtant le moment où ils auraient pu apprendre leur plus grande leçon. 7 Tous doivent atteindre ce point, puis aller au-delà. 8 Il est certes vrai qu’il n’y a pas du tout de choix en ce monde. 9 Mais ce n’est pas la leçon en soi. 10 La leçon a un but, et par là tu en viens à comprendre à quoi elle sert.

4. Pourquoi chercherais-tu à essayer une autre route, une autre personne ou un autre lieu, quand tu as appris comment commence la leçon, mais sans percevoir encore à quoi elle sert? 2 Son but est la réponse à la quête que doivent entreprendre tous ceux qui croient encore qu’il y a une autre réponse à trouver. 3 Apprends maintenant, sans désespoir, qu’il n’y a pas d’espoir de réponse dans le monde. 4 Mais ne juge pas la leçon qui ne fait que commencer par cela. 5 Ne cherche pas dans le monde un autre panneau qui semble indiquer encore une autre route. 6 Ne cherche plus d’espoir là où il n’y en a pas. 7 Apprends vite maintenant, et comprends que tu ne fais que perdre du temps à moins que tu n’ailles au-delà de ce que tu as appris vers ce qu’il te reste à apprendre. 8 Car de ce point le plus bas l’apprentissage te mènera jusqu’à des sommets de bonheur, dans lesquels tu vois le but de la leçon resplendissant, et parfaitement dans les limites de ta capacité d’apprendre.

5. Qui serait désireux d’être détourné de toutes les routes du monde, à moins qu’il n’en comprenne la réelle futilité? 2 N’est-il pas nécessaire qu’il commence par là, pour chercher plutôt une autre voie? 3 Car tant qu’il voit un choix où il n’y en a pas, quel pouvoir de décision peut-il utiliser? 4 La grande libération de pouvoir doit commencer en apprenant où il peut réellement être utilisé. 5 Or quelle décision a du pouvoir si elle est appliquée à des situations qui n’offrent pas de choix?

6. Apprendre que le monde peut offrir un seul choix, quelle que soit la forme qu’il prend, c’est commencer à accepter qu’il y a une réelle alternative. 2 Lutter contre cette étape, c’est aller à l’encontre du but que tu as ici. 3 Tu n’es pas venu pour apprendre à trouver une route que le monde ne contient pas. 4 La quête de chemins différents dans le monde n’est que la quête de différentes formes de vérité. 5 Et cela empêcherait la vérité d’être atteinte.

7. Ne pense pas que le bonheur se puisse jamais trouver en suivant une route qui s’en éloigne. 2 Cela n’a aucun sens, et ce ne peut pas être la bonne voie. 3 À toi qui sembles trouver ce cours trop difficile à apprendre, laisse-moi répéter que pour atteindre un but tu dois aller en sa direction et non en t’en éloignant. 4 Et chaque route qui mène dans l’autre sens ne fait pas avancer dans la découverte du but. 5 Si cela est difficile à comprendre, alors ce cours est impossible à apprendre. 6 Mais alors seulement. 7 Car autrement, c’est le simple enseignement de l’évidence.

8. Il y a un choix que tu as le pouvoir de faire quand tu as vu les alternatives réelles. 2 Jusqu’à ce que ce point soit atteint, tu n’as pas le choix, et tu ne peux que décider comment tu pourrais faire le meilleur choix pour te tromper toi-même à nouveau. 3 Ce cours ne tente pas d’enseigner davantage que cela : le pouvoir de décision ne peut pas consister à choisir différentes formes de ce qui est toujours une même illusion et une même erreur. 4 Tous les choix du monde dépendent de ceci : tu choisis entre ton frère et toi, et tu gagneras autant qu’il perdra; et ce que tu perds est ce qui lui est donné. 5 Comme cela est entièrement opposé à la vérité, alors que tout le but de la leçon est d’enseigner que ce que ton frère perd, tu l’as perdu; et que ce qu’il gagne est ce qui t’est donné.

9. Il n’a pas quitté Ses Pensées ! 2 Mais tu as oublié Sa Présence et tu ne t’es pas souvenu de Son Amour. 3 Il n’y a pas de chemin dans le monde qui puisse mener à Lui, ni de but mondain qui puisse être un avec le Sien. 4 Quelle route dans le monde entier mènera vers l’intérieur, quand chaque route a été faite pour séparer le voyage du but qu’il doit avoir à moins de n’être que futile errance? 5 Toutes les routes qui éloignent de ce que tu es te mèneront à la confusion et au désespoir. 6 Or jamais Il n’a laissé Ses Pensées à la mort, sans leur Source à jamais en elles-mêmes.

10. Il n’a pas quitté Ses Pensées ! 2 Il ne pouvait pas plus en partir qu’elles-mêmes ne pouvaient Le forclore. 3 En union avec Lui, elles demeurent, et dans Leur Unité les Deux sont gardés complets. 4 Il n’y a pas de route qui t’éloigne de Lui. 5 Un voyage hors de toi n’existe pas. 6 Comme il est sot et insane de penser qu’il puisse y avoir une route avec un tel but ! 7 Où pourrait-elle aller? 8 Et comment pourrais-tu être amené à y voyager, marchant là sans être uni à ta propre réalité?

11. Pardonne-toi ta folie, et oublie tous les voyages insensés et tous les buts sans but. 2 Ils n’ont pas de signification. 3 Tu ne peux pas échapper de ce que tu es. 4 Car Dieu est miséricordieux, et Il n’a pas laissé Son Fils L’abandonner. 5 Sois reconnaissant de ce qu’il est, car en cela est ton évasion hors de la folie et de la mort. 6 Tu ne peux être trouvé nulle part ailleurs que là où Il est. 7 Il n’y a pas de chemin qui ne mène à Lui.

UCEM – TEXTE – Chapitre 31. La vision finale ~ III. Ceux qui s’ accusent eux-mêmes (T-31.III.)

In 31. ~ LA VISION FINALE, 31.III ~ Ceux qui s'accusent eux-mêmes, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 8 novembre 2008 at 15:53

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Chapitre 31

LA VISION FINALE

III. Ceux qui s’accusent eux-mêmes

1. Seuls ceux qui s’accusent eux-mêmes condamnent. 2 Alors que tu te prépares à faire un choix qui aura des résultats différents, il y a d’abord une chose qui doit être sur-apprise. 3 Cela doit devenir une réponse habituelle si typique de tout ce que tu fais que ce sera ta première réponse à toute tentation et à toute situation qui survient. 4 Apprends ceci, et apprends-le bien, car c’est ici que le retard du bonheur est réduit d’un laps de temps dont tu ne peux pas te rendre compte. 5 Tu ne hais jamais ton frère pour ses péchés, mais seulement pour les tiens. 6 Quelque forme que ses péchés paraissent prendre, elle ne fait qu’obscurcir le fait que tu crois qu’ils sont les tiens, et qu’ils méritent donc une «juste» attaque.

2. Pourquoi ses péchés devraient-ils être des péchés, si tu ne croyais pas qu’ils ne pourraient pas être pardonnés en toi? 2 Pourquoi seraient-ils réels en lui, si tu ne croyais pas qu’ils sont ta réalité? 3 Et pourquoi les attaques-tu partout, si ce n’est que tu te hais toi-même? 4 Es-tu, toi, un péché? 5 Tu réponds «oui» chaque fois que tu attaques, car en attaquant tu affirmes que tu es coupable et dois donner ce que tu mérites. 6 Et que peux-tu mériter, sinon ce que tu es? 7 Si tu ne croyais pas que tu mérites l’attaque, jamais il ne te viendrait à l’esprit de donner l’attaque à qui que ce soit. 8 Pourquoi le ferais-tu? 9 Qu’y gagnerais-tu? 10 Que pourrait-il en résulter que tu voudrais? 11 Et comment le meurtre pourrait il t’apporter un bénéfice?

3. Les péchés sont dans les corps. 2 Ils ne sont pas perçus dans les esprits. 3 Ils ne sont pas vus comme des buts, mais comme des actes. 4 Les corps agissent, les esprits non. 5 Par conséquent, le corps doit être en faute pour ce qu’il fait. 6 Il n’est pas vu comme une chose passive, qui obéit à tes commandements et ne fait rien du tout de lui-même. 7 Si tu es péché, tu es un corps, car l’esprit n’agit point. 8 Et le but doit être dans le corps, et non dans l’esprit. 9 Le corps doit agir par lui-même, et se motiver lui-même. 10 Si tu es péché, tu enfermes l’esprit au-dedans du corps, et tu donnes son but à sa prison, qui agit à sa place. 11 Un geôlier ne suit pas les ordres, mais il les fait respecter par le prisonnier.

4. Or c’est le corps qui est prisonnier, et non l’esprit. 2 Le corps n’a pas de pensées. 3 Il n’a pas le pouvoir d’apprendre, ni de pardonner, ni d’asservir. 4 Il ne donne pas d’ordres auxquels l’esprit ait besoin de se plier, ni ne fixe de conditions auxquelles il doive obéir. 5 Il ne garde en prison qu’un esprit désireux d’y demeurer. 6 Il tombe malade sur l’ordre de l’esprit qui voudrait devenir son prisonnier. 7 Puis il vieillit et meurt, parce que cet esprit est malade en lui-même. 8 Apprendre est la seule chose qui cause un changement. 9 Ainsi le corps, où nul apprentissage ne peut se produire, ne pourrait jamais changer, à moins que l’esprit préfère que le corps change son apparence, pour convenir au but donné par l’esprit. 10 Car l’esprit peut apprendre, et là se fait tout changement.

5. L’esprit qui pense être un péché n’a qu’un but : que le corps soit la source du péché, pour le détenir dans la prison qu’il a choisie, qu’il garde et qui le tient aux abois, prisonnier endormi des chiens féroces de la haine et du mal, de la maladie et de l’attaque; de la douleur et de l’âge, du chagrin et de la souffrance. 2 Ici sont préservées les pensées de sacrifice, car ici règne la culpabilité, qui ordonne que le monde soit comme elle-même; un lieu où rien ne peut trouver miséricorde ni survivre aux ravages de la peur, sauf dans le meurtre et dans la mort. 3 Car ici tu es fait péché, et le péché ne peut pas supporter les joyeux et les libres, car ce sont des ennemis que le péché doit tuer. 4 Dans la mort le péché est préservé, et ceux qui pensent être eux-mêmes péché doivent mourir pour ce qu’ils pensent être.

6. Réjouissons-nous de ce que tu verras ce que tu crois, et qu’il t’ait été donné de changer ce que tu crois. 2 Le corps ne fera que suivre. 3 Il ne peut jamais te mener là où tu ne voudrais pas être. 4 Il ne garde pas ton sommeil, et il n’interfère pas avec ton réveil. 5 Délivre ton corps de l’emprisonnement, et tu ne verras personne comme prisonnier de ce dont tu t’es échappé. 6 Tu ne voudras pas garder dans la culpabilité tes ennemis choisis, ni garder enchaînés à l’illusion d’un amour changeant ceux que tu penses amis.

7. Les innocents délivrent en reconnaissance de leur délivrance. 2 Et ce qu’ils voient soutient leur délivrance de l’emprisonnement et de la mort. 3 Ouvre ton esprit au changement, et ni ton frère ni toi n’aurez d’anciennes peines à purger. 4 Car Dieu a dit qu’il n’y a pas de sacrifice qui se puisse demander; il n’y a pas de sacrifice qui se puisse faire.

UCEM – TEXTE – Chapitre 31. La vision finale ~ II. Aller vers le Christ (T-31.II.)

In 31. ~ LA VISION FINALE, 31.II ~ Aller vers le Christ, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 7 novembre 2008 at 21:56

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Chapitre 31

LA VISION FINALE

II. Aller avec le Christ

1. Une ancienne leçon n’est pas surmontée en opposant le nouveau et l’ancien. 2 Elle n’est pas vaincue afin que la vérité soit connue, ni combattue pour succomber à l’attrait de la vérité. 3 Il n’y a pas de bataille qui doive être préparée; pas de temps à y consacrer; pas de plans qui aient besoin d’être dressés pour amener le nouveau. 4 Il y a une ancienne bataille qui est livrée contre la vérité, mais la vérité ne répond pas. 5 Qui pourrait être blessé dans une telle guerre, à moins qu’il ne se blesse lui-même? 6 Il n’a pas d’ennemi en vérité. 7 Et peut-il être assailli par des rêves?

2. Revoyons encore une fois ce qui semble se dresser entre toi et la vérité de ce que tu es. 2 Car il y a des étapes dans son renoncement. 3 La première est une décision que tu prends. 4 Mais par après, la vérité t’est donnée. 5 Tu voudrais établir la vérité. 6 Et par ton souhait, tu fixes deux choix possibles, chaque fois que tu penses devoir décider quoi que ce soit. 7 Ni l’un ni l’autre n’est vrai. 8 Pas plus qu’ils ne sont différents. 9 Or nous devons les voir tous les deux, avant que tu ne puisses regarder plus loin vers la seule alternative qui est un choix différent. 10 Mais pas dans les rêves que tu as faits, afin que cela te soit obscurci.

3. Le choix qui s’offre à toi n’est pas un choix et ne fait que donner l’illusion d’être libre, car il aura le même résultat dans les deux cas. 2 Ainsi ce n’est pas du tout un choix. 3 Le meneur et le suiveur émergent comme des rôles séparés, chacun semblant posséder des avantages que tu ne voudrais pas perdre. 4 Ainsi dans leur fusion il paraît y avoir un espoir de satisfaction et de paix. 5 Tu te vois toi-même divisé en ces deux rôles, à jamais déchiré entre les deux. 6 Et chaque ami ou ennemi devient un moyen pour t’aider à te sauver de cela.

4. Peut-être appelles-tu cela de l’amour. 2 Peut-être penses-tu que c’est un meurtre enfin justifié. 3 Tu hais celui à qui tu as donné le rôle de meneur quand tu voudrais toi-même l’avoir; et tu hais tout autant qu’il ne l’assume pas dans les moments où tu veux laisser le suiveur en toi se lever, et abandonner le rôle de meneur. 4 C’est pour cela que tu as fait ton frère; et tu as appris à penser que tel était son but. 5 À moins de le servir, il n’a pas accompli la fonction que tu lui avais donnée. 6 Et ainsi mérite-t-il la mort, parce qu’il n’a pas de but et pas d’utilité pour toi.

5. Et qu’en est-il de lui? 2 Que veut-il de toi? 3 Que pourrait-il vouloir, si ce n’est ce que tu veux de lui? 4 En cela est la vie aussi facilement que la mort, car ce que tu choisis, tu le choisis tout autant pour lui. 5 Tu lui lances deux appels, comme lui vers toi. 6 Entre ces deux-là est le choix, parce qu’ils ont des résultats différents. 7 Qu’il soit meneur ou suiveur pour toi, cela n’importe pas, car tu as choisi la mort. 8 Mais s’il appelle à la mort ou s’il appelle à la vie, à la haine ou au pardon et à l’aide, cela n’a pas le même résultat. 9 Entends l’un, et tu es séparé de lui et perdu. 10 Mais entends l’autre, et tu te joins à lui, et dans ta réponse se trouve le salut. 11 La voix que tu entends en lui n’est que la tienne. 12 Que te demande-t-il? 13 Écoute bien ! 14 Car il demande ce qui te viendra, parce que tu vois une image de toi-même et tu entends ta voix demandant ce que tu veux.

6. Avant de répondre, arrête-toi pour penser à ceci :

2 La réponse que je donne à mon frère, c’est ce que je demande.

3 Et ce que j’apprends de lui, c’est ce que j’apprends sur moi-même.

4 Puis arrêtons-nous un instant et soyons calmes, en oubliant tout ce que nous pensions avoir entendu; en nous rappelant combien nous ne connaissons pas. 5 Ce frère ne nous mène pas et ne nous suit pas, mais il marche à nos côtés sur la même route. 6 Il est comme nous, aussi proche ou aussi loin de ce que nous voulons que nous le lui permettons. 7 Nous ne gagnons rien qu’il ne gagne avec nous, et nous régressons s’il n’avance pas. 8 Ne prends pas sa main en colère mais en amour, car c’est à son progrès que tu mesures le tien. 9 Et nous allons séparément sur le chemin à moins que tu ne le gardes en sécurité à tes côtés.

7. Parce qu’il est ton égal en l’Amour de Dieu, tu seras sauvé de toutes les apparences et tu répondras au Christ Qui t’appelle. 2 Sois calme et écoute. 3 Ne pense pas d’anciennes pensées. 4 Oublie les lugubres leçons que tu as apprises au sujet de ce Fils de Dieu qui t’appelle. 5 Le Christ appelle chacun avec une égale tendresse, ne voyant ni meneurs ni suiveurs, et entendant une seule réponse pour eux tous. 6 Parce qu’il entend une seule Voix, Il ne peut entendre une réponse différente de celle qu’il a donnée quand Dieu L’a désigné comme Son seul Fils.

8. Sois très calme un instant. 2 Viens sans aucune pensée de ce que tu as jamais appris, et mets de côté toutes les images que tu as faites. 3 Le vieux s’écroulera devant le nouveau, sans opposition ni intention de ta part. 4 Il n’y aura pas d’attaque contre les choses que tu pensais précieuses et ayant besoin de soin. 5 Il n’y aura pas d’assaut contre ton souhait d’entendre un appel qui n’a jamais été fait. 6 Rien ne te blessera en ce saint lieu où tu viens pour écouter en silence et apprendre la vérité de ce que tu veux réellement. 7 Il ne te sera pas demandé d’apprendre plus que cela. 8 Mais en l’entendant tu comprendras que tu as seulement besoin d’en repartir sans les pensées que tu ne voulais pas, et qui n’ont jamais été vraies.

9. Pardonne à ton frère toutes les apparences, qui ne sont que d’anciennes leçons que tu t’es enseignées sur la peccabilité en toi. 2 Entends seulement son appel à la miséricorde et à la délivrance de toutes les images effrayantes qu’il tient de ce qu’il est et de ce que tu dois être. 3 Il a peur de marcher avec toi, et il pense que peut-être un peu en arrière, ou un peu en avant, serait un endroit plus sûr pour lui. 4 Peux-tu progresser si tu penses de même, en avançant seulement quand il recule, et en tirant de l’arrière quand il va de l’avant? 5 Car ainsi tu oublies le but du voyage, qui n’est que de décider de marcher avec lui, de sorte que nul ne mène ni ne suit. 6 Ainsi c’est une voie dans laquelle vous allez ensemble, et non seuls. 7 Et par ce choix le résultat de l’apprentissage est changé, car le Christ est né à nouveau pour vous deux.

10. Un instant passé sans tes vieilles idées sur ton grand compagnon, qui il est et ce qu’il devrait demander, suffira pour laisser cela arriver. 2 Et tu percevras que son but est le même que le tien. 3 Il demande ce que tu veux et il a le même besoin que toi. 4 Cela prend, peut-être, une forme différente en lui, mais ce n’est pas à la forme que tu réponds. 5 Il demande et tu reçois, car tu es venu avec un seul but : apprendre que tu aimes ton frère d’un amour fraternel. 6 Et en tant que frère, son Père doit être le même que le tien, puisqu’il est comme toi en vérité.

11. Ensemble, votre héritage conjoint revient en mémoire et est accepté par vous deux. 2 Seuls, il est nié à tous les deux. 3 N’est-il pas clair que tant que tu insistes encore pour mener ou pour suivre, tu penses que tu marches seul, sans personne à tes côtés? 4 Voilà une route qui ne mène nulle part, car la lumière ne peut t’être donnée tant que tu marches seul; et ainsi tu ne peux pas voir où tu vas. 5 Ainsi règnent la confusion et un sentiment de doute infini, tandis que tu vas et viens en titubant dans les ténèbres et seul. 6 Or ce ne sont là que des apparences de ce qu’est le voyage, et de la façon dont il doit être fait. 7 Car à tes côtés se trouve Celui Qui tient la lumière devant toi, de sorte que chaque pas est fait avec certitude et sûreté de la route. 8 Un bandeau sur les yeux peut certes t’obscurcir la vue, mais il ne peut pas faire que la route même s’assombrisse. 9 Et Celui Qui voyage avec toi a la lumière.

UCEM – TEXTE – Chapitre 31. La vision finale ~ I. La simplicité du salut (T-31.I.)

In 31. ~ LA VISION FINALE, 31.I ~ La simplicité du salut, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 6 novembre 2008 at 14:46

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Chapitre 31

LA VISION FINALE

I. La simplicité du salut

1. Comme le salut est simple ! 2 Tout ce qu’il dit, c’est que ce qui n’a jamais été vrai n’est pas vrai maintenant et ne le sera jamais. 3 L’impossible ne s’est pas produit et ne peut pas avoir d’effets. 4 Et c’est tout. 5 Cela peut-il être dur à apprendre pour quiconque veut que ce soit vrai? 6 Seul l’indésir de l’apprendre pourrait rendre difficile une leçon si facile. 7 Est-ce si dur de voir que ce qui est faux ne peut être vrai, et que ce qui est vrai ne peut être faux? 8 Tu ne peux plus dire que tu ne perçois pas de différences entre faux et vrai. 9 Il t’a été dit exactement comment les distinguer l’un de l’autre, et quoi faire au juste en cas de confusion. 10 Pourquoi donc persistes-tu à ne pas apprendre de si simples choses?

2. Il y a une raison. 2 Mais ne la confonds pas avec une difficulté dans les choses simples que le salut te demande d’apprendre. 3 Il n’enseigne que le très évident. 4 Il va simplement d’une leçon apparente à la suivante, par petites étapes faciles qui te conduisent doucement de l’une à l’autre, sans aucun effort. 5 Cela ne peut pas prêter à confusion, et pourtant la confusion règne en toi. 6 Car tu crois en quelque sorte qu’il est plus facile d’apprendre et de comprendre ce qui est totalement confus. 7 Ce que tu t’es enseigné toi-même représente un tel exploit d’apprentissage que c’est certes incroyable. 8 Mais tu l’as accompli parce que tu le voulais, et tu n’as pas relâché ta diligence pour le juger difficile à apprendre ou trop complexe à saisir.

3. Nul qui comprend ce que tu as appris, tout le soin que tu as mis à l’apprendre, et la peine que tu t’es donnée pour appliquer et répéter sans fin les leçons, sous toutes les formes où tu pouvais les concevoir, ne pourrait jamais douter du pouvoir de ton aptitude à apprendre. 2 Il n’y a pas au monde de plus grand pouvoir. 3 C’est par lui que le monde a été fait, qui encore maintenant ne dépend de rien d’autre. 4 Les leçons que tu t’es enseignées ont été tellement sur-apprises et fixées qu’elles montent comme de lourds rideaux pour obscurcir le simple et l’évident. 5 Ne dis pas que tu ne peux pas les apprendre. 6 Car ton pouvoir d’apprendre est assez fort pour t’enseigner que ta volonté n’est pas la tienne, que tes pensées ne t’appartiennent pas, et même que tu es quelqu’un d’autre.

4. Qui pourrait maintenir que de telles leçons sont faciles? 2 Or tu as appris plus que cela. 3 Tu as continué, entreprenant chaque étape, aussi difficile soit-elle, sans te plaindre, jusqu’à ce qu’un monde ait été bâti qui te convenait. 4 Et chaque leçon qui compose le monde découle du premier accomplissement de l’apprentissage : une énormité si grande que la Voix du Saint-Esprit semble n’être qu’un murmure, doux et léger, devant son immensité. 5 Le monde a commencé par une seule étrange leçon, assez puissante pour rendre Dieu oublié, et Son Fils à lui-même étranger, exilé de la demeure où Dieu Lui-même l’a établi. 6 Toi qui t’es enseigné que le Fils de Dieu est coupable, ne dis pas que tu ne peux pas apprendre les simples choses que le salut t’enseigne !

5. Apprendre est une aptitude que tu as faite et t’es donnée toi-même. 2 Elle n’a pas été faite pour accomplir la Volonté de Dieu, mais pour soutenir le souhait qu’on puisse s’y opposer, et qu’une volonté à part d’elle soit encore plus réelle qu’elle. 3 Et c’est cela que ton apprentissage a cherché à démontrer, et tu as appris ce qu’il a été fait pour enseigner. 4 Et maintenant ton ancien sur-apprentissage se dresse implacablement devant la Voix de la vérité, et t’enseigne que Ses leçons ne sont pas vraies; trop dures à apprendre, trop difficiles à voir, trop opposées à ce qui est réellement vrai. 5 Or tu les apprendras, car les apprendre est le seul but que le Saint-Esprit voit dans le monde entier pour ton aptitude à apprendre. 6 Ses simples leçons de pardon ont un pouvoir plus considérable que les tiennes, parce qu’elles t’appellent de Dieu et de ton Soi.

6. Est-ce une petite Voix, un murmure si doux et si léger qu’Elle ne peut S’élever au-dessus du bruit insensé des sons qui ne signifient rien? 2 Dieu n’a pas voulu que Son Fils L’oubliât. 3 Et la puissance de Sa Volonté est dans la Voix qui parle pour Lui. 4 Quelle leçon apprendras-tu? 5 Quel résultat est inévitable, aussi sûr que Dieu, et bien au-delà de tout doute et questionnement? 6 Se peut-il que ton petit apprentissage, à l’étrange résultat et d’une incroyable difficulté, résiste aux simples leçons qui te sont enseignées à chaque instant de chaque jour, depuis que le temps a commencé et que l’apprentissage a été fait?

7. De leçons à apprendre, il n’y en a que deux. 2 Chacune a son résultat dans un monde différent. 3 Et chaque monde s’ensuit sûrement de sa source. 4 Le résultat certain de la leçon que le Fils de Dieu est coupable est le monde que tu vois. 5 C’est un monde de terreur et de désespoir. 6 Il n’y a pas non plus d’espoir de bonheur en lui. 7 Il n’y a pas de plan que tu puisses faire pour ta sécurité qui jamais ne réussira. 8 Il n’y a pas de joie que tu puisses chercher ici et espérer trouver. 9 Or cela n’est pas le seul résultat que ton apprentissage peut produire. 10 Peu importe à quel point tu peux avoir sur-appris la tâche que tu as choisie, la leçon qui reflète l’Amour de Dieu est encore plus forte. 11 Tu apprendras que le Fils de Dieu est innocent et verras un autre monde.

8. Le résultat de la leçon que le Fils de Dieu est non coupable est un monde dans lequel il n’y a pas de peur, où tout est éclairé d’espoir et scintille d’une douce amabilité. 2 Il n’est rien qui ne t’appelle avec tendresse pour être ton ami, et que tu le laisses se joindre à toi. 3 Et jamais un appel ne reste inentendu, incompris, ou n’est laissé sans recevoir une réponse dans la langue même où l’appel a été fait. 4 Et tu comprendras que c’était cet appel que chacun et chaque chose au monde a toujours fait; mais tu ne l’avais pas perçu tel qu’il était. 5 Et maintenant tu vois que tu faisais erreur. 6 Tu étais trompé par les formes dans lesquelles l’appel était caché. 7 Et ainsi tu ne l’avais pas entendu, et tu avais perdu un ami qui avait toujours voulu faire partie de toi. 8 Ce tendre appel éternel de chaque partie de la création de Dieu vers le tout, est entendu de par le monde qu’apporte cette deuxième leçon.

9. Il n’est pas une chose vivante qui ne partage la Volonté universelle d’être entière, et que tu ne laisses pas son appel inentendu. 2 Sans ta réponse, elle est abandonnée à la mort, comme elle est sauvée de la mort quand tu as entendu son appel comme étant l’ancien appel à la vie, et compris que ce n’est que le tien. 3 Le Christ en toi Se souvient de Dieu avec autant de certitude qu’il connaît Son Amour. 4 Mais c’est seulement si Son Fils est innocent qu’il peut être Amour. 5 Car Dieu serait certes peur si celui qu’il a créé innocent pouvait être l’esclave de la culpabilité. 6 Le Fils parfait de Dieu se souvient de sa création. 7 Mais dans la culpabilité il a oublié ce qu’il est réellement.

10. De même que la peur de Dieu est le résultat certain de la leçon que Son Fils est coupable, de même il doit se souvenir de l’Amour de Dieu quand il apprend son innocence. 2 Car la haine doit engendrer la peur, et regarder son père comme elle-même. 3 Comme tu fais erreur, toi qui manques d’entendre l’appel qui fait écho à chaque semblant d’appel à la mort, qui chante derrière chaque attaque meurtrière et plaide pour que l’amour rétablisse ce monde mourant. 4 Tu ne comprends pas Qui t’appelle derrière chaque forme de haine, chaque appel à la guerre. 5 Or tu Le reconnaîtras en Lui répondant dans la langue où Il appelle. 6 Il apparaîtra quand tu Lui auras répondu, et tu connaîtras en Lui que Dieu est Amour.

11. Qu’est-ce que la tentation, sinon le souhait de prendre la mauvaise décision quant à ce que tu voudrais apprendre, et d’avoir un résultat que tu ne veux pas? 2 C’est la re-connaissance du fait que c’est un état d’esprit non désiré qui devient le moyen par lequel le choix est réexaminé; un autre résultat est vu comme préféré. 3 Tu es trompé si tu crois que tu veux le désastre, la désunion et la douleur. 4 N’entends pas l’appel à cela au-dedans de toi. 5 Mais écoute, plutôt, l’appel plus profond au-delà de celui-là, qui invite à la paix et à la joie. 6 Et le monde entier te donnera la joie et la paix. 7 Car de même que tu entends, tu réponds. 8 Et voilà ! 9 Ta réponse est la preuve de ce que tu as appris. 10 Son résultat est le monde que tu vois.

12. Soyons calmes un instant et oublions toutes les choses que nous avons jamais apprises, toutes les pensées que nous avons eues, chaque préconception que nous avons sur ce que les choses signifient et ce qu’est leur but. 2 Ne nous souvenons pas de nos propres idées sur ce à quoi sert le monde. 3 Nous ne le savons pas. 4 Puisse chaque image que nous avons d’autrui être relâchée de nos esprits et balayée.

13. Sois innocent de jugement, inconscient de toute pensée de mal ou de bien qui t’a jamais traversé l’esprit à propos de quiconque. 2 Maintenant tu ne le connais pas. 3 Mais tu es libre d’apprendre qui il est, et de le connaître à nouveau. 4 Maintenant il est né à nouveau pour toi, comme tu es né à nouveau pour lui, sans le passé qui le condamnait à mourir, et toi avec lui. 5 Maintenant il est libre de vivre comme tu es libre, parce qu’un ancien apprentissage s’en est allé, laissant une place pour que la vérité puisse renaître.

UCEM – TEXTE- Chapitre 30. Le Nouveau commencement ~ VIII. L’inchangeable réalité (T-30.VIII.)

In 30. ~ LE NOUVEAU COMMENCEMENT, 30.VIII ~ L'inchangeable réalité, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 3 novembre 2008 at 16:07

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Chapitre 30

LE NOUVEAU COMMENCEMENT

VIII. L’inchangeable réalité

1. Les apparences trompent, mais elles peuvent être changées. 2 La réalité est inchangeable. 3 Elle ne trompe pas du tout, et si tu manques de voir au-delà des apparences, tu es trompé. 4 Car tout ce que tu vois changera; et pourtant tu le pensais réel auparavant, et maintenant tu le penses réel à nouveau. 5 La réalité est ainsi réduite à la forme, et capable de changement. 6 La réalité est inchangeable. 7 C’est cela qui la rend réelle et la garde séparée de toutes les apparences. 8 Elle doit transcender toute forme pour être elle-même. 9 Elle ne peut changer.

2. Le miracle est le moyen de démontrer que toutes les apparences peuvent changer parce que ce sont des apparences, et qu’elles ne peuvent avoir l’inchangeabilité que la réalité entraîne. 2 Le miracle atteste que tu es sauvé des apparences en montrant qu’elles peuvent changer. 3 Il y a en ton frère une inchangeabilité qui est au-delà à la fois de l’apparence et de la tromperie. 4 Elle est obscurcie par les vues changeantes de lui que tu perçois comme étant sa réalité. 5 Le rêve heureux à son sujet prend la forme de l’apparence d’une parfaite santé, d’une parfaite délivrance de toutes les formes de manque, et d’être à l’abri des désastres de toutes sortes. 6 Le miracle est la preuve qu’il n’est lié par aucune forme de perte ou de souffrance, parce qu’elles peuvent si facilement être changées. 7 Cela démontre qu’elles n’ont jamais été réelles et qu’elles ne pouvaient pas provenir de sa réalité. 8 Car celle-ci est inchangeable et n’a pas d’effets qui puissent être altérés par quoi que ce soit au Ciel ou sur la terre. 9 Mais l’irréalité des apparences est démontrée parce qu’elles changent.

3. Qu’est-ce que la tentation, sinon un souhait de rendre les illusions réelles? 2 Ce ne semble pas être le souhait qu’aucune réalité ne soit. 3 Or c’est l’assertion que certaines formes d’idoles ont un puissant attrait et qu’il est donc plus difficile de résister à celles-là qu’à celles que tu ne voudrais pas réelles. 4 La tentation, donc, n’est rien de plus que ceci : une prière pour que le miracle ne touche pas certains rêves, mais qu’il garde leur irréalité obscurcie et leur donne plutôt réalité. 5 Et le Ciel ne donne pas réponse à la prière, pas plus qu’un miracle ne peut t’être donné pour guérir les apparences qui ne te plaisent pas. 6 Tu as établi des limites. 7 Ce que tu demandes t’est donné, mais point de Dieu Qui ne connaît pas de limites. 8 Tu t’es limité toi-même.

4. La réalité est inchangeable. 2 Les miracles ne font que montrer que ce que tu as interposé entre la réalité et ta conscience est irréel, et n’interfère pas du tout. 3 Le coût de la croyance qu’il doit y avoir certaines apparences qui sont sans espoir de changement, est que le miracle ne peut pas venir de toi avec constance. 4 Car tu as demandé qu’il soit privé du pouvoir de guérir tous les rêves. 5 Il n’est pas de miracle que tu ne puisses avoir quand tu désires la guérison. 6 Mais il n’est pas de miracle qui puisse t’être donné à moins que tu ne le veuilles. 7 Choisis ce que tu voudrais guérir, et à Celui Qui donne tous les miracles la liberté n’a pas été donnée d’accorder Ses dons au Fils de Dieu. Lorsqu’il est tenté, il nie la réalité. 8 Et il devient l’esclave volontaire de ce qu’il a choisi à la place.

5. Parce que la réalité est inchangeable, un miracle est déjà là pour guérir toutes choses qui changent et te les offrir à voir sous une forme heureuse, dépourvue de peur. 2 Il te sera donné de regarder ton frère ainsi. 3 Mais pas tant que tu voudras qu’il en soit autrement à certains égards. 4 Car cela signifie seulement que tu ne voudrais pas qu’il soit guéri et entier. 5 Le Christ en lui est parfait. 6 Est-ce cela que tu voudrais regarder? 7 Qu’il n’y ait donc pas de rêve à son sujet que tu préférerais voir au lieu de cela. 8 Et tu verras le Christ en lui parce que tu Le laisses venir à toi. 9 Et quand Il te sera apparu, tu seras certain d’être comme Lui, car Il est l’inchangeable en ton frère et en toi.

6. C’est cela que tu verras quand tu auras décidé qu’il n’y a pas une seule apparence que tu voudrais maintenir à la place de ce que ton frère est réellement. 2 Ne laisse pas la tentation de préférer un rêve permettre à l’incertitude d’entrer ici. 3 Ne te laisse pas rendre coupable et apeuré quand tu es tenté par un rêve de ce qu’il est. 4 Mais ne lui donne pas le pouvoir de remplacer l’inchangeable en lui dans la vue que tu as de lui. 5 Il n’est pas de fausse apparence qui ne s’effacera, si tu demandes un miracle à la place. 6 Il n’est pas de douleur dont il n’est libéré, si tu voulais qu’il soit uniquement ce qu’il est. 7 Pourquoi craindrais-tu de voir le Christ en lui? 8 Tu ne fais que te contempler toi-même dans ce que tu vois. 9 Comme il est guéri, tu es rendu libre de la culpabilité, car son apparence est la tienne pour toi.

UCEM – TEXTE – Chapitre 30. Le nouveau commencement ~ VII. La nouvelle interprétation (T-30.VII.)

In 30. ~ LE NOUVEAU COMMENCEMENT, 30.VII ~ La nouvelle interprétation, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 2 novembre 2008 at 10:46

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Chapitre 30

LE NOUVEAU COMMENCEMENT

VII. La nouvelle interprétation

1. Dieu aurait-Il laissé la signification du monde à ton interprétation? 2 S’Il l’avait fait, il n’a pas de signification. 3 Car il ne se peut pas que la signification change constamment, et pourtant soit vraie. 4 Le Saint-Esprit regarde le monde comme ayant un seul but, inchangeablement établi. 5 Et aucune situation ne peut affecter son but, auquel chacune doit s’accorder. 6 Car ce n’est que si son but pouvait changer selon chaque situation que chacune donnerait matière à une interprétation qui serait différente chaque fois que tu y penses. 7 Tu ajoutes un élément dans le scénario que tu écris pour chaque minute de la journée, et tout ce qui arrive signifie maintenant quelque chose d’autre. 8 Tu enlèves un autre élément, et toute signification change en conséquence.

2. Que reflètent tes scénarios, sauf tes plans pour ce que ta journée devrait être? 2 Ainsi juges-tu désastre et succès, avancée, retraite, gain et perte. 3 Ces jugements sont tous faits conformément aux rôles que le scénario assigne. 4 Le fait qu’ils n’ont pas de signification en eux-mêmes est démontré par la facilité avec laquelle ces étiquettes changent suivant d’autres jugements, faits sur des aspects différents de l’expérience. 5 Et alors, en regardant en arrière, tu penses voir une autre signification dans ce qui s’est produit plus tôt. 6 Qu’as-tu fait réellement, sauf montrer qu’il n’y avait pas de signification? 7 Mais tu as assigné une signification à la lumière de buts changeants, toute signification variant à mesure qu’ils changent.

3. Seul un but constant peut doter les événements d’une signification stable. 2 Mais il doit accorder à tous une seule signification. 3 Si différentes significations leur sont données, ce doit être qu’ils ne reflètent que des buts différents. 4 Et c’est là toute la signification qu’ils ont. 5 Cela peut-il être la signification? 6 La signification peut-elle signifier la confusion? 7 La perception ne peut pas être en constante fluctuation tout en tenant compte d’une stabilité de la signification où que ce soit. 8 La peur est un jugement qui n’est jamais justifié. 9 Sa présence n’a pas de signification, si ce n’est pour te montrer que tu as écrit un scénario effrayant, et que tu as peur conséquemment. 10 Mais ce n’est pas parce que la chose dont tu as peur a un sens effrayant en elle-même.

4. Un but commun est le seul moyen par lequel la perception peut être stabilisée, et par lequel une seule interprétation peut être donnée au monde et à toutes les expériences ici. 2 Dans ce but partagé, un seul jugement est partagé par chacun et chaque chose que tu vois. 3 Tu n’as pas à juger, car tu as appris qu’une seule signification a été donnée à tout, et tu te réjouis de la voir partout. 4 Elle ne peut pas changer parce que tu voudrais la percevoir partout, inchangée par les circonstances. 5 Ainsi tu l’offres à tous les événements, et les laisse t’offrir la stabilité.

5. L’évasion hors du jugement réside simplement en ceci : toutes choses ont un seul but, que tu partages avec le monde entier. 2 Et rien dans le monde ne peut y être opposé, car il appartient à tout, comme il t’appartient. 3 Dans un but indivisé est la fin de toutes les idées de sacrifice, lesquelles doivent supposer un but différent pour celui qui gagne et celui qui perd. 4 Il ne saurait y avoir de pensée de sacrifice à part de cette idée. 5 Et c’est cette idée de buts différents qui fait varier la perception et changer la signification. 6 Avec un seul but unifié, cela devient impossible, car ton accord stabilise l’interprétation et la fait durer.

6. Comment la communication peut-elle réellement être établie tant que les symboles utilisés signifient différentes choses? 2 Le but du Saint-Esprit donne une seule interprétation, signifiante pour toi et pour ton frère. 3 Ainsi tu peux communiquer avec lui, et lui avec toi. 4 Avec des symboles que vous pouvez comprendre tous les deux, le sacrifice de la signification est défait. 5 Tout sacrifice entraîne la perte de ton aptitude à voir les relations entre les événements. 6 Et regardés séparément, ils n’ont pas de signification. 7 Car il n’y a pas de lumière à laquelle ils puissent être vus et compris. 8 Ils n’ont pas de but. 9 Et ce à quoi ils servent ne peut pas être vu. 10 Dans n’importe quelle pensée de perte, il n’y a pas de signification. 11 Personne ne s’est mis d’accord avec toi sur ce qu’elle signifie. 12 Elle fait partie d’un scénario distordu, qui ne peut pas être interprété avec une signification. 13 Il doit être à jamais inintelligible. 14 Cela n’est pas la communication. 15 Tes sombres rêves ne sont que les scénarios insensés et isolés que tu écris en dormant. 16 Ne cherche pas une signification en des rêves séparés. 17 Seuls les rêves de pardon peuvent être partagés. 18 Ils signifient la même chose pour vous deux.

7. N’interprète pas à partir de la solitude, car ce que tu vois ne signifie rien. 2 Ce que cela représente variera, et tu croiras que le monde est un lieu incertain où tu marches en danger et en incertitude. 3 Ce ne sont que tes interprétations qui manquent de stabilité, car elles ne s’accordent pas avec ce que tu es réellement. 4 C’est un état qui semble si dangereux que la peur doit surgir. 5 Ne continue pas ainsi, mon frère. 6 Nous avons un Interprète. 7 Et par Son usage des symboles, nous sommes joints, de sorte qu’ils signifient la même chose pour nous tous. 8 Notre langage commun nous permet de parler à tous nos frères, et de comprendre avec eux que le pardon nous a tous été donné, et qu’ainsi nous pouvons communiquer à nouveau.

UCEM – TEXTE ~ Chapitre 30. Le nouveau commencement ~ VI. La justification du pardon (T-30.VI.)

In 30. ~ LE NOUVEAU COMMENCEMENT, 30.VI ~ La justification du pardon, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 31 octobre 2008 at 10:52

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Chapitre 30

LE NOUVEAU COMMENCEMENT

VI. La justification du pardon

1. La colère n’est jamais justifiée. 2 L’attaque n’a pas de fondement. 3 C’est ici que l’évasion hors de la peur commence, et sera rendue complète. 4 Ici le monde réel est donné en échange contre les rêves de terreur. 5 Car c’est là-dessus que le pardon repose, et n’est que naturel. 6 Il ne t’est pas demandé d’offrir le pardon là où l’attaque est due et serait justifiée. 7 Car cela signifierait que tu pardonnes un péché en passant sur ce qui est réellement là. 8 Cela n’est pas le pardon. 9 Car cela supposerait qu’en répondant d’une façon qui n’est pas justifiée, ton pardon deviendra la réponse à l’attaque qui a été faite. 10 Et ainsi le pardon est inapproprié, étant accordé là où il n’est pas dû.

2. Le pardon est toujours justifié. 2 Il a un fondement sûr. 3 Tu ne pardonnes pas l’impardonnable, pas plus que tu ne passes sur une attaque réelle qui appelle une punition. 4 Le salut ne consiste pas à te demander d’avoir des réponses contre nature qui sont inappropriées à ce qui est réel. 5 Plutôt, il demande simplement que tu répondes d’une manière appropriée à ce qui n’est pas réel en ne percevant pas ce qui ne s’est pas produit. 6 Si le pardon était injustifié, il te serait demandé de sacrifier tes droits lorsque tu rends le pardon pour l’attaque. 7 Mais il t’est simplement demandé de voir le pardon comme la réaction naturelle à la détresse qui repose sur l’erreur, et ainsi appelle à l’aide. 8 Le pardon est la seule réponse saine. 9 Il empêche que tes droits soient sacrifiés.

3. Cette compréhension est le seul changement qui laisse le monde réel s’élever pour prendre la place des rêves de terreur. 2 La peur ne peut pas surgir à moins que l’attaque ne soit justifiée; et si elle avait un fondement réel, le pardon n’en aurait pas. 3 Le monde réel est atteint quand tu perçois que la base du pardon est tout à fait réelle et pleinement justifiée. 4 Tant que tu le considères comme un don injustifié, il doit soutenir la culpabilité que tu voudrais «pardonner». 5 Un pardon injustifié est attaque. 6 Et voilà tout ce que le monde peut jamais donner. 7 Il pardonne parfois aux «pécheurs », mais en restant conscient qu’ils ont péché. 8 Ainsi ils ne méritent pas le pardon qu’il donne.

4. Tel est le faux pardon que le monde emploie pour garder vivant le sentiment de péché. 2 Et en reconnaissant que Dieu est juste, il semble impossible que Son pardon puisse être réel. 3 Ainsi la peur de Dieu est le sûr résultat de voir le pardon comme immérité. 4 Nul qui se voit lui-même coupable ne peut éviter la peur de Dieu. 5 Mais il est sauvé de ce dilemme s’il peut pardonner. 6 L’esprit doit penser à son Créateur comme il se regarde lui-même. 7 Si tu peux voir que ton frère mérite le pardon, tu as appris que tu as droit au pardon autant que lui. 8 Et tu ne penseras pas non plus que Dieu te destine un jugement effrayant que ton frère ne mérite pas. 9 Car la vérité est que tu ne peux mériter ni plus ni moins que lui.

5. Le pardon reconnu comme mérité guérira. 2 Il donne au miracle la force de passer sur les illusions. 3 C’est ainsi que tu apprends que tu dois aussi être pardonné. 4 Il ne peut y avoir d’apparence sur laquelle il ne puisse passer. 5 Car s’il y en avait, il serait d’abord nécessaire qu’il y ait quelque péché qui soit au-delà du pardon. 6 Il y aurait une erreur qui serait plus qu’une faute; une forme particulière d’erreur qui resterait inchangeable, éternelle, incorrigible et inéluctable. 7 Il y aurait une erreur qui avait le pouvoir de défaire la création, et de faire un monde qui pouvait la remplacer et détruire la Volonté de Dieu. 8 Si cela était possible, alors seulement il pourrait y avoir quelques apparences qui pourraient résister au miracle, et ne pas être guéries par lui.

6. Il n’y a pas de preuve plus sûre que l’idolâtrie est ce que tu souhaites que la croyance qu’il y a certaines formes de maladie et d’absence de joie que le pardon ne peut guérir. 2 Cela signifie que tu préfères garder certaines idoles, et que tu n’es pas encore prêt à lâcher prise de toutes les idoles. 3 Ainsi tu penses que certaines apparences sont réelles et ne sont pas du tout des apparences. 4 Ne te trompe pas sur la signification d’une fixe croyance voulant qu’il soit plus difficile de regarder passé certaines apparences que d’autres. 5 Cela signifie toujours que tu penses que le pardon doit être limité. 6 Et tu t’es donné comme but un pardon partiel et une évasion limitée hors de la culpabilité. 7 Qu’est-ce que cela peut être, sauf un faux pardon de toi-même, et de chacun de ceux qui semblent être à part de toi?

7. Il doit être vrai que le miracle peut guérir toutes formes de maladie, ou il ne peut pas guérir. 2 Son but ne peut pas être de juger quelles formes sont réelles, et quelles apparences sont vraies. 3 Si une apparence doit rester à part de la guérison, une illusion doit être à part de la vérité. 4 Et tu ne pourrais pas échapper à toute la culpabilité, mais seulement à une partie. 5 Tu dois pardonner au Fils de Dieu entièrement. 6 Ou tu garderas une image de toi qui n’est pas entière, et tu continueras à avoir peur de regarder au-dedans et de trouver là ton évasion de chaque idole. 7 Le salut repose sur la foi en ce qu’il ne peut y avoir certaines formes de culpabilité que tu ne peux pardonner. 8 Ainsi il ne peut y avoir d’apparences qui aient remplacé la vérité au sujet du Fils de Dieu.

8. Regarde ton frère avec le désir de le voir tel qu’il est. 2 Et ne garde aucune partie de lui en dehors de ton désir qu’il soit guéri. 3 Guérir, c’est rendre entier. 4 Or ce qui est entier ne peut avoir de parties manquantes qui ont été gardées en dehors. 5 Le pardon dépend de reconnaître cela, et de se réjouir qu’il ne puisse y avoir certaines formes de maladie que le miracle n’a pas le pouvoir de guérir.

9. Le Fils de Dieu est parfait, ou il ne peut pas être le Fils de Dieu. 2 Et tu ne le connaîtras pas si tu penses qu’il ne mérite pas l’évasion hors de la culpabilité sous toutes ses conséquences et toutes ses formes. 3 Il n’y a pas d’autre façon que celle-ci de penser à lui, si tu veux connaître la vérité à ton sujet :

4 Je te remercie, Père, de ton Fils parfait, et en sa gloire je verrai la mienne.

5 Voilà le joyeux énoncé de ce qu’il n’y a pas de formes de mal qui puissent triompher de la Volonté de Dieu; l’heureuse admission de ce que la culpabilité n’a pas réussi par ton souhait à rendre les illusions réelles. 6 Or qu’est-ce que cela, sauf un simple énoncé de la vérité?

10. Regarde ton frère avec cet espoir en toi, et tu comprendras qu’il ne pouvait pas commettre une erreur qui pouvait changer la vérité en lui. 2 Il n’est pas difficile de passer sur des erreurs auxquelles aucun effet n’a été donné. 3 Mais ce que tu vois comme ayant le pouvoir de faire une idole du Fils de Dieu, tu ne le pardonneras pas. 4 Car il est devenu pour toi une image sculptée et un signe de mort. 5 Est-ce là ton sauveur? 6 Est-ce que son Père Se trompe au sujet de Son Fils? 7 Ou t’es-tu trompé sur celui qui t’a été donné à guérir, pour ton salut et ta délivrance?

UCEM – TEXTE – Chapitre 30. Le nouveau commencement ~ V. Le seul but (T-30.V.)

In 30. ~ LE NOUVEAU COMMENCEMENT, 30.V ~ Le seul but, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 29 octobre 2008 at 11:50

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Chapitre 30

LE NOUVEAU COMMENCEMENT

V. Le seul but

1. Le monde réel est l’état d’esprit dans lequel le seul but du monde est vu comme étant le pardon. 2 La peur n’en est pas le but, car l’évasion hors de la culpabilité en devient le but. 3 La valeur du pardon est perçue et prend la place des idoles, qui ne sont plus recherchées, car leurs «dons» ne sont plus chéris. 4 Aucune règle n’est vainement fixée, et rien n’est exigé de qui ou quoi que ce soit pour qu’il se déforme et s’adapte au rêve de peur. 5 Plutôt, il y a un souhait de comprendre toutes choses créées telles qu’elles sont réellement. 6 Et il est reconnu que toutes choses doivent d’abord être pardonnées, et ensuite comprises.

2. Ici, on pense que la compréhension s’acquiert par l’attaque. 2 Là, il est clair que par l’attaque la compréhension est perdue. 3 La folie qu’est la poursuite de la culpabilité comme but est pleinement reconnue. 4 Et les idoles ne sont pas désirées là, car il est compris que la culpabilité est l’unique cause de la douleur sous n’importe quelle forme. 5 Nul n’est tenté par son vain attrait, car la souffrance et la mort ont été perçues comme choses non désirées et non pourchassées. 6 La possibilité de liberté a été saisie et accueillie, et les moyens par lesquels elle peut être gagnée peuvent maintenant être compris. 7 Le monde devient un lieu d’espoir, parce que son seul but est d’être un lieu où l’espoir de bonheur peut être comblé. 8 Et nul n’est en-dehors de cet espoir, parce que le monde a été uni en la croyance que le but du monde est un but que tous doivent partager s’il est vrai que l’espoir est plus qu’un simple rêve.

3. Le souvenir du Ciel n’est pas encore tout à fait revenu, car le but de pardon reste encore. 2 Or chacun est certain qu’il ira au-delà du pardon, et il ne reste que jusqu’à ce qu’il soit rendu parfait en lui-même. 3 Il n’a d’autre souhait que de cela. 4 Et la peur est tombée, parce qu’il est uni à lui-même par son but. 5 Il y a en lui un espoir de bonheur qui est si sûr et si constant que c’est à peine s’il peut rester et attendre un peu plus longtemps, ses pieds touchant encore la terre. 6 Pourtant il est heureux d’attendre jusqu’à ce que chaque main se soit jointe et que chaque cœur ait été rendu prêt à s’élever et à venir avec lui. 7 Car c’est ainsi qu’il est rendu prêt pour le pas par lequel tout le pardon est laissé derrière lui.

4. Le dernier pas appartient à Dieu, parce qu’il n’y a que Dieu Qui pouvait créer un Fils parfait et partager Sa Paternité avec lui. 2 Personne à l’extérieur du Ciel ne sait comment cela se peut, car comprendre cela, c’est le Ciel même. 3 Même le monde réel a un but qui est encore en dessous de la création et de l’éternité. 4 Mais la peur a disparu parce que son but est le pardon et non l’idolâtrie. 5 Ainsi le Fils du Ciel est-il préparé à être lui-même, et à se souvenir que le Fils de Dieu connaît tout ce que Son Père comprend, et le comprend parfaitement avec Lui.

5. Le monde réel ne va pas encore jusque-là, car c’est le Propre but de Dieu; de Lui seul, et pourtant complètement partagé et parfaitement rempli. 2 Le monde réel est un état dans lequel l’esprit a appris comme les idoles disparaissent facilement lorsqu’elles sont encore perçues mais non plus désirées. 3 Comme l’esprit peut être désireux d’en lâcher prise lorsqu’il a compris que les idoles ne sont rien et nulle part, et sont sans but. 4 Car c’est alors seulement que la culpabilité et le péché peuvent être vus sans un but, et comme in-signifiants.

6. Ainsi le but du monde réel est doucement porté à la conscience, pour remplacer le but de péché et de culpabilité. 2 Et tout ce qui se dressait entre ton image de toi et ce que tu es, le pardon l’emporte joyeusement. 3 Or Dieu n’a pas besoin de créer Son Fils à nouveau, pour que lui soit rendu ce qui est à lui. 4 Le fossé entre ton frère et toi n’a jamais été là. 5 Et ce que le Fils de Dieu connaissait en la création, il doit le connaître à nouveau.

7. Quand des frères se joignent en un même but dans le monde de la peur, ils se tiennent déjà au seuil du monde réel. 2 Peut-être regardent-ils encore en arrière, et pensent-ils voir une idole qu’ils veulent. 3 Or leur voie a été tracée avec assurance, qui va loin des idoles vers la réalité. 4 Car en joignant leurs mains, c’est la main du Christ qu’ils ont prise, et ils verront Celui Dont ils tiennent la main. 5 La face du Christ est vue avant que le souvenir du Père ne revienne. 6 Car Il doit être oublié jusqu’à ce que Son Fils soit allé au-delà du pardon jusqu’à l’Amour de Dieu. 7 Or l’Amour du Christ est d’abord accepté. 8 Et ensuite viendra la connaissance qu’ils ne font qu’un.

8. Comme le pas est léger et facile qui traverse les étroites frontières du monde de la peur, quand tu as reconnu à Qui appartient la main que tu tiens ! 2 Il y a dans ta main tout ce dont tu as besoin pour t’éloigner à jamais de la peur avec une parfaite confiance, et pour continuer droit devant et atteindre rapidement les portes mêmes du Ciel. 3 Car celui Dont tu tiens la main attendait seulement que tu te joignes à Lui. 4 Maintenant que tu es venu, tarderait-Il à te montrer la voie dans laquelle il doit marcher avec toi? 5 Sa bénédiction repose sur toi aussi sûrement que l’Amour de Son Père repose sur Lui. 6 Sa gratitude envers toi dépasse ta compréhension, car tu Lui as permis de se lever sans ses chaînes et d’aller avec toi, ensemble, à la maison de Son Père.

9. Une haine ancienne quitte le monde. 2 Avec elle s’en vont toute haine et toute peur. 3 Ne regarde plus en arrière, car ce qu’il y a devant est tout ce que tu as jamais voulu dans ton cœur. 4 Abandonne le monde ! 5 Mais non pas au sacrifice. 6 Tu ne l’as jamais voulu. 7 Quel bonheur as-tu cherché ici qui ne t’ait apporté de la douleur? 8 Quel moment de contentement qui n’ait été acheté à prix d’effroi en pièces de souffrance? 9 La joie n’a pas de coût. 10 Elle est ton droit sacré, et ce qui se paie n’est pas le bonheur. 11 Que l’honnêteté te donne des ailes en chemin, et que tes expériences d’ici ne te trompent pas rétrospectivement. 12 Elles n’étaient pas libres d’un coût amer et de conséquences sans joie.

10. Ne regarde pas en arrière, sauf avec honnêteté. 2 Et quand une idole te tente, pense à ceci :

3 En aucun temps aucune idole ne t’a jamais apporté autre chose que le «don» de culpabilité. 4 Pas une n’a été achetée à d’autre coût que la douleur, et jamais tu n’as été seul à payer.

5 Sois donc miséricordieux envers ton frère. 6 Ne choisis pas une idole sans penser, et souviens-toi qu’il paiera le coût aussi bien que toi. 7 Car il sera retardé quand tu regardes en arrière, et tu ne percevras pas à Qui appartient la main aimante que tu tiens. 8 Regarde donc en avant; fais route avec confiance et le cœur heureux battant d’espoir et non martelé par la peur.

11. La Volonté de Dieu réside à jamais en ceux dont les mains sont jointes. 2 Jusqu’à ce qu’ils se joignent, ils pensaient qu’il était leur ennemi. 3 Mais quand ils se sont joints et ont partagé un but, ils furent libres d’apprendre que leur volonté est une. 4 C’est ainsi que la Volonté de Dieu doit atteindre leur conscience. 5 Et ils ne peuvent pas oublier très longtemps que ce n’est que la leur.

UCEM – TEXTE – Chapitre 30. Le nouveau commencement ~ IV. La vérité derrière les illusions (T-30.IV.)

In 30. ~ LE NOUVEAU COMMENCEMENT, 30.IV ~ La vérité derrière les illusions, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 28 octobre 2008 at 20:50

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Chapitre 30

LE NOUVEAU COMMENCEMENT

IV. La vérité derrière les illusions

1. Tu attaqueras ce qui ne satisfait pas; ainsi tu ne verras pas que tu l’as toi-même inventé. 2 Tu luttes toujours contre des illusions. 3 Car la vérité derrière elles est si belle et si calme, pleine d’amour et de douceur, que si tu en avais conscience, tu oublierais entièrement toute défensive et te jetterais dans ses bras. 4 La vérité ne pourrait jamais être attaquée. 5 Et cela, tu le savais quand tu as fait les idoles. 6 Elles ont été faites pour que cela puisse être oublié. 7 Tu n’attaques que des idées fausses, et jamais les vraies. 8 Toutes les idoles sont des idées fausses que tu as faites pour combler le fossé que tu penses qui a surgi entre toi et ce qui est vrai. 9 Et tu les attaques pour les choses que tu penses qu’elles représentent. 10 Ce qui est au-delà d’elles ne peut pas être attaqué.

2. Ces dieux lassants et insatisfaisants que tu as faits sont des jouets d’enfants gonflés. 2 Un enfant est effrayé lorsqu’une tête de bois jaillit d’une boîte fermée qui s’ouvre soudainement, ou lorsqu’un ours en peluche doux et silencieux se met à geindre comme il s’en empare. 3 Les règles qu’il avait faites pour les boîtes et pour les ours l’ont déçu et ont brisé son « contrôle » de ce qui l’entoure. 4 Et il est apeuré, parce qu’il pensait que les règles le protégeaient. 5 Maintenant il doit apprendre que les boîtes et les ours ne l’ont pas trompé, n’ont brisé aucune règle, et ne signifient pas que son monde est devenu chaotique et dangereux. 6 Il faisait erreur. 7 Il avait mal compris ce qui le mettait en sécurité, et il a pensé que cela était parti.

3. Le fossé qui n’est pas là est rempli de jouets sous d’innombrables formes. 2 Et chacun semble briser les règles que tu fixes pour lui. 3 Il n’a jamais été la chose que tu pensais. 4 Il doit sembler briser tes règles de sécurité, puisque les règles étaient fausses. 5 Mais tu n’es pas en danger. 6 Tu peux rire des têtes qui jaillissent et des jouets qui geignent, comme le fait l’enfant qui apprend qu’ils ne sont pas une menace pour lui. 7 Or tant qu’il aime à jouer avec eux, il les perçoit encore comme obéissant à des règles qu’il a faites pour son plaisir. 8 Ainsi y a-t-il encore des règles qu’ils peuvent sembler briser et l’effrayer. 9 Or est-il à la merci de ses jouets? 10 Et peuvent-ils représenter une menace pour lui?

4. La réalité observe les lois de Dieu, et non les règles que tu fixes. 2 Ce sont Ses lois qui garantissent ta sécurité. 3 Toutes les illusions que tu crois à ton sujet n’obéissent à aucune loi. 4 Elles semblent danser un petit moment, conformément aux règles que tu fixes pour elles. 5 Mais ensuite elles tombent et ne peuvent plus se relever. 6 Ce ne sont que des jouets, mon enfant, ne les pleure donc pas. 7 Leur danse ne t’a jamais apporté aucune joie. 8 Mais ce n’étaient pas non plus des choses qui pouvaient t’effrayer, ni te mettre en sécurité si elles obéissaient à tes règles. 9 Elles ne doivent être ni chéries ni attaquées, mais simplement considérées comme des jouets d’enfant sans une seule signification en elles-mêmes. 10 Vois-en une en elles et tu les verras toutes. 11 N’en vois aucune en elles et elles ne te toucheront pas.

5. Les apparences trompent parce que ce sont des apparences et non la réalité. 2 Ne t’y attarde pas sous quelque forme que ce soit. 3 Elles ne font qu’obscurcir la réalité, et elles apportent la peur parce qu’elles cachent la vérité. 4 N’attaque pas ce que tu as fait pour te laisser tromper, car tu prouves ainsi que tu as été trompé. 5 L’attaque a le pouvoir de rendre les illusions réelles. 6 Or ce qu’elle fait n’est rien. 7 Qui pourrait être apeuré par un pouvoir qui ne peut pas avoir d’effets réels? 8 Qu’est-ce que cela pourrait être, sauf une illusion, qui fait paraître les choses semblables à elle? 9 Regarde calmement ses jouets et comprends que ce sont des idoles qui ne font que danser sur de vains désirs. 10 Ne leur donne pas ton adoration, car elles ne sont pas là. 11 Or cela est également oublié dans l‘attaque. 12 Le Fils de Dieu n’a pas besoin de défense contre ses rêves. 13 Ses idoles ne le menacent pas du tout. 14 Sa seule erreur est de penser qu’elles sont réelles. 15 Que peut faire le pouvoir des illusions?

6. Les apparences ne peuvent tromper que l’esprit qui veut être trompé. 2 Et tu peux faire un simple choix qui te placera pour toujours bien au-delà de la tromperie. 3 Tu n’as pas besoin de te préoccuper de comment cela sera fait, car cela tu ne peux pas le comprendre. 4 Mais tu comprendras que des changements considérables ont vite été amenés, quand tu décides une seule chose très simple : tu ne veux pas de quoi que ce soit que tu crois qu’une idole donne. 5 Car ainsi le Fils de Dieu déclare qu’il est libre des idoles. 6 Et ainsi il est libre.

7. Le salut est certes un paradoxe ! 2 Que pourrait-il être, sauf un rêve heureux? 3 Il te demande seulement de pardonner toutes choses que nul n’a jamais faites; de passer sur ce qui n’est pas là, et de ne pas considérer l’irréel comme la réalité. 4 Il t’est seulement demandé de laisser ta volonté être faite, et de ne plus rechercher les choses que tu ne veux pas. 5 Et il t’est demandé de te laisser être libre de tous les rêves de ce que tu n’as jamais été, et de ne plus chercher à substituer la force de vains souhaits à la Volonté de Dieu.

8. Ici le rêve de séparation commence à s’estomper et à disparaître. 2 Car ici le fossé qui n’est pas là commence à être perçu sans les jouets de terreur que tu as faits. 3 Rien de plus n’est demandé. 4 Réjouis-toi, certes, que le salut demande si peu, et non tant. 5 Il ne demande rien en réalité. 6 Et même dans l’illusion il demande uniquement que le pardon soit le substitut à la peur. 7 Telle est la seule règle pour des rêves heureux. 8 Le fossé est vidé des jouets de la peur, et alors son irréalité est claire. 9 Les rêves sont pour rien. 10 Et le Fils de Dieu ne peut en avoir besoin. 11 Ils ne lui offrent pas une seule chose qu’il pourrait jamais vouloir. 12 Il est délivré des illusions par sa volonté, et simplement rendu à ce qu’il est. 13 Que pourrait être le plan de Dieu pour son salut, sauf un moyen de le donner à Lui-même?

UCEM – TEXTE – Chapitre 30. Le nouveau commencement ~ III. Au-delà de toutes les idoles (T-30.III.)

In 30. ~ LE NOUVEAU COMMENCEMENT, 30.III ~ Au-delà de toutes les idoles, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 27 octobre 2008 at 15:54

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Chapitre 30

LE NOUVEAU COMMENCEMENT

III. Au-delà de toutes les idoles

1. Les idoles sont tout à fait concrètes. 2 Mais ta volonté est universelle, étant illimitée. 3 Ainsi elle n’a pas de forme, pas plus qu’elle ne se contente de s’exprimer en termes de forme. 4 Les idoles sont des limites. 5 Elles sont la croyance qu’il y a des formes qui t’apporteront le bonheur, et que, en limitant, tout est atteint. 6 C’est comme si tu disais : «Je n’ai pas besoin de tout. 7 C’est cette petite chose que je veux, et elle sera tout pour moi. » 8 Cela doit manquer de te satisfaire, parce que c’est ta volonté que tout soit à toi. 9 Décide-toi pour les idoles et tu demandes la perte. 10 Décide-toi pour la vérité et tout est à toi.

2. Ce n’est pas la forme que tu cherches. 2 Quelle forme peut être un substitut à l’Amour de Dieu le Père? 3 Quelle forme peut prendre la place de tout l’amour dans la Divinité de Dieu le Fils? 4 Quelle idole peut faire deux de ce qui est un? 5 Et l’illimité peut-il être limité? 6 Tu ne veux pas une idole. 7 Ce n’est pas ta volonté d’en avoir une. 8 Elle ne t’accordera pas le don que tu recherches. 9 Quand tu décides la forme de ce que tu veux, tu perds la compréhension de son but. 10 Alors tu vois ta volonté dans l’idole, la réduisant ainsi à une forme concrète. 11 Or cela ne pourrait jamais être ta volonté, parce que ce qui a part en toute la création ne peut pas être satisfait de petites idées et de petites choses.

3. Derrière la quête de chaque idole se cache une soif de complétude. 2 L’entièreté n’a pas de forme parce qu’elle est illimitée. 3 Chercher une personne particulière ou une chose pour l’ajouter à toi et te rendre complet, peut seulement signifier que tu crois qu’il te manque une forme quelconque. 4 Et qu’en la trouvant, tu atteindras la complétude sous une forme qui te plaît. 5 Voilà le but d’une idole : que tu ne regardes pas au-delà d’elle, vers la source de la croyance que tu es incomplet. 6 Il ne pourrait en être ainsi que si tu avais péché. 7 Car le péché est l’idée que tu es seul et coupé de ce qui est entier. 8 Et ainsi il serait nécessaire que la quête d’entièreté se fasse au-delà des frontières de tes propres limitations.

4. Ce n’est jamais l’idole que tu veux. 2 Mais ce que tu penses qu’elle t’offre, cela, certes, tu le veux, et tu es en droit de le demander. 3 Il ne serait pas possible non plus que cela te soit nié. 4 Ta volonté d’être complet n’est que la Volonté de Dieu, et cela t’est donné en étant à Lui. 5 Dieu ne connaît rien de la forme. 6 Il ne peut te répondre en des termes qui n’ont pas de signification. 7 Et ta volonté ne pourrait pas être satisfaite de formes vides, faites uniquement pour combler un fossé qui n’est pas là. 8 Ce n’est pas cela que tu veux. 9 La création ne donne à aucune personne séparée ni à aucune chose séparée le pouvoir de compléter le Fils de Dieu. 10 Quelle idole peut être invoquée pour donner au Fils de Dieu ce qu’il a déjà?

5. La complétude est la fonction du Fils de Dieu. 2 Il n’a pas du tout besoin de la chercher. 3 Au-delà de toutes les idoles se tient sa sainte volonté de n’être que ce qu’il est. 4 Car plus qu’entier est in-signifiant. 5 S’il était un changement en lui, s’il pouvait être réduit à une forme quelconque et limité à ce qui n’est pas en lui, il ne serait pas tel que Dieu l’a créé. 6 De quelle idole peut-il avoir besoin pour être lui-même? 7 Car peut-il se départir d’une partie de lui? 8 Ce qui n’est pas entier ne peut pas rendre entier. 9 Mais ce qui est réellement demandé ne peut pas être nié. 10 Ta volonté est exaucée. 11 Non point sous une forme quelconque qui ne te satisferait pas, mais dans l’entière Pensée complètement belle que Dieu a de toi.

6. Rien de ce que Dieu ne connaît pas n’existe. 2 Et ce qu’il connaît existe à jamais, inchangeablement. 3 Car les pensées durent aussi longtemps que dure l’esprit qui les a pensées. 4 Et dans l’Esprit de Dieu il n’y a pas de fin, ni de temps dans lequel Ses Pensées étaient absentes ou pouvaient subir un changement. 5 Les pensées ne naissent pas et ne peuvent mourir. 6 Elles partagent les attributs de leur créateur et elles n’ont pas non plus de vie séparée à part de la sienne. 7 Les pensées que tu penses sont dans ton esprit, comme tu es dans l’Esprit qui t’a pensé. 8 Ainsi il n’y a pas de parties séparées dans ce qui existe dans l’Esprit de Dieu. 9 Cela est Un à jamais, éternellement uni et en paix.

7. Les pensées semblent aller et venir. 2 Or tout ce que cela signifie, c’est que tu en es parfois conscient, et parfois non. 3 Une pensée oubliée naît de nouveau pour toi lorsqu’elle revient à ta conscience. 4 Or elle n’est pas morte quand tu l’as oubliée. 5 Elle a toujours été là, mais tu n’en étais pas conscient. 6 La Pensée que Dieu a de toi est parfaitement inchangée par ton oubli. 7 Elle sera toujours exactement telle qu’elle était avant le temps où tu as oublié, et elle sera exactement la même quand tu te souviendras. 8 Et elle est la même dans l’intervalle où tu as oublié.

8. Les Pensées de Dieu sont bien au-delà de tout changement et luisent à jamais. 2 Elles n’attendent pas la naissance. 3 Elles attendent l’accueil et le souvenir. 4 La Pensée que Dieu a de toi est comme une étoile, inchangeable dans un ciel éternel. 5 Elle est fixée si haut dans le Ciel que ceux qui sont à l’extérieur du Ciel ne connaissent pas qu’elle est là. 6 Or calme et blanche et belle, elle luira durant toute l’éternité. 7 Il n’y eut pas un temps où elle n’était pas là; et jamais il n’y eut un instant où sa lumière est devenue plus pâle ou moins parfaite.

9. Qui connaît le Père connaît cette lumière, car Il est le ciel éternel qui la garde en sécurité, à jamais soulevée et bien ancrée. 2 Sa parfaite pureté ne dépend pas de ce qu’elle soit vue ou non sur la terre. 3 Le ciel l’embrasse et la tient doucement à sa place parfaite, qui est aussi loin de la terre que la terre du Ciel. 4 Ce n’est pas la distance ni le temps qui garde cette étoile invisible pour la terre. 5 Mais ceux qui cherchent des idoles ne peuvent pas connaître que l’étoile est là.

10. Au-delà de toutes les idoles est la Pensée que Dieu a de toi. 2 Complètement inaffectée par le tumulte et la terreur du monde, les rêves de naissance et de mort qui sont faits ici, les myriades de formes que peut prendre la peur; tout à fait imperturbée, la Pensée que Dieu a de toi reste exactement telle qu’elle a toujours été. 3 Entourée d’un calme si complet que pas un bruit de bataille ne s’en approche le moindrement, elle repose en certitude et en parfaite paix. 4 Là est gardée en sécurité ta seule réalité, complètement inconsciente de tout le monde qui adore les idoles et ne connaît point Dieu. 5 En parfaite sûreté de son inchangeabilité et de son repos en sa demeure éternelle, la Pensée que Dieu a de toi n’a jamais quitté l’Esprit de son Créateur, Qu’elle connaît comme son Créateur connaît qu’elle est là.

11. Où pourrait exister la Pensée que Dieu a de toi, sinon là où tu es? 2 Ta réalité est-elle une chose à part de toi, et dans un monde dont ta réalité ne connaît rien? 3 À l’extérieur de toi, il n’y a pas de ciel éternel, pas d’étoile inchangeable et pas de réalité. 4 Au Ciel est l’esprit du Fils du Ciel, car là l’Esprit du Père et du Fils se sont joints en une création qui ne peut avoir de fin. 5 Tu n’as pas deux réalités, mais une seule. 6 Et tu ne peux pas non plus avoir conscience de plus d’une. 7 Une idole ou la Pensée que Dieu a de toi est ta réalité. 8 N’oublie pas, donc, que les idoles doivent garder caché ce que tu es, non à l’Esprit de Dieu mais au tien. 9 L’étoile luit encore; le ciel n’a jamais changé. Mais toi, le saint Fils de Dieu Lui-même, tu es inconscient de ta réalité.

UCEM – TEXTE – Chapitre 30. Le nouveau commencement ~ II. Liberté de la volonté (T-30.II.)

In 30. ~ LE NOUVEAU COMMENCEMENT, 30.II ~ Liberté de la volonté, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 25 octobre 2008 at 17:53

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Chapitre 30

LE NOUVEAU COMMENCEMENT

II. Liberté de la volonté

1. Ne comprends-tu pas que t’opposer au Saint-Esprit, c’est lutter contre toi-même? 2 Il ne fait que te dire ta volonté; Il parle pour toi. 3 En Sa Divinité n’est que la tienne. 4 Et tout ce qu’il connaît n’est que ta connaissance, sauvée pour toi afin que tu puisses faire ta volonté par Lui. 5 Dieu demande que tu fasses ta volonté. 6 Il Se joint à toi. 7 Il n’a pas établi seul Son Royaume. 8 Et le Ciel même ne fait que représenter ta volonté, où tout ce qui a été créé est pour toi. 9 Il n’est pas une étincelle de vie qui n’ait été créée avec ton joyeux consentement et telle que tu la voulais. 10 Et il n’est pas une Pensée que Dieu ait jamais eue qui n’ait attendu ta bénédiction pour naître. 11 Dieu n’est pas ton ennemi. 12 Il ne demande pas plus que de t’entendre L’appeler «Ami».

2. Comme il est merveilleux de faire ta volonté ! 2 Car cela est la liberté. 3 Rien d’autre ne devrait jamais être appelé du nom de liberté. 4 À moins de faire ta volonté, tu n’es pas libre. 5 Et Dieu laisserait-Il Son Fils sans ce qu’il a choisi pour lui-même? 6 Dieu n’a fait que garantir que jamais tu ne perdrais ta volonté lorsqu’il t’a donné Sa parfaite Réponse. 7 Entends-La maintenant, pour que Son Amour soit rappelé à ton souvenir et que tu apprennes ta volonté. 8 Dieu ne voudrait pas que Son Fils soit fait prisonnier de ce qu’il ne veut pas. 9 Il Se joint à toi pour vouloir que tu sois libre. 10 T’opposer à Lui, c’est faire un choix contre toi-même, et choisir d’être lié.

3. Regarde encore une fois ton ennemi, celui que tu as choisi de haïr au lieu d’aimer. 2 Car ainsi la haine est née dans le monde, et ainsi le règne de la peur y a été établi. 3 Maintenant, entends Dieu te parler, par Celui Qui est Sa Voix aussi bien que la tienne, te rappelant que ce n’est pas ta volonté de haïr et d’être un prisonnier de la peur, un esclave de la mort, une petite créature avec une petite vie. 4 Ta volonté est illimitée; ce n’est pas ta volonté qu’elle soit liée et limitée. 5 Ce qui réside en toi s’est joint à Dieu Lui-même en la naissance de toute création. 6 Souviens-toi de Lui Qui t’a créé et par ta volonté a tout créé. 7 Il n’est pas une chose créée qui ne te rende grâce, car c’est par ta volonté qu’elle est née. 8 Il n’est pas une lumière du Ciel qui ne brille que pour toi, car elle a été placée au Ciel par ta volonté.

4. Quelle cause as-tu de colère dans un monde qui attend simplement ta bénédiction pour être libre? 2 Si tu étais prisonnier, alors Dieu Lui-même ne pourrait pas être libre. 3 Car ce qui est fait à celui que Dieu aime tant, c’est à Dieu Lui-même que cela est fait. 4 Ne pense pas qu’il ait pour Volonté que tu sois lié et limité, Lui Qui t’a fait co-créateur de l’univers avec Lui. 5 Il voudrait seulement garder ta volonté à jamais et pour toujours illimitée. 6 Ce monde attend la liberté que tu donneras quand tu auras reconnu que tu es libre. 7 Mais tu ne pardonneras pas au monde jusqu’à ce que tu aies pardonné à Celui Qui t’a donné ta volonté. 8 Car c’est par ta volonté que la liberté au monde est donnée. 9 Et tu ne peux pas être libre à part de Celui Dont tu partages la sainte Volonté.

5. Dieu Se tourne vers toi pour demander que le monde soit sauvé, car par ton propre salut il est guéri. 2 Il n’en est pas un sur terre qui ne doive dépendre de ta décision, afin d’apprendre que la mort n’a point de pouvoir sur lui, parce qu’il partage ta liberté comme il partage ta volonté. 3 C’est ta volonté de le guérir, et parce que tu as décidé avec lui, il est guéri. 4 Et maintenant Dieu est pardonné, car tu as choisi de regarder ton frère comme un ami.

UCEM – TEXTE – Chapitre 30. Le nouveau commencement ~ Introduction (T-30.Intr.)

In 30. ~ LE NOUVEAU COMMENCEMENT, 30.Intr. ~ Introduction, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 24 octobre 2008 at 14:03

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Chapitre 30

LE NOUVEAU COMMENCEMENT

Introduction

1. Le nouveau commencement devient maintenant le point de mire du curriculum. 2 Le but est clair, mais maintenant tu as besoin de méthodes concrètes pour l’atteindre. 3 La rapidité avec laquelle il peut être atteint dépend uniquement de cette seule chose : ton désir de t’exercer à chaque étape. 4 Chacune aide un petit peu, chaque fois qu’elle est tentée. 5 Ensemble, ces étapes te conduiront des rêves de jugement aux rêves de pardon et hors de la douleur et de la peur. 6 Elles ne sont pas nouvelles pour toi, mais elles sont encore davantage pour toi des idées que des règles de pensée. 7 C’est pourquoi nous avons maintenant besoin de les mettre en pratique pendant quelque temps, jusqu’à ce que ce soient les règles selon lesquelles tu vis. 8 Nous cherchons maintenant à en faire des habitudes, afin que tu les aies toutes prêtes quel que soit le besoin.

UCEM – TEXTE – Chapitre 29. Le réveil ~ IX. Le rêve de pardon (T-29.IX.)

In 29. ~ LE RÉVEIL, 29.IX ~ Le rêve de pardon, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 21 octobre 2008 at 15:45

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Chapitre 29

LE RÉVEIL

IX. Le rêve de pardon

1. L’esclave des idoles est un esclave qui désire l’être. 2 Car il doit désirer l’être pour aller jusqu’à s’incliner en adoration devant ce qui n’a pas de vie, et chercher la puissance dans ce qui est impuissant. 3 Qu’est-il arrivé au saint Fils de Dieu pour que cela soit son souhait; pour qu’il se laisse tomber plus bas que les pierres sur le sol, puis se tourne vers des idoles afin qu’elles le relèvent? 4 Entends, donc, ton histoire dans le rêve que tu as fait, et demande-toi si ce n’est pas la vérité que tu crois que ce n’est pas un rêve.

2. Un rêve de jugement est venu dans l’esprit que Dieu a créé parfait comme Lui-même. 2 Dans ce rêve le Ciel fut changé en enfer, et Dieu fait l’ennemi de Son Fils. 3 Comment le Fils de Dieu peut-il s’éveiller du rêve? 4 C’est un rêve de jugement. 5 Ainsi doit-il ne point juger, et il s’éveillera. 6 Car le rêve semblera durer tant qu’il en fait partie. 7 Ne juge point, car celui qui juge aura besoin d’idoles, qui empêcheront le jugement de reposer sur lui. 8 Il ne peut pas non plus connaître le Soi qu’il a condamné. 9 Ne juge point, parce que tu fais de toi-même une partie des rêves mauvais, où les idoles sont ta «véritable» identité, qui te sauvent du jugement posé en terreur et en culpabilité sur toi-même.

3. Toutes les figures dans le rêve sont des idoles, faites pour te sauver du rêve. 2 Or elles font partie de cela même dont elles ont été faites pour te sauver. 3 C’est ainsi qu’une idole garde le rêve vivant et terrible, car qui pourrait en souhaiter une à moins d’être dans la terreur et le désespoir? 4 Et c’est cela que l’idole représente; et son adoration est donc l’adoration du désespoir et de la terreur, ainsi que du rêve d’où ils viennent. 5 Le jugement est une injustice envers le Fils de Dieu, et c’est justice que celui qui le juge n’échappe pas à la peine qu’il s’est lui-même imposée dans le rêve qu’il a fait. 6 Dieu connaît la justice et non la peine. 7 Mais dans le rêve de jugement, tu attaques et tu es condamné; et tu souhaites être l’esclave d’idoles, qui sont interposées entre ton jugement et la peine qu’il apporte.

4. Il ne peut y avoir de salut dans le rêve tel que tu le rêves. 2 Car des idoles doivent en faire partie, pour te sauver de ce que tu crois avoir accompli, et crois avoir fait pour te rendre pécheur et éteindre la lumière au-dedans de toi. 3 Petit enfant, la lumière est là. 4 Tu ne fais que rêver, et les idoles sont les jouets avec lesquels tu rêves que tu joues. 5 Qui a besoin de jouets, sinon les enfants? 6 Ils prétendent qu’ils gouvernent le monde et ils donnent à leurs jouets le pouvoir de se mouvoir, de s’exprimer, de penser, de sentir et de parler pour eux. 7 Or tout ce que les jouets paraissent faire est dans les esprits de ceux qui jouent avec eux. 8 Mais ils se pressent d’oublier qu’ils ont eux-mêmes fait le rêve dans lequel leurs jouets sont réels, et ils ne reconnaissent pas que leurs souhaits sont les leurs.

5. Les cauchemars sont des rêves enfantins. 2 Les jouets se sont retournés contre l’enfant qui pensait les avoir rendus réels. 3 Or est-ce qu’un rêve peut attaquer? 4 Ou est-ce qu’un jouet peut devenir grand et dangereux, et féroce et sauvage? 5 Cela, l’enfant le croit, parce qu’il craint ses pensées et les donne plutôt à ses jouets. 6 Et leur réalité devient la sienne, parce qu’ils semblent le sauver de ses pensées. 7 Or ils gardent ses pensées vivantes et réelles, mais vues à l’extérieur de lui, où elles peuvent se retourner contre lui pour les avoir trahies. 8 Il pense en avoir besoin afin d’échapper à ses pensées, parce qu’il pense que les pensées sont réelles. 9 Ainsi il fait de toute chose un jouet, pour que son monde reste à l’extérieur de lui, et pour jouer à n’en être qu’une partie.

6. Il est un temps où l’enfance devrait avoir passé et à jamais disparu. 2 Ne cherche pas à conserver les jouets d’enfants. 3 Mets-les tous de côté, car tu n’en as plus besoin. 4 Le rêve de jugement est un jeu d’enfants, dans lequel l’enfant devient le père, puissant, mais avec la petite sagesse d’un enfant. 5 Ce qui le blesse est détruit, ce qui l’aide, béni. 6 Sauf qu’il juge cela comme le fait un enfant, qui ne connaît pas ce qui blesse et ce qui guérit. 7 Des malheurs semblent arriver, et il a peur de tout le chaos dans un monde qu’il pense gouverné par les lois qu’il a faites. 8 Or le monde réel est inaffecté par le monde qu’il pense réel. 9 Et ses lois n’ont pas été changées parce qu’il ne comprend pas.

7. Le monde réel n’est encore qu’un rêve. 2 Sauf que les figures ont été changées. 3 Elles ne sont pas vues comme des idoles qui trahissent. 4 C’est un rêve dans lequel nul n’est utilisé comme substitut de quelque chose d’autre, ni interposé entre les pensées que l’esprit conçoit et ce qu’il voit. 5 Nul n’est utilisé pour quelque chose qu’il n’est pas, car les choses enfantines ont toutes été mises de côté. 6 Et ce qui autrefois était un rêve de jugement a maintenant été changé en un rêve où tout est joie, parce que c’est le but qu’il a. 7 Seuls les rêves de pardon peuvent entrer ici, car le temps est presque terminé. 8 Et les formes qui entrent dans le rêve sont maintenant perçues comme des frères, non en jugement mais en amour.

8. Les rêves de pardon ont peu besoin de durer. 2 Ils ne sont pas faits pour séparer l’esprit de ce qu’il pense. 3 Ils ne cherchent pas à prouver que le rêve est rêvé par quelqu’un d’autre. 4 Et dans ces rêves une mélodie se fait entendre dont chacun se souvient, bien qu’il ne l’ait pas entendue depuis avant le commencement du temps. 5 Le pardon, une fois complet, rapproche tellement l’intemporel que le chant du Ciel peut être entendu, non point avec l’oreille, mais avec la sainteté qui n’a jamais quitté l’autel qui demeure à jamais au plus profond du Fils de Dieu. 6 Et quand il entend ce chant à nouveau, il connaît que jamais il ne l’a pas entendu. 7 Où est le temps, quand les rêves de jugement ont été mis de côté?

9. Chaque fois que tu ressens la peur sous n’importe quelle forme — et tu as peur si tu n’éprouves pas un profond contentement, la certitude d’être aidé, la calme assurance que le Ciel t’accompagne —, tu peux être sûr que tu as fait une idole et crois qu’elle te trahira. 2 Car sous l’espoir qu’elle te sauvera se cachent la culpabilité et la douleur de la trahison de soi et de l’incertitude, si profondes et si amères que le rêve ne peut dissimuler complètement ton sentiment d’être perdu. 3 De la trahison de soi la peur doit résulter, car la peur est un jugement, qui mène assurément à la quête frénétique d’idoles et de la mort.

10. Les rêves de pardon te rappellent que tu vis en sécurité et que tu ne t’es pas attaqué toi-même. 2 Ainsi fondent complètement tes terreurs enfantines, et les rêves deviennent le signe de ton nouveau commencement, et non d’une autre tentative pour adorer des idoles et garder l’attaque. 3 Les rêves de pardon sont bons envers chacun de ceux qui figurent dans le rêve. 4 Ainsi ils apportent au rêveur la pleine délivrance des rêves de peur. 5 Il ne craint pas son jugement car il n’a jugé personne, pas plus qu’il n’a cherché à être délivré par le jugement de ce que le jugement doit imposer. 6 Et tout ce temps il se souvient de ce qu’il avait oublié, quand le jugement semblait être la façon de le sauver de la peine qu’il impose.

UCEM – TEXTE – 29. Le réveil ~ VIII. L’antéchrist (T-29.VIII.)

In 29. ~ LE RÉVEIL, 29.VIII ~ L'antéchrist, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 12 octobre 2008 at 15:43

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Chapitre 29

LE RÉVEIL

VIII. L’antéchrist

1. Qu’est-ce qu’une idole? 2 Penses-tu le savoir? 3 Car les idoles ne sont pas reconnues comme telles, et jamais ne sont vues pour ce qu’elles sont réellement. 4 Voilà le seul pouvoir qu’elles aient. 5 Leur but est obscur et elles sont, à la fois, craintes et adorées, parce que tu ne sais pas à quoi elles servent ni pourquoi elles ont été faites. 6 Une idole est une image de ton frère à laquelle tu accordes plus de valeur qu’à ce qu’il est. 7 Les idoles sont faites pour qu’il puisse être remplacé, peu importe leur forme. 8 Et c’est cela qui n’est jamais perçu ni reconnu. 9 Que ce soit un corps ou une chose, un lieu, une situation ou une circonstance, un objet possédé ou désiré, un droit réclamé ou obtenu, c’est la même chose.

2. Ne laisse pas leur forme te tromper. 2 Les idoles ne sont que des substituts de ta réalité. 3 D’une certaine façon, tu crois qu’elles vont compléter ton petit soi, pour ta sécurité dans un monde perçu comme dangereux, avec des forces massées contre ta confiance et ta paix d’esprit. 4 Elles ont le pouvoir de suppléer tes manques et d’ajouter la valeur que tu n’as pas. 5 Nul ne croit aux idoles qui ne s’est lui-même fait l’esclave de la petitesse et de la perte. 6 Et doit donc chercher au-delà de son petit soi la force de relever la tête, et de rester à part de toute la misère que le monde reflète. 7 Voilà ta peine pour n’avoir pas cherché au-dedans la certitude et le calme quiet qui te libère du monde, et te permet de rester à part, en quiétude et en paix.

3. Une idole est une fausse impression, ou une fausse croyance; quelque forme d’antéchrist, qui constitue un fossé entre le Christ et ce que tu vois. 2 Une idole est un souhait, rendu tangible et doté de forme, et ainsi perçu comme étant réel et vu à l’extérieur de l’esprit. 3 Or c’est encore une pensée, qui ne peut quitter l’esprit qui en est la source. 4 Pas plus que sa forme n’est à part de l’idée qu’elle représente. 5 Toutes les formes d’antéchrist s’opposent au Christ. 6 Et tombent devant Sa face comme un sombre voile qui semble te couper de Lui, seul dans les ténèbres. 7 Or la lumière est là. 8 Un nuage n’éteint pas le soleil. 9 Pas plus qu’un voile ne peut bannir ce qu’il semble séparer, ni enténébrer d’un seul iota la lumière elle-même.

4. Ce monde d’idoles est un voile sur la face du Christ, parce que son but est de séparer ton frère de toi. 2 Un but sombre et effrayant, et pourtant une pensée qui n’a pas le pouvoir de changer un seul brin d’herbe d’une chose vivante en un signe de mort. 3 Sa forme n’est nulle part, car sa source demeure dans ton esprit où Dieu ne demeure pas. 4 Où est ce lieu où ce qui est partout a été exclu et gardé à part? 5 Quelle main pourrait être levée pour Lui barrer le chemin? 6 Quelle voix pourrait exiger qu’il n’entre pas? 7 Le «plus-que-tout» n’est pas une chose pour te faire trembler et reculer d’effroi. 8 L’ennemi du Christ n’est nulle part. 9 Il ne peut pas prendre de forme sous laquelle il sera jamais réel.

5. Qu’est-ce qu’une idole? 2 Rien! 3 Elle doit d’abord être crue avant de sembler prendre vie, et être dotée de pouvoir afin d’être crainte. 4 Sa vie et son pouvoir sont les dons que lui fait celui qui croit en elle, et c’est cela que le miracle rend à ce qui a une vie et un pouvoir dignes du don du Ciel et de la paix éternelle. 5 Le miracle ne rétablit pas la vérité, la lumière que le voile interposé n’a pas éteint. 6 Il soulève simplement le voile et laisse la vérité luire sans encombre, étant ce qu’elle est. 7 Elle n’a pas besoin de la croyance pour être elle-même, car elle a été créée : ainsi elle est.

6. Une idole est établie par la croyance, et quand celle-ci est retirée, l’idole «meurt». 2 Voici l’antéchrist : l’étrange idée qu’il est un pouvoir qui dépasse l’omnipotence, un lieu au-delà de l’infini, un temps qui transcende l’éternel. 3 Ici le monde des idoles a été posé par l’idée qu’à ce pouvoir, à ce lieu et à ce temps, une forme a été donnée, et qu’ils façonnent le monde où l’impossible est arrivé. 4 Ici ceux qui sont sans mort viennent pour mourir, ceux qui englobent tout viennent pour subir une perte, et ceux qui sont intemporels pour être faits les esclaves du temps. 5 Ici l’inchangeable change; la paix de Dieu, à jamais donnée à toutes choses vivantes, fait place au chaos. 6 Et le Fils de Dieu, aussi parfait, impeccable et aimant que son Père, vient pour haïr un court moment, pour souffrir et enfin mourir.

7. Où est une idole? 2 Nulle part ! 3 Peut-il y avoir un fossé dans ce qui est infini, un lieu où le temps puisse interrompre l’éternité? 4 Un lieu de ténèbres posé là où tout est lumière, une lugubre niche coupée de ce qui est sans fin, ne peut être nulle part. 5 Une idole est par-delà où Dieu a posé toutes choses à jamais, et n’a laissé aucune place pour que quoi que ce soit puisse être, sauf Sa Volonté. 6 Une idole doit n’être rien et nulle part, alors que Dieu est tout et partout.

8. Quel but a donc une idole? 2À quoi sert-elle? 3 Ceci est la seule question qui ait de nombreuses réponses, et chacune dépend de celui à qui la question a été posée. 4 Le monde croit dans les idoles. 5 Nul ne vient à moins de les avoir adorées et de continuer d’en chercher une qui puisse encore lui offrir un don que la réalité ne contient pas. 6 Chaque adorateur d’idoles nourrit l’espoir que ses déités particulières lui donneront plus que ne possèdent les autres hommes. 7 Ce doit être plus. 8 Plus de quoi n’importe pas vraiment : plus de beauté, plus d’intelligence, plus de richesse, ou même plus d’affliction et plus de douleur. 9 Mais c’est à plus de quelque chose que sert l’idole. 10 Et quand l’une échoue, une autre prend sa place, avec l’espoir de trouver plus de quelque chose d‘autre. 11 Ne sois pas trompé par les formes que prend le « quelque chose ». 12 Une idole est un moyen d’obtenir plus. 13 Et c’est cela qui est contre la Volonté de Dieu.

9. Dieu n’a pas de nombreux Fils, mais Un seul. 2 Qui peut avoir plus, et à qui moins peut être donné? 3 Au Ciel le Fils de Dieu ne ferait qu’en rire, si des idoles pouvaient venir troubler sa paix. 4 C’est pour lui que parle le Saint-Esprit, et qu’il te dit que les idoles n’ont pas de but ici. 5 Car tu ne peux jamais avoir plus que le Ciel. 6 Si le Ciel est au-dedans, pourquoi chercherais-tu des idoles qui feraient moins du Ciel, pour te donner plus que Dieu n’a accordé à ton frère et à toi, faisant un avec Lui? 7 Dieu t’a donné tout ce qui est. 8 Et pour être sûr que tu ne pourrais pas le perdre, Il a aussi donné le même à chaque chose vivante. 9 C’est ainsi que chaque chose vivante fait partie de toi, comme de Lui-même. 10 Aucune idole ne peut t’établir comme étant plus que Dieu. 11 Mais tu ne seras jamais satisfait d’être moins.

UCEM – TEXTE – 29. Le réveil ~ VII. Ne cherche pas à l’ extérieur de toi (T-29.VII.)

In 29. ~ LE RÉVEIL, 29.VII ~ Ne cherche pas à l’extérieur de toi, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 2 octobre 2008 at 14:57

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Chapitre 29

LE RÉVEIL

VII. Ne cherche pas à l’extérieur de toi

1. Ne cherche pas à l’extérieur de toi. 2 Car cela échouera, et tu pleureras chaque fois qu’une idole tombera. 3 Tu ne peux pas trouver le Ciel là où il n’est pas, et il ne peut y avoir de paix, excepté là. 4 Aucune des idoles que tu adores quand Dieu appelle ne répondra jamais à Sa place. 5 Il n’y a pas d’autre réponse que tu puisses lui substituer, et trouver le bonheur qu’apporte Sa réponse. 6 Ne cherche pas à l’extérieur de toi. 7 Car toute ta douleur vient simplement d’une quête futile de ce que tu veux, là où tu persistes à vouloir le trouver. 8 Et si ce n’était pas là? 9 Préfères-tu avoir raison ou être heureux? 10 Réjouis-toi qu’il te soit dit où réside ton bonheur, et ne cherche plus ailleurs. 11 Tu échoueras. 12 Mais il t’est donné de connaître la vérité, et de ne pas la chercher à l’extérieur de toi.

2. Nul ne vient ici qui ne doive encore avoir l’espoir, quelque illusion subsistante, ou quelque rêve qu’il y a quelque chose à l’extérieur de lui qui lui apportera le bonheur et la paix. 2 Si tout est en lui, il ne peut pas en être ainsi. 3 Par conséquent, par sa venue, il nie la vérité à son sujet et cherche quelque chose qui est plus que tout, comme si une partie en était séparée et se trouvait là où le reste n’est pas. 4 Voici le but qu’il donne au corps : qu’il cherche ce qui lui manque et lui donne ce qui le rendrait complet. 5 Ainsi il va errant en quête de quelque chose qu’il ne peut trouver, croyant être ce qu’il n’est pas.

3. Cette illusion subsistante le poussera à chercher un millier d’idoles, et à en chercher derrière elles un millier de plus. 2 Et toutes le décevront, toutes sauf une : car il va mourir, et il ne comprend pas que l’idole qu’il cherche n’est que sa mort. 3 Sa forme paraît être à l’extérieur de lui. 4 Or il cherche à tuer le Fils de Dieu au-dedans, et à prouver qu’il est son vainqueur. 5 C’est le but qu’a chaque idole, car c’est le rôle qui lui est assigné, et c’est ce rôle qui ne peut être rempli.

4. Chaque fois que tu tentes d’atteindre un but dans lequel l’amélioration du corps est désignée comme bénéficiaire majeure, tu essaies de provoquer ta mort. 2 Car tu crois que tu peux souffrir d’un manque, et le manque est la mort. 3 Sacrifier, c’est abandonner, et donc être sans et avoir subi une perte. 4 Par cet abandon, c’est la vie qui est renoncée. 5 Ne cherche pas à l’extérieur de toi. 6 La quête implique que tu n’es pas entier au-dedans et que tu as peur de regarder ta dévastation, mais préfères chercher ce que tu es à l’extérieur de toi.

5. Les idoles doivent tomber parce qu’elles n’ont pas de vie, et ce qui est sans vie est signe de mort. 2 Tu es venu pour mourir; or à quoi pourrais-tu t’attendre, sinon à percevoir les signes de mort que tu cherches? 3 Ni la tristesse ni la souffrance n’ont d’autre message à proclamer qu’une idole trouvée qui représente une parodie de la vie qui, par son manque de vie, est réellement la mort, conçue pour réelle et dotée d’une forme vivante. 4 Or chacune doit échouer, s’écrouler et se putréfier, parce qu’une forme de la mort ne peut pas être la vie, et ce qui est sacrifié ne peut pas être entier.

6. Toutes les idoles de ce monde ont été faites pour empêcher que la vérité au-dedans te soit connue, et pour maintenir l’allégeance au rêve voulant que tu dois trouver ce qui est à l’extérieur de toi pour être complet et heureux. 2 Il est vain d’adorer des idoles dans l’espoir de la paix. 3 Dieu demeure au-dedans, et ta complétude réside en Lui. 4 Aucune idole ne prend Sa place. 5 Ne te tourne pas vers des idoles. 6 Ne cherche pas à l’extérieur de toi.

7. Oublions le but du monde que le passé lui a donné. 2 Car autrement, le futur sera comme le passé, et qu’une série de rêves déprimants, dans lesquels toutes les idoles te déçoivent, une par une, et où tu vois la mort et la déception partout.

8. Pour changer tout cela et ouvrir une voie d’espoir et de délivrance dans ce qui semblait être un cercle de désespoir sans fin, tu as seulement besoin de décider que tu ne connais pas le but du monde. 2 Tu lui donnes des buts qu’il n’a pas, et tu décides ainsi à quoi il sert. 3 Tu essaies de voir en lui un lieu où des idoles trouvées à l’extérieur de toi ont le pouvoir de rendre complet ce qui est au-dedans en divisant ce que tu es entre les deux. 4 Tu choisis tes rêves, car ils sont ce que tu souhaites, perçu comme si cela t’avait été donné. 5 Tes idoles font ce que tu voudrais qu’elles fassent, et elles ont le pouvoir que tu leur attribues. 6 Et tu les poursuis vainement dans le rêve, parce que tu veux faire tien leur pouvoir.

9. Or où sont les rêves, si ce n’est dans un esprit endormi? 2 Et est-ce qu’un rêve peut réussir à rendre réelle l’image qu’il projette à l’extérieur de lui? 3 Gagne du temps, mon frère; apprends à quoi sert le temps. 4 Et hâte la fin des idoles dans un monde rendu triste et malade d’y voir des idoles. 5 Ton esprit saint est un autel à Dieu, et là où Il est, aucune idole ne peut demeurer. 6 La peur de Dieu n’est que la peur de la perte d’idoles. 7 Ce n’est pas la peur de la perte de ta réalité. 8 Mais tu as fait de ta réalité une idole, que tu dois protéger contre la lumière de la vérité. 9 Et le monde entier devient le moyen par lequel cette idole peut être sauvée. 10 Ainsi le salut paraît menacer la vie et offrir la mort.

10 Il n’en est rien. 2 Le salut cherche à prouver qu’il n’y a pas de mort et que seule la vie existe. 3 Le sacrifice de la mort n’est rien de perdu. 4 Une idole ne peut pas prendre la place de Dieu. 5 Laisse-Le te rappeler Son Amour pour toi, et ne cherche pas à noyer Sa Voix dans des chants de profond désespoir aux idoles de toi-même. 6 Ne cherche pas ton espoir à l’extérieur de ton Père. 7 Car l’espoir de bonheur n’est pas le désespoir.

UCEM – TEXTE – 29. Le réveil ~ VI. Le pardon et la fin des temps (T-29.VI.)

In 29. ~ LE RÉVEIL, 29.VI ~ Le pardon et la fin des temps, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 30 septembre 2008 at 21:13

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Chapitre 29

LE RÉVEIL

VI. Le pardon et la fin des temps

1. À quel point es-tu désireux de pardonner à ton frère? 2 À quel point désires-tu la paix au lieu d’une lutte sans fin, de la misère et de la douleur? 3 Ces questions sont les mêmes, sous des formes différentes. 4 Le pardon est ta paix, car en lui réside la fin de la séparation et du rêve de danger et de destruction, de péché et de mort; de folie et de meurtre, de chagrin et de perte. 5 Voilà le « sacrifice » que demande le salut; au lieu de quoi, avec joie, il t’offre la paix.

2. Ne jure pas de mourir, ô saint Fils de Dieu ! 2 Tu passes un marché que tu ne peux pas tenir. 3 Le Fils de la Vie ne peut pas être tué. 4 Il est immortel comme son Père. 5 Ce qu’il est ne peut être changé. 6 Il est la seule chose dans tout l’univers qui doit être une. 7 Tout ce qui semble éternel aura une fin. 8 Les étoiles disparaîtront; et de nuit et de jour, il n’y en aura plus. 9 Toutes les choses qui vont et viennent, les marées, les saisons et les vies des hommes; toutes les choses qui changent avec le temps, qui fleurissent et se fanent, ne reviendront plus. 10 Là où le temps a fixé un terme, ce n’est pas là qu’est l’éternel. 11 Le Fils de Dieu ne peut jamais changer par ce que les hommes ont fait de lui. 12 Il sera tel qu’il a été et tel qu’il est, car le temps n’a pas arrêté sa destinée, ni fixé l’heure de sa naissance et de sa mort. 13 Le pardon ne le changera pas. 14 Or le temps attend le pardon, afin que les choses du temps disparaissent parce qu’elles n’ont pas d’utilité.

3. Rien ne survit à son but. 2 Si une chose a été conçue pour mourir, alors elle doit mourir, à moins qu’elle ne tienne pas ce but pour sien. 3 Le changement est la seule chose dont il peut être fait une bénédiction ici, où le but n’est pas fixe, aussi immuable qu’il puisse paraître. 4 Ne pense pas que tu puisses fixer un but différent de celui que Dieu a pour toi, et l’établir comme inchangeable et éternel. 5 Tu peux te donner un but que tu n’as pas. 6 Mais tu ne peux pas t’enlever le pouvoir de changer d’esprit, et de voir là un autre but.

4. Le changement est le plus grand don que Dieu a donné à tout ce que tu voudrais rendre éternel, pour garantir que seul le Ciel ne passerait point. 2 Tu n’es pas né pour mourir. 3 Tu ne peux pas changer, parce que ta fonction a été fixée par Dieu. 4 Tous les autres buts sont fixés dans le temps et changent pour que le temps soit préservé, sauf un. 5 Le pardon ne vise pas à garder le temps, mais à sa fin, quand il n’a pas d’utilité. 6 Son but terminé, il a disparu. 7 Et là où il avait un semblant d’empire, est maintenant rétablie la fonction que Dieu a établie pour Son Fils en pleine conscience. 8 Le temps ne peut pas fixer un terme à son accomplissement ni à son inchangeabilité. 9 Il n’y a pas de mort parce que les vivants partagent la fonction que leur Créateur leur a donnée. 10 La fonction de la vie ne peut pas être de mourir. 11 Ce doit être l’extension de la vie, afin qu’elle soit une à jamais et pour toujours, infiniment.

5. Ce monde te liera les pieds, t’attachera les mains et tuera ton corps seulement si tu penses qu’il a été fait pour crucifier le Fils de Dieu. 2 Car quoique ce fût un rêve de mort, tu n’as pas besoin de le laisser représenter cela pour toi. 3 Laisse cela être changé, et il n’est rien au monde qui ne doive aussi être changé. 4 Car il n’est rien ici qui ne soit défini comme étant ce à quoi tu le crois servir.

6. Comme il est beau, le monde dont le but est le pardon du Fils de Dieu ! 2 Comme il est libre de la peur, comme il est rempli de bénédictions et de bonheur ! 3 Et quelle joie c’est de demeurer un court moment dans un lieu si heureux ! 4 On ne peut pas non plus oublier, dans un tel monde, que ce n’est qu’un court moment jusqu’à ce que l’intemporel vienne quiètement prendre la place du temps.

UCEM – TEXTE – 29. Le réveil ~ L’inchangeable demeure (T-29.V.)

In 29. ~ LE RÉVEIL, 29.V ~ L’inchangeable demeure, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 30 septembre 2008 at 20:43

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Chapitre 29

LE RÉVEIL

V. L’inchangeable demeure

1. Il est un lieu en toi où ce monde entier a été oublié; où nulle mémoire de péché et d’illusion ne subsiste encore. 2 Il est un lieu en toi que le temps a quitté; et où des échos de l’éternité sont entendus. 3 Il est un lieu de repos si calme qu’aucun son, sauf un hymne au Ciel, ne s’en élève pour réjouir Dieu le Père et le Fils. 4 Là où les Deux demeurent, des Deux revient le souvenir. 5 Et là où Ils sont, là est le Ciel et est la paix.

2. Ne pense pas que tu puisses changer leur demeure. 2 Car ton Identité demeure en Eux, et là où Ils sont, tu dois être à jamais. 3 L’inchangeabilité du Ciel est en toi, si loin au-dedans que tout en ce monde ne fait que passer, ni remarqué ni vu. 4 La calme infinité de la paix éternelle t’entoure tendrement par sa douce étreinte, si forte et quiète, tranquille en la puissance de son Créateur, que rien ne peut faire intrusion sur le Fils sacré de Dieu en dedans.

3. Voici le rôle que le Saint-Esprit te donne, toi qui attends le Fils de Dieu et voudrais le voir s’éveiller et se réjouir. 2 Il fait partie de toi et toi de lui, parce qu’il est le Fils de son Père, et non pour n’importe quel but que tu pourrais voir en lui. 3 Il ne t’est demandé que d’accepter l’inchangeable et l’éternel qui habitent en lui, car ton Identité est là. 4 La paix en toi ne peut qu’être trouvée en lui. 5 Et chaque pensée d’amour que tu lui offres ne fait que te rapprocher de ton réveil à la paix éternelle et à la joie infinie.

4. Ce Fils sacré de Dieu est comme toi; le miroir de l’Amour que son Père a pour toi, le tendre rappel de l’Amour de son Père par lequel il a été créé et qui demeure encore en lui comme il demeure en toi. 2 Sois très calme et entends la Voix de Dieu en lui, et laisse-La te dire ce qu’est sa fonction. 3 Il a été créé afin que tu sois entier, car seuls ceux qui sont complets peuvent faire partie de la complétude de Dieu, qui t’a créé.

5. Il n’est pas de don que le Père demande de toi, sauf que tu voies dans toute création la gloire éclatante du don qu’il te fait. 2 Vois Son Fils, Son don parfait, en qui son Père luit à jamais et à qui toute création est donnée pour sienne. 3 Parce qu’il l’a, elle t’est donnée, et là où elle réside en lui, vois ta paix. 4 La quiétude qui t’entoure demeure en lui, et de cette quiétude viennent les rêves heureux dans lesquels vos mains sont jointes en innocence. 5 Ce ne sont pas des mains qui agrippent dans des rêves de douleur. 6 Elles ne tiennent pas d’épée, car elles ont lâché prise de chaque vaine illusion du monde. 7 Étant vides, elles reçoivent à la place la main d’un frère en laquelle réside la complétude.

6. Si seulement tu connaissais le but glorieux qui est au-delà du pardon, tu ne te cramponnerais pas à quelque pensée, aussi légère que paraisse sur elle la touche de mal. 2 Car tu comprendrais comme il coûte cher de tenir quoi que ce soit que Dieu n’a pas donné dans les esprits qui peuvent diriger la main qui bénit, et conduire le Fils de Dieu à la maison de son Père. 3 Ne voudrais-tu pas être l’ami de celui que Son Père a créé pour être Sa demeure? 4 Si Dieu l’estime digne de Lui-même, voudrais-tu l’attaquer avec les mains de la haine? 5 Qui pourrait poser sur le Ciel même des mains couvertes de sang tout en espérant trouver sa paix? 6 Ton frère pense qu’il tient la main de la mort. 7 N’y crois pas. 8 Mais apprends, plutôt, comme tu es béni, toi qui peux le délivrer, juste en lui offrant la tienne.

7. Un rêve t’est donné dans lequel il est ton sauveur, et non ton ennemi en haine. 2 Un rêve t’est donné dans lequel tu lui as pardonné tous ses rêves de mort; un rêve d’espoir que tu partages avec lui, au lieu de faire les rêves mauvais et séparés de la haine. 3 Pourquoi semble-t-il si dur de partager ce rêve? 4 Parce que, à moins que le Saint-Esprit donne au rêve sa fonction, il a été fait pour la haine, et il restera au service de la mort. 5 Chaque forme qu’il prend appelle la mort d’une certaine façon. 6 Et ceux qui servent le seigneur de la mort sont venus l’adorer dans un monde séparé, chacun portant sa lance minuscule et son épée rouillée, pour tenir son ancienne promesse de mourir.

8. Tel est le noyau de peur dans chaque rêve gardé à part et dont l’usage n’a pas été confié à Celui Qui voit une fonction différente pour un rêve. 2 Quand les rêves sont partagés, ils perdent la fonction d’attaque et de séparation, même si c’est pour cela que chaque rêve a été fait. 3 Or il ne reste rien dans le monde des rêves qui soit sans espoir de changement et d’amélioration, car ce n’est pas ici que l’inchangeabilité se trouve. 4 Réjouissons-nous, en effet, qu’il en soit ainsi, et ne cherchons pas l’éternel en ce monde. 5 Les rêves de pardon sont des moyens de s’écarter de rêver d’un monde à l’extérieur de toi. 6 Et menant finalement au-delà de tous les rêves, à la paix de la vie éternelle.

UCEM – TEXTE – 29. Le réveil ~ IV. Rôles de rêve (T-29.IV.)

In 29. ~ LE RÉVEIL, 29.IV ~ Rôles de rêve, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 30 septembre 2008 at 20:23

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Chapitre 29

LE RÉVEIL

IV. Rôles de rêve

1. Crois-tu que la vérité puisse être uniquement certaines illusions? 2 Ce sont des rêves parce qu’elles ne sont pas vraies. 3 Leur égal manque de vérité devient la base du miracle, ce qui signifie que tu as compris que les rêves sont des rêves; et que l’évasion dépend non point du rêve mais seulement du réveil. 4 Se pourrait-il que certains rêves soient gardés, et que d’autres aient un réveil? 5 Tu ne choisis pas quels rêves garder, mais seulement si tu veux vivre dans les rêves ou t’en réveiller. 6 Ainsi le miracle ne choisit pas certains rêves à laisser intouchés par sa bienfaisance. 7 Tu ne peux pas faire certains rêves et te réveiller des autres, car tu es soit endormi, soit éveillé. 8 Et rêver ne va qu’avec l’un des deux.

2. Les rêves que tu penses aimer te retiennent autant que ceux dans lesquels la peur est vue. 2 Car chaque rêve n’est qu’un rêve de peur, peu importe la forme qu’il semble prendre. 3 La peur est vue au-dedans, au-dehors, ou les deux. 4 Ou elle peut être déguisée sous une forme plaisante. 5 Mais jamais elle n’est absente du rêve, car la peur est le matériau des rêves, dont ils sont tous faits. 6 Leur forme peut changer, mais ils ne peuvent pas être faits d’autre chose. 7 Le miracle serait certes traître s’il permettait que tu sois encore apeuré parce que tu n’as pas reconnu la peur. 8 Alors tu ne serais pas désireux de te réveiller, pour quoi le miracle pave la voie.

3. Formulé le plus simplement, il peut être dit que l’attaque est une réponse à l’inaccomplissement d’une fonction comme tu perçois la fonction. 2 Elle peut être en toi ou en quelqu’un d’autre, mais là où elle est perçue, c’est là qu’elle sera attaquée. 3 La dépression ou l’assaut doit être le thème de chaque rêve, car ils sont faits de peur. 4 Le mince déguisement de plaisir et de joie dont ils peuvent être emballés, ne voile que légèrement la lourde masse de peur qui est leur noyau. 5 Et c’est elle que le miracle perçoit, et point l’emballage dans lequel elle est enveloppée.

4. Quand tu es en colère, n’est-ce pas parce que quelqu’un a manqué de remplir la fonction que tu lui avais impartie? 2 Et cela ne devient-il pas la « raison » pour laquelle ton attaque est justifiée? 3 Les rêves que tu penses aimer sont ceux dans lesquels les fonctions que tu as données ont été remplies; les besoins que tu t’attribues ont été comblés. 4 Peu importe qu’ils soient comblés ou simplement désirés. 5 C’est de l’idée qu’ils existent que naissent les peurs. 6 Les rêves ne sont pas plus ou moins désirés. 7 Ils sont désirés ou non. 8 Et chacun représente quelque fonction que tu as assignée; quelque but qu’un événement, ou un corps, ou une chose devrait représenter, et devrait accomplir pour toi. 9 Si cela réussit, tu penses que tu aimes le rêve. 10 Si cela devait échouer, tu penses que le rêve est triste. 11 Mais que cela réussisse ou échoue n’en est pas le noyau mais seulement la mince couverture.

5. Comme tes rêves deviendraient heureux si tu n’étais pas celui qui donne à chaque figure que le rêve contient son rôle «propre». 2 Nul ne peut manquer qu’à l’idée que tu te fais de lui, et il n’est d’autre trahison qu’envers cela. 3 Le noyau des rêves que donne le Saint-Esprit n’est jamais la peur. 4 Les couvertures ne paraissent peut-être pas changer, mais ce qu’elles signifient a changé parce qu’elles recouvrent quelque chose d’autre. 5 Les perceptions sont déterminées par leur but, en ceci qu’elles semblent être ce à quoi elles servent. 6 Une figure d’ombre qui attaque devient un frère te donnant une chance d’aider, si cela devient la fonction du rêve. 7 Et les rêves de tristesse ainsi sont tournés en joie.

6. À quoi sert ton frère? 2 Tu ne le sais pas, parce que ta fonction t’est obscure. 3 Ne lui attribue pas un rôle dont tu t’imagines qu’il apporterait le bonheur. 4 Et n’essaie pas de le blesser lorsqu’il manque de jouer le rôle que tu lui as assigné, dans le rêve de ce que ta vie était censée être. 5 Il demande de l’aide dans chaque rêve qu’il fait, et tu as de l’aide à lui donner si tu vois la fonction du rêve comme Lui perçoit sa fonction, Qui peut utiliser tous les rêves comme moyens de servir la fonction à Lui donnée. 6 Parce qu’il aime le rêveur, et non le rêve, chaque rêve devient une offrande d’amour. 7 Car en son centre est Son Amour pour toi, qui illumine d’amour quelque forme qu’il prenne.

UCEM – TEXTE – 29. Le réveil ~ III. Les témoins de Dieu (T-29.III.)

In 29. ~ LE RÉVEIL, 29.III ~ Les témoins de Dieu, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 29 septembre 2008 at 20:34

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Chapitre 29

LE RÉVEIL

III. Les témoins de Dieu

1. Ne condamne point ton sauveur parce qu’il pense être un corps. 2 Car au-delà de ses rêves est sa réalité. 3 Mais il doit apprendre qu’il est un sauveur d’abord, avant de pouvoir se souvenir de ce qu’il est. 4 Et il doit sauver qui voudrait être sauvé. 5 De te sauver dépend son bonheur. 6 Car qui est sauveur, sinon celui qui donne le salut? 7 Il apprend ainsi qu’il doit l’avoir pour le donner. 8 À moins de donner, il ne saura pas qu’il a, car donner est la preuve d’avoir. 9 Seuls ceux qui pensent que Dieu est amoindri par leur force pourraient manquer de comprendre qu’il doit en être ainsi. 10 Car qui pourrait donner à moins d’avoir, et qui pourrait perdre en donnant ce qui par là doit être augmenté?

2. Penses-tu que le Père Se soit perdu Lui-même lorsqu’il t’a créé? 2 Fut-Il rendu faible parce qu’il a partagé Son Amour? 3 Fut-Il rendu incomplet par ta perfection? 4 Ou es-tu la preuve qu’il est parfait et complet? 5 Ne Lui nie pas Son témoin dans le rêve que Son Fils préfère à sa réalité. 6 Il doit être un sauveur qui délivre du rêve qu’il a fait, pour lui-même en être libre. 7 Il doit voir quelqu’un d’autre comme n’étant pas un corps, faisant un avec lui sans le mur que le monde a bâti pour garder séparées toutes les choses vivantes qui ne connaissent pas qu’elles vivent.

3. Dans le rêve de corps et de mort, il est pourtant un thème de vérité; pas plus, peut-être, qu’une minuscule étincelle, un espace de lumière créé dans les ténèbres, où Dieu luit encore. 2 Tu ne peux pas te réveiller toi-même. 3 Or tu peux te laisser réveiller. 4 Tu peux passer sur les rêves de ton frère. 5 Tu peux lui pardonner ses illusions si parfaitement qu’il devient le sauveur qui te délivre de tes rêves. 6 Et quand tu le vois luire dans l’espace de lumière où Dieu demeure dans les ténèbres, tu vois que Dieu Lui-même est là où est son corps. 7 Devant cette lumière, le corps disparaît, comme les lourdes ombres doivent faire place à la lumière. 8 Les ténèbres ne peuvent pas choisir de demeurer. 9 La venue de la lumière signifie qu’elles ont disparu. 10 Alors c’est dans la gloire que tu verras ton frère, et tu comprendras ce qui remplit réellement le fossé si longtemps perçu comme vous tenant à part l’un de l‘autre. 11 Là, à sa place, le témoin de Dieu a mis la douce voie de la bonté envers le Fils de Dieu. 12 À qui tu pardonnes est donné le pouvoir de te pardonner tes illusions. 13 Par ton don de liberté, elle t’est donnée.

4. Fais place à l’amour, que tu n’as pas créé, mais que tu peux étendre. 2 Sur terre cela signifie de pardonner à ton frère, afin que les ténèbres puissent être levées de ton esprit. 3 Quand la lumière sera venue à lui par ton pardon, il n’oubliera pas son sauveur, le laissant non sauvé. 4 Car c’est dans ta face qu’il a vu la lumière qu’il voudrait garder à ses côtés, tandis qu’il marche à travers les ténèbres vers la lumière éternelle.

5. Comme tu es saint, pour que le Fils de Dieu puisse être ton sauveur parmi les rêves de désolation et de désastre. 2 Vois comme il vient avec empressement, comme il s’écarte des lourdes ombres qui l’ont caché et luit sur toi avec gratitude et amour. 3 Il est lui-même, mais point lui-même seul. 4 Et de même que son Père n’a pas perdu une partie de lui en ta création, de même la lumière en lui est plus brillante encore parce que tu lui as donné ta lumière, pour le sauver des ténèbres. 5 Et maintenant la lumière en toi doit être aussi brillante qu’elle brille en lui. 6 Voilà l’étincelle qui brille dans le rêve : que tu peux l’aider à s’éveiller, et être sûr que ses yeux en s’ouvrant se poseront sur toi. 7 Et dans son joyeux salut tu es sauvé.

UCEM – TEXTE – 29. Le réveil ~ II. L’ arrivée de l’ Invité (T-29.II.)

In 29. ~ LE RÉVEIL, 29.II ~ L'arrivée de l'Invité, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 29 septembre 2008 at 20:07

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Chapitre 29

LE RÉVEIL

II. L’arrivée de l’Invité

1. Pourquoi ne percevrais-tu pas comme délivrance de la souffrance d’apprendre que tu es libre? 2 Pourquoi n’acclamerais-tu pas la vérité au lieu de la regarder comme une ennemie? 3 Pourquoi une voie facile, et si clairement marquée qu’il est impossible de perdre son chemin, te semble-t-elle épineuse, rocailleuse, et bien trop difficile à suivre? 4 N’est-ce pas parce que tu la vois comme la route vers l’enfer au lieu de la regarder comme une simple façon, sans sacrifice ni perte, de te trouver toi-même au Ciel et en Dieu? 5 Jusqu’à ce que tu te rendes compte que tu n’abandonnes rien, jusqu’à ce que tu comprennes qu’il n’y a pas de perte, tu auras certains regrets au sujet de la voie que tu as choisie. 6 Et tu ne verras pas les nombreux gains que ton choix t’a offerts. 7 Or bien que tu ne les voies pas, ils sont là. 8 Leur cause a été effectuée, et ils doivent être présents là où leur cause est entrée.

2. Tu as accepté la cause de la guérison, et ce doit donc être que tu es guéri. 2 Étant guéri, le pouvoir de guérir doit aussi maintenant t’appartenir. 3 Le miracle n’est pas une chose séparée qui arrive soudainement, comme un effet sans une cause. 4 Pas plus qu’il n’est, en soi, une cause. 5 Mais là où est sa cause, là il doit être. 6 Maintenant il est causé, quoique pas encore perçu. 7 Et ses effets sont là, quoique pas encore vus. 8 Regarde maintenant au-dedans, et tu ne verras pas un motif de regret, mais certes une cause d’heureuse réjouissance et d’espoir de paix.

3. C’était désespéré de tenter de trouver l’espoir de paix sur un champ de bataille. 2 C’était vain de demander l’évasion du péché et de la douleur à ce qui a été fait pour remplir la fonction de conserver le péché et la douleur. 3 Car la douleur et le péché sont une seule illusion, comme la haine et la peur, l’attaque et la culpabilité ne font qu’un. 4 Là où ils sont sans cause, leurs effets ont disparu; et l’amour doit venir partout où ils ne sont pas. 5 Pourquoi ne te réjouis-tu pas? 6 Tu es libre de la douleur et de la maladie, de la misère et de la perte, et de tous les effets de la haine et de l’attaque. 7 La douleur n’est plus ton amie ni la culpabilité ton dieu, et tu devrais faire bon accueil aux effets de l’amour.

4. Ton Invité est arrivé. 2 Tu Lui as demandé, et Il est venu. 3 Tu ne L’as pas entendu entrer, car tu ne Lui as pas entièrement fait accueil. 4 Et pourtant Ses dons sont venus avec Lui. 5 Il les a déposés à tes pieds, et Il te demande maintenant de les regarder et de les prendre pour tiens. 6 Il a besoin de ton aide pour les donner à tous ceux qui font route à part, croyant qu’ils sont séparés et seuls. 7 Ils seront guéris quand tu accepteras tes dons, parce que ton Invité accueillera tous ceux dont les pieds ont touché la terre sainte sur laquelle tu te tiens, et où Ses dons pour eux sont déposés.

5. Tu ne vois pas combien tu peux maintenant donner, à cause de tout ce que tu as reçu. 2 Or Celui Qui est entré attend seulement que tu viennes là où tu L’as invité. 3 Il n’est pas d’autre endroit où Il puisse trouver Son hôte, ni où Son hôte puisse Le rencontrer. 4 Et nulle part ailleurs où Ses dons de paix et de joie, et tout le bonheur que Sa Présence apporte, puissent être obtenus. 5 Car ils sont là où est Celui qui les a apportés, afin qu’ils soient à toi. 6 Tu ne peux pas voir ton Invité, mais tu peux voir les dons qu’il a apportés. 7 Et quand tu les regardes, tu croiras que Sa Présence doit être là. 8 Car ce que tu peux faire maintenant ne pourrait pas être fait sans l’amour et la grâce que Sa Présence contient.

6. Telle est la promesse du Dieu vivant : que Son Fils a la vie et chaque chose vivante fait partie de lui, et rien d’autre n’a la vie. 2 Ce à quoi tu as donné la «vie» n’est pas vivant, et ne fait que symboliser ton souhait d’être vivant à part de la vie, vivant dans la mort, avec la mort perçue comme la vie, et la vie comme la mort. 3 À la confusion succède ici la confusion, car c’est sur la confusion que ce monde a été basé, et il n’est rien d’autre sur quoi il repose. 4 Sa base ne change pas, bien qu’elle semble être constamment en changement. 5 Or qu’est-ce que cela, sauf l’état que signifie réellement la confusion? 6 La stabilité ne signifie rien pour ceux en qui règne la confusion, et le changement devient la loi sur laquelle ils fondent leur vie.

7. Le corps ne change pas. 2 Il représente le rêve plus vaste que le changement est possible. 3 Changer, c’est atteindre un état différent de celui où tu te trouvais auparavant. 4 Il n’y a pas de changement dans l’immortalité, et le Ciel n’en connaît pas. 5 Or ici, sur terre, il a un double but, car il peut servir à enseigner des choses opposées. 6 Et elles reflètent l’enseignant qui les enseigne. 7 Le corps peut sembler changer avec le temps, avec la maladie ou avec la santé, et avec les événements qui semblent l’altérer. 8 Or cela signifie seulement que l’esprit reste inchangé en sa croyance sur ce qu’est le but du corps.

8. Être malade, c’est l’exigence que le corps soit une chose qu’il n’est pas. 2 Son néant est la garantie qu’il ne peut pas être malade. 3 Dans ton exigence qu’il soit plus que cela réside l’idée de la maladie. 4 Car c’est demander que Dieu soit moins que tout ce qu’il est réellement. 5 Qu’advient-il, donc, de toi, car c’est de toi que le sacrifice est demandé? 6 Car il Lui est dit qu’une partie de Lui ne Lui appartient plus. 7 Il doit sacrifier ton soi, et par Son sacrifice tu es rendu plus et Il est amoindri par la perte de toi. 8 Et ce qui est disparu de Lui devient ton dieu, qui te protège de faire partie de Lui.

9. Le corps à qui il est demandé d’être un dieu sera attaqué, parce que son néant n’a pas été reconnu. 2 Ainsi il semble être une chose qui a du pouvoir en soi. 3 En tant que quelque chose, il peut être perçu, et tu peux penser qu’il sent et qu’il agit, et qu’il te tient en son pouvoir comme prisonnier de lui-même. 4 Il peut manquer d’être ce que tu as exigé qu’il soit. 5 Et tu le haïras pour sa petitesse, oublieux du fait que l’échec ne réside pas en ce qu’il n’est pas plus qu’il devrait être, mais seulement en ce que tu manques de percevoir qu’il n’est rien. 6 Or son néant est ton salut, dont tu voudrais fuir.

10. En tant que « quelque chose », il est demandé au corps d’être l’ennemi de Dieu, et de remplacer ce qu’il est par la petitesse, les limites et le désespoir. 2 C’est Sa perte que tu célèbres quand tu contemples le corps comme une chose que tu aimes, ou le regardes comme une chose que tu hais. 3 Car s’Il est la somme de tout, alors ce qui n’est pas en Lui n’existe pas, et de cela Sa complétude signifie le néant. 4 Ton sauveur n’est pas mort, pas plus qu’il ne demeure dans ce qui fut bâti comme temple à la mort. 5 Il vit en Dieu et c’est cela qui fait de lui ton sauveur, et seulement cela. 6 Le néant de son corps délivre le tien de la maladie et de la mort. 7 Car ce qui est tien ne peut pas être plus ou moins que ce qui est sien.

UCEM – TEXTE – 29. Le réveil ~ I. Combler le fossé (T-29.I.)

In 29. ~ LE RÉVEIL, 29.I ~ Combler le fossé, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 29 septembre 2008 at 17:33

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Chapitre 29

LE RÉVEIL

I. Combler le fossé

1. Il n’est pas de temps, pas de lieu, pas d’état où Dieu est absent. 2 Il n’y a rien à craindre. 3 Il n’y a pas de façon dont un fossé pourrait être conçu dans l’Entièreté qui est la Sienne. 4 Le compromis que représenterait le moindre et le plus petit fossé dans Son Amour éternel est tout à fait impossible. 5 Car cela signifierait que Son Amour pourrait abriter juste un soupçon de haine, Sa douceur tourner parfois à l’attaque, et Son éternelle patience parfois faillir. 6 Tout cela, tu le crois, quand tu perçois un fossé entre ton frère et toi. 7 Comment pourrais-tu Lui faire confiance, alors? 8 Car Il doit être trompeur dans Son Amour. 9 Méfie-toi, donc : ne Le laisse pas venir trop près, et laisse un fossé entre toi et Son Amour, par lequel tu peux t’échapper s’il est besoin que tu t’enfuies.

2. C’est ici que la peur de Dieu est vue le plus clairement. 2 Car l’amour est traître envers ceux qui ont peur, puisque la peur et la haine ne peuvent jamais être séparés. 3 Nul ne hait qui n’a peur de l’amour; or donc doit-il avoir peur de Dieu. 4 Il est certain qu’il ne connaît pas ce que l’amour signifie. 5 Il craint d’aimer et aime haïr, et ainsi il pense que l’amour est apeurant; que la haine est amour. 6 Telle est la conséquence que le petit fossé doit apporter à ceux qui le chérissent et pensent que c’est leur salut et leur espoir.

3. La peur de Dieu ! 2 Le plus grand obstacle que la paix doive franchir n’a pas encore disparu. 3 Les autres sont passés, mais celui-là reste encore qui te bloque la route, et fait que la voie vers la lumière semble sombre et effrayante, périlleuse et morne. 4 Tu avais décidé que ton frère était ton ennemi. 5 Parfois un ami, peut-être, pourvu que vos intérêts séparés rendent votre amitié possible un petit moment. 6 Mais non sans un fossé perçu entre toi et lui, de crainte qu’il ne se tourne à nouveau en ennemi. 7 Qu’il vienne près de toi, et tu sursautais en te reculant; comme tu t’approchais, instantanément il se retirait. 8 Une amitié prudente, d’une portée limitée et soigneusement restreinte en quantité devint le traité que tu avais conclu avec lui. 9 Ainsi toi et ton frère ne partagiez qu’une entente conditionnelle, dans laquelle une clause de séparation était un point sur lequel vous étiez tous les deux d’accord pour le garder intact. 10 Et toute violation était considérée comme un bris de traité qui ne serait pas permis.

4. Le fossé entre toi et ton frère n’est pas un espace entre deux corps séparés. 2 Il semble seulement diviser vos esprits séparés. 3 C’est le symbole de la promesse faite de vous rencontrer quand vous préférez, et de vous séparer jusqu’à ce que toi et lui choisissiez de vous rencontrer à nouveau. 4 Et alors vos corps semblent se toucher, et signifier par là un lieu de rencontre pour se joindre. 5 Mais toujours il est possible que toi et lui alliez chacun de votre côté. 6 À la condition d’avoir le « droit » de vous séparer, vous vous entendez toi et lui pour vous rencontrer de temps en temps, et pour rester à part durant les intervalles de séparation, qui vous protègent du «sacrifice» de l’amour. 7 Le corps te sauve, parce qu’il échappe au sacrifice total et te donne le temps de rebâtir ton soi séparé, dont tu crois vraiment qu’il diminue quand toi et ton frère vous rencontrez.

5. Le corps ne pourrait pas séparer ton esprit de celui de ton frère, à moins que tu n’aies voulu qu’il soit une cause de séparation et de distance vue entre toi et lui. 2 Ainsi tu l’as doté d’un pouvoir qui ne réside pas en lui. 3 Et en cela réside son pouvoir sur toi. 4 Car maintenant tu penses qu’il détermine quand ton frère et toi vous rencontrez, et qu’il limite ton aptitude à communier avec son esprit. 5 Et maintenant il te dit où aller et comment y aller, ce que tu peux entreprendre et ce que tu ne peux pas faire. 6 Il dicte ce que sa santé peut tolérer, et ce qui le fatiguera et le rendra malade. 7 Et ce sont ses faiblesses « inhérentes » qui établissent les limites de ce que tu veux faire et gardent ton but limité et faible.

6. Le corps s’accommodera à cela, si tu le veux ainsi. 2 Il ne permettra que des plaisirs limités en « amour », entrecoupés d’intervalles de haine. 3 Et c’est lui qui commandera quand «aimer», et quand te replier dans la peur pour plus de sûreté. 4 Il sera malade parce que tu ne connais pas ce qu’aimer signifie. 5 Ainsi tu dois mésuser de chaque circonstance et de chacun de ceux que tu rencontres, en voyant en eux un but qui n’est pas le tien.

7. Ce n’est pas l’amour qui demande un sacrifice. 2 Mais la peur exige le sacrifice de l’amour, car en présence de l’amour la peur ne peut demeurer. 3 Pour que la haine soit maintenue, l’amour doit être craint; et présent seulement parfois, et parfois disparu. 4 Ainsi l’amour est vu comme traître, parce qu’il semble aller et venir incertainement, et ne t’offrir aucune stabilité. 5 Tu ne vois pas combien ton allégeance est faible et limitée, ni combien fréquemment tu as demandé que l’amour s’en aille et te laisse tranquille, seul et «en paix».

8. Le corps, innocent de buts, est ton excuse pour les buts variables que tu as, et forces le corps à maintenir. 2 Tu ne crains pas sa faiblesse, mais son manque de force ou de faiblesse. 3 Voudrais-tu connaître que rien ne se dresse entre toi et ton frère? 4 Voudrais-tu connaître qu’il n’est point de fossé derrière lequel tu puisses te cacher? 5 Il est un choc que ressentent ceux qui apprennent que leur sauveur n’est plus leur ennemi. 6 Il est une circonspection qui naît d’apprendre que le corps n’est pas réel. 7 Et il est des accents de peur apparente dans l’heureux message : « Dieu est Amour. »

9. Or tout ce qui arrive quand le fossé a disparu, c’est la paix éternelle. 2 Rien de plus que cela, et rien de moins. 3 Sans la peur de Dieu, qu’est-ce qui pourrait t’induire à L’abandonner? 4 Quels jouets ou breloques dans le fossé pourraient servir à te retenir un instant loin de Son Amour? 5 Permettrais-tu au corps de dire «non» à l’appel du Ciel, si tu n’avais pas peur de trouver une perte de soi en trouvant Dieu? 6 Or ton soi peut-il être perdu en étant trouvé?

UCEM – TEXTE – 28. Le défaire de la peur ~ VII. L’ arche de sécurité (T-28.VII.)

In 28. ~ LE DÉFAIRE DE LA PEUR, 28.VII ~ L’arche de sécurité, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 28 septembre 2008 at 14:58

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Chapitre 28

LE DÉFAIRE DE LA PEUR

VII. L’arche de sécurité

1. Dieu ne demande rien, et Son Fils, comme Lui, n’a pas besoin de rien demander. 2 Car il n’y a pas de manque en lui. 3 Un espace vide, un petit fossé, serait un manque. 4 Et c’est là seulement qu’il pourrait lui manquer quelque chose qu’il n’a pas. 5 Un espace où Dieu n’est pas, un fossé entre le Père et le Fils, n’est la Volonté d’aucun des Deux, Qui ont promis de ne faire qu’un. 6 La promesse de Dieu est une promesse à Lui-même, et il n’en est pas un qui puisse être infidèle à ce qu’il veut faisant partie de ce qu’il est. 7 La promesse qu’il n’y a pas de fossé entre Lui-même et ce qu’il est ne peut pas être fausse. 8 Ce qui doit être un, et dans l’Entièreté Duquel il ne peut y avoir de fossé, quelle volonté peut le séparer?

2. La belle relation que tu as avec tous tes frères est une partie de toi parce que c’est une partie de Dieu Lui-même. 2 N’es-tu pas malade, si tu te nies à toi-même ton entièreté et ta santé, la Source de l’aide, l’Appel à la guérison et l’Appel à guérir? 3 Ton sauveur attend la guérison, et le monde attend avec lui. 4 Et tu n’es pas non plus à part d’elle. 5 Car la guérison sera une ou ne sera pas du tout, son unité étant là où est la guérison. 6 Quelle correction pourrait-il y avoir pour la séparation, si ce n’est son opposé? 7 Il n’y a d’entre-deux en aucun aspect du salut. 8 Tu l’acceptes entièrement ou tu ne l’acceptes pas. 9 Ce qui est inséparé doit être joint. 10 Et ce qui est joint ne peut être séparé.

3. Ou bien il y a un fossé entre toi et ton frère, ou bien vous ne faites qu’un. 2 Il n’y a pas d’entre-deux, pas d’autre choix et pas d’allégeance à diviser entre les deux. 3 Une allégeance divisée n’est qu’absence de foi en les deux, qui fait simplement que tu tournes en rond en t’accrochant incertainement à n’importe quelle paille qui semble offrir quelque promesse de soulagement. 4 Or qui peut bâtir sa demeure sur une paille et compter sur elle comme abri contre le vent? 5 On peut faire du corps ce genre de demeure, parce qu’il manque de fondement dans la vérité. 6 Et pourtant, à cause de cela, il peut être vu comme n’étant pas ta demeure, mais simplement comme un outil qui t’aide à atteindre la demeure où Dieu habite.

4. Avec cela comme but, le corps est guéri. 2 Il n’est pas utilisé pour témoigner du rêve de séparation et de maladie. 3 Il n’est pas non plus vainement blâmé pour ce qu’il n’a pas fait. 4 Il sert à aider la guérison du Fils de Dieu, et pour ce but il ne peut pas être malade. 5 Il ne se joindra pas à un but qui n’est pas le tien, et tu as choisi qu’il ne soit pas malade. 6 Tous les miracles sont fondés sur ce choix, et te sont donnés à l’instant où il est fait. 7 Aucune forme de maladie n’est immunisée, parce que le choix ne peut pas être fait en fonction de la forme. 8 Le choix de la maladie semble être un choix de forme, or il est un, comme l’est son opposé. 9 Et tu es malade ou bien portant, conséquemment.

5. Mais jamais toi seul. 2 Ce monde n’est que le rêve que tu peux être seul, et penser sans affecter ceux qui sont à part de toi. 3 Être seul doit signifier que tu es à part, et si tu l’es, tu ne peux qu’être malade. 4 Cela semble prouver que tu dois être à part. 5 Or tout ce que cela signifie, c’est que tu as tenté de tenir une promesse d’être fidèle à l’absence de foi. 6 Or l’absence de foi est maladie. 7 Elle est comme la maison bâtie sur la paille. 8 Elle semble être tout à fait solide et substantielle en elle-même. 9 Or sa stabilité ne peut être jugée à part de ses fondements. 10 Si elle repose sur la paille, point n’est besoin de barrer la porte, de fermer les fenêtres et de pousser les verrous. 11 Le vent la fera basculer et la pluie viendra qui l’emportera dans l’oubli.

6. À quoi bon chercher une sécurité dans ce qui a été fait pour le danger et pour la peur? 2 Pourquoi l’encombrer encore de serrures, de chaînes et d’ancres pesantes, quand sa faiblesse réside non pas en lui-même mais dans la fragilité du petit fossé de néant sur lequel il tient? 3 Qu’est ce qui peut être sûr qui repose sur une ombre? 4 Voudrais-tu bâtir ta demeure sur ce qui s’écroulera sous le poids d’une plume?

7. Ta demeure est bâtie sur la santé de ton frère, sur son bonheur, son impeccabilité et tout ce que son Père lui a promis. 2 Aucune des promesses secrètes que tu as faites à la place n’a ébranlé le Fondement de sa demeure. 3 Les vents souffleront et la pluie s’abattra sur elle, mais sans effet. 4 Le monde sera emporté par les eaux, et pourtant cette maison tiendra à jamais, car sa force ne réside pas en elle seule. 5 C’est une arche de sécurité, qui repose sur la promesse de Dieu que Son Fils serait à jamais en sûreté en Lui-même. 6 Quel fossé peut s’interposer entre la sûreté de cet abri et sa Source? 7 D’ici le corps peut être vu comme étant ce qu’il est, et n’ayant ni plus ni moins de valeur que dans la mesure où il peut être utilisé pour libérer le Fils de Dieu à sa demeure. 8 Et avec ce saint but il devient une demeure de sainteté un court moment, parce qu’il partage la Volonté de ton Père avec toi.

UCEM – TEXTE – 28. Le défaire de la peur ~ VI. Les voeux secrets

In 28. ~ LE DÉFAIRE DE LA PEUR, 28.VI ~ Les voeux secrets, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 28 septembre 2008 at 13:56

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Chapitre 28

LE DÉFAIRE DE LA PEUR

VI. Les vœux secrets

1. Qui punit le corps est insane. 2 Car là est vu le petit fossé, et pourtant il n’est pas là. 3 Il ne s’est pas jugé lui-même, et il n’a pas fait de lui-même ce qu’il n’est pas. 4 Il ne cherche pas à faire de la douleur une joie ni à trouver un plaisir durable dans la poussière. 5 Il ne te dit pas quel est son but et il ne peut pas comprendre à quoi il sert. 6 Il ne rend pas victime, parce qu’il n’a pas de volonté, pas de préférences et pas de doutes. 7 Il ne se demande pas ce qu’il est. 8 Ainsi il n’a pas besoin d’être compétitif. 9 Il peut être rendu victime, mais il ne peut pas se sentir lui-même victime. 10 Il n’accepte aucun rôle mais fait ce qu’on lui dit, sans attaque.

2. C’est certes un point de vue insensé de tenir responsable de la vue une chose qui ne peut pas voir, et de la blâmer pour les sons que tu n’aimes pas, bien qu’elle ne puisse entendre. 2 Elle ne souffre pas de la punition que tu lui donnes, parce qu’elle ne ressent rien. 3 Elle se conduit de la façon que tu veux, mais jamais elle ne fait le choix. 4 Elle n’est pas née et elle ne meurt pas. 5 Elle ne peut que suivre sans but le chemin sur lequel on l’a placée. 6 Et si le chemin est changé, elle suit aussi facilement une autre voie. 7 Elle ne prend pas parti et ne juge pas la route qu’elle parcourt. 8 Elle ne perçoit pas de fossé, parce qu’elle ne hait pas. 9 Elle peut être utilisée pour la haine, mais elle ne peut pas par là être rendue haïssable.

3. La chose que tu hais et crains, que tu abhorres et veux, le corps ne la connaît pas. 2 Tu l’envoies pour qu’il cherche la séparation et soit séparé. 3 Et puis tu le hais, non pas pour ce qu’il est mais pour les usages que tu en as faits. 4 Tu recules devant ce qu’il voit et ce qu’il entend, et tu hais sa fragilité et sa petitesse. 5 Tu méprises ses actions, mais pas les tiennes. 6 Il voit et agit pour toi. 7 Il entend ta voix. 8 Et il est fragile et petit par ton souhait. 9 Il semble te punir, et mériter ainsi que tu le haïsses pour les limitations qu’il t’apporte. 10 Or tu en as fait un symbole des limitations que tu veux que ton esprit ait, voie et garde.

4. Le corps représente le fossé entre le petit bout d’esprit que tu appelles le tien et tout le reste de ce qui est réellement à toi. 2 Tu le hais, or tu penses que c’est ton soi, et que, sans lui, ton soi serait perdu. 3 Voilà le vœu secret que tu as fait avec chaque frère qui voudrait cheminer à part. 4 Voilà le serment secret que tu fais à nouveau, chaque fois que tu te perçois toi-même attaqué. 5 Nul ne peut souffrir s’il ne se voit pas lui-même attaqué et perdant par l’attaque. 6 Informulée et inentendue dans l’esprit est chaque promesse de maladie. 7 Or c’est la promesse faite à un autre d’être blessé par lui, et de l’attaquer en retour.

5. La maladie est colère passée sur le corps, afin qu’il souffre. 2 C’est l’effet évident de ce qui a été fait en secret, en accord avec le souhait secret d’un autre d’être à part de toi, comme tu voudrais être à part de lui. 3 À moins que vous ne soyez d’accord tous les deux que c’est votre souhait, il ne peut pas avoir d’effets. 4 Quiconque dit : « Il n’y a pas de fossé entre mon esprit et le tien » a tenu la promesse de Dieu, et non son minuscule serment d’être à jamais fidèle à la mort. 5 Et par sa guérison, son frère est guéri.

6. Que ceci soit ton accord avec chacun : que tu sois un avec lui et non à part. 2 Il tiendra la promesse que tu as faite avec lui, parce que c’est celle qu’il a faite à Dieu, de même que Dieu la lui a faite. 3 Dieu tient Ses promesses; Son Fils tient les siennes. 4 En sa création, son Père a dit : « Tu es aimé de Moi et Moi de toi à jamais. 5 Sois parfait comme Moi-même, car tu ne peux jamais être à part de Moi. » 6 Son Fils ne se souvient pas d’avoir répondu : «Je le serai», bien qu’en cette promesse il soit né. 7 Or Dieu la lui rappelle chaque fois qu’il ne partage pas une promesse d’être malade, mais laisse son esprit être guéri et unifié. 8 Ses vœux secrets sont impuissants devant la Volonté de Dieu, Dont il partage les promesses. 9 Et ce qu’il substitue n’est pas sa volonté, qui a fait promesse de lui-même à Dieu.

UCEM – TEXTE – 28. Le défaire de la peur ~ V. L’ Alternative aux rêves de peur (T-28.V.)

In 28. ~ LE DÉFAIRE DE LA PEUR, 28.V ~ L’Alternative aux rêves de peur, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 28 septembre 2008 at 13:22

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Chapitre 28

LE DÉFAIRE DE LA PEUR

V. L’Alternative aux rêves de peur

1. Qu’est-ce qu’un sentiment de maladie, si ce n’est un sentiment de limitation? 2 D’une coupure de et d’une séparation d’avec? 3 Un fossé qui est perçu entre toi et ton frère, et ce qui est maintenant vu comme la santé? 4 Ainsi le bien est vu comme étant à l’extérieur; et le mal, dedans. 5 De sorte que la maladie sépare le soi d’avec le bien, en gardant le mal dedans. 6 Dieu est l’Alternative aux rêves de peur. 7 Qui a part en eux ne peut jamais avoir part en Lui. 8 Mais qui retire la part que son esprit y prend, prend part en Lui. 9 Il n’y a pas d’autre choix. 10 À moins que tu ne le partages, rien ne peut exister. 11 Tu existes parce que Dieu a partagé Sa Volonté avec toi, afin que Sa création puisse créer.

2. C’est de partager les rêves mauvais de haine et de malice, d’amertume et de mort, de péché et de souffrance et de douleur et de perte, qui les rend réels. 2 Non partagés, ils sont perçus comme in-signifiants. 3 La peur en a disparu parce que tu ne leur as pas donné ton soutien. 4 Où la peur a disparu, là doit venir l’amour, parce qu’il n’y a que ces alternatives. 5 Où l’une apparaît, l’autre disparaît. 6 Et celle que tu partages devient la seule que tu as. 7 Tu as celle que tu acceptes, parce que c’est la seule que tu souhaites avoir.

3. Tu ne partages pas de rêve mauvais si tu pardonnes au rêveur et perçois qu’il n’est pas le rêve qu’il a fait. 2 Ainsi il ne peut pas faire partie du tien, dont vous êtes tous les deux libres. 3 Le pardon sépare le rêveur d’avec le rêve mauvais, et ainsi le délivre. 4 Souviens-toi que si tu partages un rêve mauvais, tu croiras que tu es le rêve que tu partages. 5 Et, le craignant, tu ne voudras pas connaître ta propre Identité, parce que tu penses qu’Elle est effrayante. 6 Tu nieras ton Soi et tu marcheras sur une terre étrangère que ton Créateur n’a pas faite, où tu sembles être un quelque chose que tu n’es pas. 7 Tu feras la guerre à ton Soi, qui semble être ton ennemi; et tu attaqueras ton frère, en tant que partie de ce que tu hais. 8 Il n’y a pas de compromis. 9 Tu es ton Soi ou une illusion. 10 Que peut-il y avoir entre l’illusion et la vérité? 11 Un entre-deux, où tu peux être une chose qui n’est pas toi, doit être un rêve et ne peut pas être la vérité.

4. Tu as conçu un petit fossé entre les illusions et la vérité pour être le lieu où réside toute ta sécurité, et où ton Soi est bien caché par ce que tu as fait. 2 Là est établi un monde qui est malade, et c’est ce monde que perçoivent les yeux du corps. 3 Là résonnent les sons qu’il entend; les voix que ses oreilles ont été faites pour entendre. 4 Or les vues et les sons que le corps peut percevoir sont in-signifiants. 5 Il ne peut ni voir ni entendre. 6 Il ne connaît pas ce que c’est de voir; à quoi sert d’écouter. 7 Il est aussi peu capable de percevoir que de juger, comprendre ou connaître. 8 Ses yeux sont aveugles; ses oreilles sont sourdes. 9 Il ne peut penser, or donc il ne peut avoir d’effets.

5. Qu’est-ce que Dieu a créé pour être malade? 2 Et qu’est-ce que Dieu n’a pas créé qui puisse être? 3 Ne laisse pas tes yeux contempler un rêve; tes oreilles porter témoignage de l’illusion. 4 Ils ont été faits pour regarder un monde qui n’est pas là; pour entendre des voix qui ne peuvent faire aucun son. 5 Or il est d’autres sons et d’autres vues qui peuvent être vus, entendus et compris. 6 Car les yeux et les oreilles sont des sens dénués de sens; et ce qu’ils voient et entendent, ils ne font que le rapporter. 7 Ce n’est pas eux qui voient et entendent, mais toi, qui assembles tous les morceaux biscornus, chaque bribe insensée et chaque miette de preuve, et fais un témoin du monde que tu veux. 8 Ne laisse pas les oreilles et les yeux du corps percevoir ces innombrables fragments vus dans le fossé que tu as imaginé, et les laisser persuader leur faiseur que ses imaginations sont réelles.

6. La création prouve la réalité, parce qu’elle partage la fonction que partage toute création. 2 Elle n’est pas faite de petits bouts de verre, d’un morceau de bois, d’un fil ou deux, peut-être, tous assemblés pour attester sa vérité. 3 La réalité ne dépend pas de cela. 4 Il n’y a pas de fossé qui sépare la vérité d’avec les rêves et d’avec les illusions. 5 La vérité ne leur a laissé aucune place en aucun lieu et en aucun temps. 6 Car elle remplit chaque lieu et chaque temps, et les rend entièrement indivisibles.

7. Toi qui crois qu’il y a un petit fossé entre toi et ton frère, tu ne vois pas que c’est là que vous êtes comme prisonniers dans un monde perçu comme existant là. 2 Le monde que tu vois n’existe pas, parce que le lieu où tu le perçois n’est pas réel. 3 Le fossé est soigneusement dissimulé dans le brouillard, et des images brumeuses s’élèvent pour le couvrir de formes vagues et incertaines, aux lignes changeantes, à jamais insubstantielles et indécises. 4 Or dans le fossé, il n’y a rien. 5 Et il n’y a pas de terribles secrets, pas de tombes enténébrées où la terreur surgit des ossements de la mort. 6 Regarde le petit fossé, et tu vois l’innocence et le vide de péché que tu verras en toi-même, quand tu auras perdu la peur de reconnaître l’amour.

UCEM – TEXTE – 28. Le défaire de la peur ~ IV. La plus grande jonction (T-28.IV.)

In 28. ~ LE DÉFAIRE DE LA PEUR, 28.IV ~ La plus grande jonction, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 28 septembre 2008 at 12:35

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Chapitre 28

LE DÉFAIRE DE LA PEUR

IV. La plus grande jonction

1. Accepter l’Expiation pour toi-même signifie de ne pas donner soutien au rêve de maladie et de mort de quelqu’un. 2 Cela signifie que tu ne partages pas son souhait de se séparer et ne le laisses pas retourner les illusions contre lui-même. 3 Tu ne souhaites pas non plus qu’elles soient retournées, plutôt, contre toi. 4 Ainsi elles n’ont pas d’effets. 5 Et tu es libre des rêves de douleur parce que tu le laisses l’être. 6 À moins que tu ne l’aides, tu souffriras avec lui parce que tel est ton souhait. 7 Et tu deviens une figure dans son rêve de douleur, comme lui dans le tien. 8 Ainsi toi et ton frère devenez tous deux des illusions, et sans identité. 9 Tu pourrais être n’importe qui ou n’importe quoi, selon celui dont tu partages le rêve mauvais. 10 Tu peux être sûr d’une seule chose : que tu es mauvais, car tu partages des rêves de peur.

2. Il y a une façon de trouver la certitude ici et maintenant. 2 Refuse de faire partie des rêves apeurants, quelque forme qu’ils prennent, car tu perdras ton identité en eux. 3 Tu te trouves toi-même en ne les acceptant pas comme te causant et te donnant des effets. 4 Tu te tiens à part d’eux, mais non à part de celui qui les rêve. 5 Ainsi tu sépares le rêveur du rêve, et tu te joins en l’un, mais lâche prise de l’autre. 6 Le rêve n’est qu’illusion dans l’esprit. 7 Avec l’esprit tu voudrais t’unir, mais jamais avec le rêve. 8 C’est le rêve que tu crains, et non l’esprit. 9 Tu les vois comme étant la même chose, parce que tu penses que tu n’es qu’un rêve. 10 Ce qui est réel et ce qui n’est qu’illusion en toi, tu ne le connais pas et tu ne peux pas le distinguer.

3. Comme toi, ton frère pense qu’il est un rêve. 2 Ne partage pas son illusion de lui-même, car ton Identité dépend de sa réalité. 3 Pense plutôt à lui comme à un esprit dans lequel les illusions persistent encore, mais un esprit qui est un frère pour toi. 4 Il n’est pas rendu frère par ce qu’il rêve; pas plus que son corps, « héros » du rêve, n’est ton frère. 5 C’est sa réalité qui est ton frère, comme la tienne l’est pour lui. 6 Ton esprit et le sien sont joints en fraternité. 7 Son corps et ses rêves semblent seulement faire un petit fossé, là où les tiens se sont joints aux siens.

4. Et pourtant, de fossé entre vos esprits, il n’y en a pas. 2 Ainsi te joindre à ses rêves, c’est ne pas le rencontrer, parce que ses rêves voudraient le séparer de toi. 3 Par conséquent, délivre-le simplement en réclamant ton droit à la fraternité, et non aux rêves de peur. 4 Laisse-le reconnaître qui il est, en ne soutenant pas ses illusions par ta foi, car si tu le fais, tu auras foi dans les tiennes. 5 Ayant foi dans les tiennes, il ne sera pas délivré, et tu restes esclave de ses rêves. 6 Et des rêves de peur hanteront le petit fossé, inhabité sauf par les illusions que tu as soutenues dans l’esprit de ton frère.

5. Sois certain que, si tu fais ta part, il fera la sienne, car il se joindra à toi là où tu te tiens. 2 Ne l’appelle pas à te rencontrer dans le fossé entre vous, ou tu dois croire que c’est ta réalité aussi bien que la sienne. 3 Tu ne peux pas faire sa part, mais c’est ce que tu fais quand tu deviens une figure passive dans ses rêves, plutôt que le rêveur des tiens. 4 L’identité en rêve est in-signifiante parce que le rêveur et le rêve ne font qu’un. 5 Qui partage un rêve doit être le rêve qu’il partage, parce qu’en partageant une cause est produite.

6. Tu partages la confusion et la confusion règne en toi, car dans le fossé il n’existe pas de soi stable. 2 Ce qui est le même semble différent, parce que ce qui est le même paraît être autre. 3 Ses rêves sont les tiens parce que tu les laisses l’être. 4 Mais si tu enlevais les tiens, il en serait libre, ainsi que des siens. 5 Tes rêves sont témoins des siens, et les siens attestent la vérité des tiens. 6 Or si tu vois qu’il n’y a pas de vérité dans les tiens, ses rêves disparaîtront, et il comprendra ce qui a fait le rêve.

7. Le Saint-Esprit est dans vos deux esprits, et Il est Un parce qu’il n’y a pas de fossé qui sépare Son Unité d’Elle-même. 2 Le fossé entre vos corps n’importe pas, car ce qui est joint en Lui est toujours un. 3 Nul n’est malade si quelqu’un d’autre accepte son union avec lui. 4 Son désir d’être un esprit malade et séparé ne peut rester sans un témoin ou une cause. 5 Et les deux ont disparu si quelqu’un a pour volonté d’être uni avec lui. 6 Il rêve qu’il était séparé de son frère qui, en ne partageant pas ses rêves, a laissé vacant l’espace entre eux. 7 Et le Père vient Se joindre à Son Fils à qui S’est joint le Saint-Esprit.

8. La fonction du Saint-Esprit est de prendre l’image brisée du Fils de Dieu et de remettre en place les morceaux. 2 Cette sainte image, entièrement guérie, Il la présente à chaque morceau séparé qui pense être une image en soi. 3 À chacun Il offre son Identité, que l’image entière représente, au lieu du petit bout brisé dont il insistait pour dire que c’était lui. 4 Quand il verra cette image, il se reconnaîtra lui-même. 5 Si tu ne partages pas le rêve mauvais de ton frère, c’est cette image que le miracle placera dans le petit fossé, lavé de toutes les graines de maladie et de péché. 6 Et là le Père recevra Son Fils, parce que Son Fils a été gracieux envers lui-même.

9. Je Te rends grâce, Père, connaissant que Tu viendras combler chaque petit fossé entre les morceaux brisés de ton saint Fils. 2 Ta Sainteté, complète et parfaite, réside en chacun d’eux. 3 Et ils sont joints parce que ce qui est en l’un est en eux tous. 4 Comme est saint le plus petit grain de sable, quand il est reconnu comme faisant partie de l’image complète du Fils de Dieu ! 5 Les formes que semblent prendre les morceaux brisés ne signifient rien. 6 Car le tout est en chacun. 7 Et chaque aspect du Fils de Dieu est exactement le même que toute autre partie.

10. Ne te joins pas aux rêves de ton frère mais joins-toi à lui; et là où tu te joins au Fils est le Père. 2 Qui cherche des substituts quand il perçoit qu’il n’a rien perdu? 3 Qui voudrait avoir les «bénéfices» de la maladie quand il a reçu le simple bonheur de la santé? 4 Ce que Dieu a donné ne peut être une perte, et ce qui n’est pas de Lui n’a pas d’effets. 5 Qu’est-ce, donc, que tu percevrais dans le petit fossé? 6 Les graines de la maladie viennent de la croyance qu’il y a de la joie dans la séparation, et que l’abandonner serait un sacrifice. 7 Mais les miracles sont le résultat quand tu n’insistes pas pour voir dans le fossé ce qui n’est pas là. 8 Ton désir de lâcher prise des illusions, voilà tout ce que requiert le Guérisseur du Fils de Dieu. 9 Il placera le miracle de la guérison là où étaient les germes de maladie. 10 Et il n’y aura pas de perte, mais seulement du gain.

UCEM – TEXTE – 28. Le défaire de la peur ~ III. L’ accord pour se joindre (T-28.III.)

In 28. ~ LE DÉFAIRE DE LA PEUR, 28.III ~ L'accord pour se joindre, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 27 septembre 2008 at 21:25

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Chapitre 28

LE DÉFAIRE DE LA PEUR

III. L’accord pour se joindre

1. Ce qui attend avec une certitude parfaite au-delà du salut ne nous concerne pas. 2 Car tu viens à peine de commencer à laisser diriger tes premiers pas incertains vers le haut de l’échelle que la séparation t’a fait descendre. 3 Le miracle seul te concerne à présent. 4 C’est ici que nous devons commencer. 5 Puis, ayant commencé, la voie sera rendue sereine et simple qui monte jusqu’à l’éveil et à la fin du rêve. 6 Quand tu acceptes un miracle, tu n’ajoutes pas ton rêve de peur à un autre qui est déjà en train d’être rêvé. 7 Sans soutien, le rêve s’effacera sans effets. 8 Car c’est ton soutien qui le renforce.

2. Aucun esprit n’est malade jusqu’à ce qu’un autre esprit ne lui accorde qu’ils sont séparés. 2 C’est donc leur décision conjointe d’être malades. 3 Si tu refuses de donner ton accord et si tu acceptes le rôle que tu joues pour que la maladie devienne réelle, l’autre esprit ne peut projeter sa culpabilité sans que tu l’aides à se percevoir lui-même séparé et à part de toi. 4 Ainsi le corps n’est pas perçu comme étant malade par vos deux esprits de deux points de vue séparés. 5 S’unir à l’esprit d’un frère prévient la cause de la maladie et des effets perçus. 6 La guérison est l’effet d’esprits qui se joignent, comme la maladie vient d’esprits qui se séparent.

3. Le miracle ne fait rien justement parce que les esprits sont joints et ne peuvent se séparer. 2 Or dans le rêve cela a été renversé, et les esprits séparés sont vus comme des corps, qui sont séparés et ne peuvent se joindre. 3 Ne permets pas à ton frère d’être malade, car s’il l’est, tu l’as abandonné à son propre rêve en le partageant avec lui. 4 Il n’a pas vu la cause de la maladie où elle est, et sur le fossé entre vous, où la maladie a été nourrie, tu as passé. 5 Ainsi vous êtes joints en maladie, pour préserver le petit fossé non guéri, où la maladie est gardée soigneusement protégée, chérie et soutenue par une ferme croyance, afin que Dieu ne vienne pas jeter un pont sur le petit fossé qui mène à Lui. 6 Ne combats pas Sa venue avec des illusions, car c’est Sa venue que tu veux plus que toutes les choses qui semblent scintiller dans le rêve.

4. La fin du rêve est la fin de la peur, et l’amour n’a jamais été dans le monde des rêves. 2 Le fossé est petit. 3 Or il tient les graines de la peste et toute forme de maladie, parce que c’est le souhait de rester à part et de ne pas se joindre. 4 Ainsi il semble donner une cause à la maladie qui n’est pas sa cause. 5 Le but du fossé est toute la cause qu’ait la maladie. 6 Car il a été fait pour te garder séparé, dans un corps que tu regardes comme s’il était la cause de la douleur.

5. La cause de la souffrance est la séparation, et non le corps, qui n’en est que l’effet. 2 Or la séparation n’est qu’un espace vide, qui ne renferme rien, ne fait rien, aussi insubstantiel que l’espace vide entre les rides qu’un bateau a faites en passant. 3 Et recouvertes tout aussi vite, comme l’eau déferle pour combler le fossé, et comme les vagues en se joignant le recouvrent. 4 Où est le fossé entre les vagues une fois qu’elles se sont jointes et ont recouvert l’espace qui semblait les maintenir séparées un petit moment? 5 Où sont les motifs de maladie une fois que les esprits se sont joints pour combler le petit fossé entre eux, où les graines de la maladie semblaient pousser?

6. Dieu construit le pont, mais seulement dans l’espace laissé propre et vacant par le miracle. 2 Sur les graines de la maladie et la honte de la culpabilité, Il ne peut jeter de pont, car Il ne peut détruire la volonté étrangère qu’il n’a pas créée. 3 Laisse ses effets être disparus et ne t’y cramponne pas, les mains avides, pour les garder pour toi. 4 Le miracle les balaiera tous, faisant ainsi de la place pour Celui Qui veut venir et jeter un pont pour le retour de Son Fils à Lui-même.

7. Compte, donc, les miracles argentés et les rêves dorés de bonheur comme étant tout le trésor que tu voudrais garder dans la réserve du monde. 2 La porte est ouverte, point aux voleurs, mais à tes frères affamés qui ont pris pour de l’or le brillant d’un caillou, et qui ont emmagasiné un amas de neige qui brillait comme de l’argent. 3 Il ne leur reste rien derrière la porte ouverte. 4 Qu’est-ce que le monde, sauf un petit fossé perçu pour déchirer l’éternité et la briser en jours, en mois et en années? 5 Et qu’es-tu, toi qui vis dans le monde, sauf une image du Fils de Dieu brisée en mille morceaux, chacun dissimulé dans un bout d’argile séparé et incertain?

8. N’aie pas peur, mon enfant, mais laisse ton monde être doucement éclairé par les miracles. 2 Et là où le petit fossé était vu se dressant entre toi et ton frère, joins-toi à lui. 3 Et maintenant la maladie sera vue sans une cause. 4 Le rêve de guérison réside dans le pardon, et te montre doucement que tu n’as jamais péché. 5 Le miracle voudrait ne laisser aucune preuve de culpabilité qui t’apporte témoignage de ce qui n’a jamais été. 6 Et dans ta réserve il fera une place de bienvenue pour ton Père et ton Soi. 7 La porte est ouverte, pour que puissent venir tous ceux qui ne voudraient plus avoir faim et voudraient prendre plaisir au grand festin qui leur est servi là. 8 Et ils rencontreront tes autres Invités, à Qui le miracle a demandé de venir à toi.

9. C’est un festin certes fort différent de ceux que le rêve du monde t’a montrés. 2 Car ici, plus quiconque reçoit, plus il en reste pour tous les autres à partager. 3 Les Invités ont apporté avec Eux des provisions illimitées. 4 Nul n’est privé ni ne peut priver. 5 Voici un festin que le Père a dressé devant Son Fils, et qu’il partage également avec lui. 6 Et dans Leur partage, il ne peut y avoir de fossé dans lequel l’abondance s’essouffle et s’appauvrit. 7 Ici les années maigres ne peuvent entrer, car le temps n’attend pas ce festin, qui n’a pas de fin. 8 Car l’amour a dressé sa table dans l’espace qui semblait garder tes Invités à part de toi.

UCEM – TEXTE – 28. Le défaire de la peur ~ II. Renverser effet et cause (T-28.II.)

In 28. ~ LE DÉFAIRE DE LA PEUR, 28.II ~ Renverser effet et cause, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 27 septembre 2008 at 15:08

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Chapitre 28

LE DÉFAIRE DE LA PEUR

II. Renverser effet et cause

1. Sans une cause, il ne peut y avoir d’effets; et pourtant, sans effets, il n’y a pas de cause. 2 La cause est faite cause par ses effets : le Père est un Père par Son Fils. 3 Les effets ne créent pas leur cause, mais ils en établissent la causation. 4 Ainsi, le Fils donne Paternité à son Créateur, et reçoit le don qu’il Lui a fait. 5 C’est parce qu’il est le Fils de Dieu qu’il doit aussi être un père, qui crée comme Dieu l’a créé. 6 Le cercle de la création n’a pas de fin. 7 Son commencement et sa fin sont les mêmes. 8 Mais il tient en lui-même l’univers de toute création, sans commencement et sans une fin.

2. La paternité est création. 2 L’amour doit être étendu. 3 La pureté n’est pas confinée. 4 C’est la nature de l’innocent d’être à jamais incontenu, sans barrière ni limitation. 5 Ainsi la pureté n’est pas du corps. 6 Pas plus qu’elle ne peut se trouver là où est une limitation. 7 Le corps peut être guéri par ses effets, qui sont illimités comme elle l’est elle-même. 8 Or toute guérison doit venir du fait que l’esprit est reconnu comme n’étant pas au-dedans du corps; et son innocence est tout à fait à part de lui, là où est toute guérison. 9 Où, donc, est la guérison? 10 Seulement là où ses effets à sa cause sont donnés. 11 Car la maladie est une tentative in-signifiante pour donner des effets au sans-cause, et faire qu’il soit une cause.

3. Toujours, dans la maladie, le Fils de Dieu essaie de faire de lui-même sa cause, et ne se permet pas d’être le Fils de son Père. 2 Pour ce désir impossible, il ne croit pas qu’il est l’Effet de l’Amour, et croit qu’il doit être une cause à cause de ce qu’il est. 3 La cause de la guérison est la seule Cause de tout. 4 Elle n’a qu’un Effet. 5 Et dans cette re-connaissance, aucun effet n’est donné au sans-cause et aucun n’est vu. 6 Un esprit au-dedans d’un corps et un monde d’autres corps, chacun ayant un esprit séparé, sont tes « créations », à toi l’«autre» esprit, créant avec des effets différents de toi-même. 7 Et étant leur «père», tu dois être comme eux.

4. Rien du tout n’est arrivé, sauf que tu t’es toi-même endormi et que tu as fait un rêve dans lequel tu étais étranger à toi-même et n’étais qu’une partie du rêve de quelqu’un d’autre. 2 Le miracle ne te réveille pas mais il te montre simplement qui est le rêveur. 3 Il t’enseigne qu’il existe un choix de rêves tant que tu dors encore, selon le but que tu donnes à rêver. 4 Souhaites-tu des rêves de guérison, ou des rêves de mort? 5 Un rêve est comme un souvenir en ceci qu’il représente ce que tu voulais qu’il te soit montré.

5. Une réserve vide, avec une porte ouverte, contient tous tes lambeaux de souvenirs et de rêves. 2 Or si tu es le rêveur, tu perçois au moins ceci : que tu as causé le rêve, et peux aussi bien en accepter un autre. 3 Mais pour ce changement dans le contenu du rêve, il faut se rendre compte que c’est toi qui as rêvé le rêve que tu n’aimes pas. 4 Ce n’est qu’un effet que tu as causé, et tu ne voudrais pas être la cause de cet effet. 5 Dans les rêves de meurtre et d’attaque, tu es la victime dans un corps mis à mort. 6 Mais dans les rêves de pardon, il n’est demandé à personne d’être la victime et celui qui souffre. 7 Ce sont les rêves heureux que le miracle échange contre les tiens. 8 Il ne te demande pas d’en faire un autre; seulement de voir que c’est toi qui as fait celui que tu échangerais contre cela.

6. Ce monde est sans cause, comme chaque rêve que quiconque a fait dans le monde. 2 Il n’y a pas de plans possibles et il n’existe pas de dessein qui puisse être trouvé et compris. 3 À quoi d’autre pourrait-on s’attendre d’une chose qui n’a pas de cause? 4 Or si elle n’a pas de cause, elle n’a pas de but. 5 Tu peux causer un rêve, mais jamais tu ne lui donneras d’effets réels. 6 Car cela en changerait la cause, et c’est cela que tu ne peux pas faire. 7 Le rêveur d’un rêve n’est pas éveillé, mais il ne sait pas qu’il dort. 8 Il voit des illusions de lui-même étant malades ou bien portantes, déprimées ou heureuses, mais sans une cause stable avec des effets garantis.

7. Le miracle établit que tu fais un rêve, et que son contenu n’est pas vrai. 2 C’est une étape cruciale dans l’approche des illusions. 3 Nul n’en a peur quand il perçoit qu’il les a inventées. 4 La peur était maintenue en place parce qu’il ne voyait pas qu’il était l’auteur du rêve, et non une figure dans le rêve. 5 Il se donne à lui-même les conséquences qu’il rêve avoir donné à son frère. 6 Et c’est seulement cela que le rêve a rassemblé et lui a offert, pour lui montrer que ses souhaits ont été accomplis. 7 Ainsi il craint sa propre attaque, mais il la voit dans les mains d’un autre. 8 En tant que victime, il souffre de ses effets, mais non de leur cause. 9 Il n’est pas l’auteur de sa propre attaque, et il est innocent de ce qu’il a causé. 10 Le miracle ne fait rien que lui montrer qu’il n’a rien fait. 11 Ce qu’il craint est cause sans les conséquences qui en feraient une cause. 12 Ainsi cela n’a jamais été.

8. La séparation a commencé par le rêve que le Père était privé de Ses Effets, et impuissant à les garder puisqu’il n’était plus leur Créateur. 2 Dans le rêve, le rêveur s’est fait lui-même. 3 Mais ce qu’il a fait s’est retourné contre lui, prenant le rôle de son créateur, comme le rêveur l’avait fait. 4 Et de même qu’il haïssait son Créateur, de même les figures du rêve l’ont haï. 5 Son corps est leur esclave, qu’ils maltraitent parce qu’ils ont fait leurs les motifs qu’il lui a donnés. 6 Et ils le haïssent pour la vengeance qu’il voudrait leur offrir. 7 C’est leur vengeance sur le corps qui semble prouver que le rêveur ne pouvait pas être le faiseur du rêve. 8 Effet et cause sont d’abord coupés l’un de l’autre, puis renversés, de sorte que l’effet devient une cause; et la cause, l’effet.

9. C’est l’étape finale de la séparation, par laquelle le salut, qui va dans l’autre sens, commence. 2 Cette étape finale est un effet de ce qui s’est passé auparavant, apparaissant comme une cause. 3 Le miracle est la première étape pour redonner à la cause la fonction de causation, et non d’effet. 4 Car cette confusion a produit le rêve et tant qu’elle durera le réveil sera craint. 5 Et l’appel au réveil ne sera pas entendu non plus, parce qu’il semble être l’appel à la peur.

10. Comme chaque leçon que le Saint-Esprit demande que tu apprennes, le miracle est clair. 2 Il démontre ce qu’il voudrait que tu apprennes et te montre que ses effets sont ce que tu veux. 3 Dans Ses rêves de pardon, les effets des tiens sont défaits, et les ennemis haïs perçus comme des amis aux intentions miséricordieuses. 4 Leur inimitié est maintenant vue comme étant sans cause, parce qu’ils ne l’ont pas faite. 5 Et tu peux accepter le rôle de faiseur de leur haine, parce que tu vois qu’elle n’a pas d’effets. 6 Maintenant tu es libéré de cette partie-là du rêve ; le monde est neutre et les corps qui semblent encore se mouvoir comme des choses séparées n’ont plus besoin d’être craints. 7 Ainsi ils ne sont pas malades.

11. Le miracle te retourne la cause de la peur, à toi qui l’as faite. 2 Mais il te montre aussi que, n’ayant pas d’effet, ce n’est pas une cause, parce que la fonction de la causation est d’avoir des effets. 3 Là où les effets ont disparu, il n’y a pas de cause. 4 Ainsi le corps est guéri par les miracles parce qu’ils montrent que l’esprit a fait la maladie et a employé le corps pour être victime, ou effet, de ce qu’il a fait. 5 Or la moitié de la leçon n’enseigne pas le tout. 6 Le miracle est inutile si tu apprends seulement que le corps peut être guéri, car ce n’est pas cette leçon qu’il est venu enseigner. 7 La leçon, c’est que l’esprit était malade qui a pensé que le corps pouvait être malade; de projeter sa culpabilité n’a rien causé, et n’a pas eu d’effets.

12. Ce monde est plein de miracles. 2 Ils se tiennent en un radieux silence à côté de chaque rêve de douleur et de souffrance, de péché et de culpabilité. 3 Ils sont l’alternative du rêve, le choix d’être le rêveur plutôt que de nier le rôle actif dans l’invention du rêve. 4 Ils sont les joyeux effets d’avoir ramené la conséquence de la maladie à sa cause. 5 Le corps est délivré parce que l’esprit reconnaît que «cela ne m’est pas fait, mais c’est moi qui le fais». 6 Et l’esprit est ainsi libre de faire un autre choix à la place. 7 En commençant ici, le salut changera le cours de chaque pas dans la descente vers la séparation, jusqu’à ce qu’il soit revenu sur chaque pas, que l’échelle ait disparu et que tout le rêve du monde soit défait.

UCEM – TEXTE – 28. Le défaire de la peur ~ I. La mémoire présente (T-28.I.)

In 28. ~ LE DÉFAIRE DE LA PEUR, 28.I ~ La mémoire présente, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 27 septembre 2008 at 11:46

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Chapitre 28

LE DÉFAIRE DE LA PEUR

I. La mémoire présente

1. Le miracle ne fait rien. 2 Tout ce qu’il fait, c’est défaire. 3 Ainsi il annule ce qui interfère avec ce qui a été fait. 4 Il n’ajoute pas, mais simplement enlève. 5 Et ce qu’il enlève a disparu depuis longtemps, mais est gardé en mémoire et paraît avoir des effets immédiats. 6 Ce monde est terminé depuis longtemps. 7 Les pensées qui l’ont fait ne sont plus dans l’esprit qui les a pensées et les a aimées un court moment. 8 Le miracle ne fait que montrer que le passé a disparu, et ce qui a véritablement disparu n’a pas d’effets. 9 Le souvenir d’une cause ne peut produire que des illusions de sa présence, et non des effets.

2. Tous les effets de la culpabilité ne sont plus ici. 2 Car la culpabilité est terminée. 3 Avec elle ont passé ses conséquences, laissées sans une cause. 4 Pourquoi t’y accrocherais-tu en mémoire si tu ne désirais pas ses effets? 5 Le souvenir est aussi sélectif que la perception, étant sa forme passée. 6 C’est la perception du passé comme s’il arrivait maintenant et qu’il pouvait encore être vu. 7 La mémoire, comme la perception, est une habileté inventée par toi pour prendre la place de ce que Dieu a donné en ta création. 8 Comme toutes les choses que tu as faites, elle peut être utilisée pour servir un autre but et pour être le moyen pour quelque chose d’autre. 9 Elle peut être utilisée pour guérir et non pour blesser, si tu le souhaites.

3. Rien d’employé pour la guérison ne représente un effort pour faire quoi que ce soit. 2 C’est la re-connaissance de ce que tu n’as pas de besoins qui signifient que quelque chose doit être fait. 3 C’est une mémoire non sélective, qui n’est pas utilisée pour interférer avec la vérité. 4 Toutes choses que le Saint-Esprit peut employer pour la guérison Lui ont été données, sans le contenu ni les buts pour lesquels elles ont été faites. 5 Ce ne sont que des habiletés sans application. 6 Elles attendent leur usage. 7 Elles ne sont pas dédiées et n’ont pas de but.

4. Le Saint-Esprit peut certes faire usage de la mémoire, car Dieu Lui-même est là. 2 Or ce n’est pas une mémoire des événements passés, mais seulement d’un état présent. 3 Tu es accoutumé depuis si longtemps à croire que la mémoire ne contient que ce qui est passé, qu’il t’est difficile de te rendre compte que c’est une habileté qui peut se rappeler maintenant. 4 Les limites au souvenir que le monde lui impose sont aussi vastes que celles que tu laisses le monde t’imposer. 5 Il n’y a pas de lien de la mémoire au passé. 6 Si tu veux qu’il soit là, alors il est là. 7 Mais c’est ton seul désir qui a fait le lien, et c’est toi seul qui l’as tenu à une partie du temps où la culpabilité paraît encore s’attarder.

5. L’usage que fait le Saint-Esprit de la mémoire est tout à fait à part du temps. 2 Il ne cherche pas à l’utiliser comme un moyen de garder le passé, mais plutôt comme une façon d’en lâcher prise. 3 La mémoire retient le message qu’elle reçoit et fait ce qui lui est donné à faire. 4 Elle n’écrit pas le message ni n’assigne à quoi il sert. 5 Comme le corps, elle n’a pas de but en soi. 6 Et si elle semble servir à chérir une haine ancienne, et te donne des images d’injustices et de blessures que tu conservais, c’est ce que tu as demandé que soit son message et c’est ce qu’il est. 7 Consignée dans ses coffres, c’est l’histoire de tout le passé du corps qui est cachée là. 8 Toutes les étranges associations faites pour garder le passé vivant et le présent mort y sont entreposées en attendant que tu commandes qu’elles te soient apportées, et revécues. 9 Ainsi leurs effets paraissent être augmentés par le temps, qui a enlevé leur cause.

6. Or le temps n’est qu’une autre phase de ce qui ne fait rien. 2 Il travaille la main dans la main avec tous les autres attributs avec lesquels tu cherches à garder dissimulée la vérité sur toi-même. 3 Le temps ni n’enlève ni ne peut rendre. 4 Et pourtant tu en fais un usage étrange, comme si le passé avait causé le présent, lequel n’est qu’une conséquence où aucun changement ne peut être rendu possible parce que la cause en a disparu. 5 Or le changement doit avoir une cause durable, sinon lui-même ne durera pas. 6 Aucun changement ne peut être fait dans le présent si la cause en est passée. 7 Rien que le passé est tenu en mémoire de la façon dont tu l’utilises; ainsi c’est une façon de tenir le passé contre le maintenant.

7. Ne te rappelle rien de ce que tu t’es toi-même enseigné, car tu t’es mal enseigné. 2 Et qui voudrait garder dans son esprit une leçon insensée, quand il peut en apprendre et peut en préserver une meilleure? 3 Quand apparaissent d’anciens souvenirs de haine, souviens-toi que leur cause a disparu. 4 Ainsi tu ne peux pas comprendre à quoi ils servent. 5 Ne laisse pas la cause que tu voudrais leur donner maintenant être ce qui en fit ce qu’ils étaient, ou semblaient être. 6 Réjouis-toi qu’elle ait disparu, car c’est de cela que tu voudrais être gracié. 7 Et vois à sa place les nouveaux effets d’une cause acceptée maintenant, avec des conséquences ici. 8 Ils te surprendront par leur beauté. 9 Les anciennes idées nouvelles qu’ils apportent seront les heureuses conséquences d’une Cause si ancienne qu’Elle excède de beaucoup l’étendue de mémoire que voit ta perception.

8. Voilà la Cause dont le Saint-Esprit S’est souvenu pour toi, quand tu voudrais oublier. 2 Elle n’est pas passée parce qu’il ne L’a pas laissée sombrer dans l’oubli. 3 Elle n’a jamais changé, parce qu’il n’y eut jamais un temps où Il ne l’ait gardée en sécurité dans ton esprit. 4 Ses conséquences sembleront certes nouvelles, parce que tu pensais ne pas te souvenir de leur Cause. 5 Or jamais Elle n’a été absente de ton esprit, car ce n’était pas la Volonté de ton Père que son Fils ne se souvienne pas de Lui.

9. Ce dont tu te souviens n’a jamais été. 2 Cela est venu du sans-cause que tu as confondu avec une cause. 3 Cela ne peut mériter que d’en rire, quand tu apprends que tu te souvenais de conséquences qui étaient sans cause et ne pouvaient jamais être des effets. 4 Le miracle te rappelle une Cause à jamais présente, parfaitement intouchée par le temps et l’interférence. 5 Jamais changée de ce qu’Elle est. Et tu es Son Effet, aussi inchangeable et aussi parfait qu’Elle-même. 6 Son souvenir ne réside pas dans le passé et n’attend pas le futur. 7 Elle n’est pas révélée dans les miracles. 8 Ils ne font que te rappeler qu’Elle n’a pas disparu. 9 Quand tu Lui pardonnes tes péchés, Elle n’est plus niée.

10. Toi qui as cherché à porter un jugement sur ton propre Créateur, tu ne peux pas comprendre que ce n’est pas Lui Qui a porté un jugement sur son Fils. 2 Tu voudrais Lui nier Ses Effets, or jamais ils n’ont été niés. 3 Il n’y eut pas de temps où Son Fils aurait pu être condamné pour ce qui était sans cause et contre Sa Volonté. 4 Ce dont ton souvenir témoignerait n’est que la peur de Dieu. 5 Il n’a pas fait la chose que tu crains. 6 Pas plus que toi. 7 Ton innocence n’a donc pas été perdue. 8 Tu n’as pas besoin de guérison pour être guéri. 9 Dans la quiétude, vois dans le miracle la leçon de permettre à la Cause d’avoir Ses Propres Effets, et de ne rien faire qui interférerait.

11. Le miracle vient quiètement à l’esprit qui s’arrête un instant et fait silence. 2 Il va doucement de ce moment de quiétude, et de l’esprit qu’il a guéri alors dans la quiétude, vers d’autres esprits pour partager sa quiétude. 3 Et ils se joindront pour ne rien faire qui empêche sa radieuse extension de retourner jusqu’à l’Esprit qui a causé l’être de tous les esprits. 4 Né du partage, il ne peut y avoir de pause dans le temps qui cause un retard dans l’empressement du miracle à rejoindre tous les esprits in-quiets, à qui il apporte un instant de calme quand le souvenir de Dieu revient à eux. 5 Leur propre souvenir est maintenant quiet, et ce qui est venu pour en prendre la place ne sera pas entièrement oublié par après.

12. Celui à Qui le temps est donné te remercie pour chaque instant de quiétude à Lui donné. 2 Car dans cet instant il est permis à la mémoire de Dieu d’offrir tous ses trésors au Fils de Dieu, pour qui ils ont été gardés. 3 Quel bonheur pour Lui de les offrir à celui pour qui ils Lui ont été donnés ! 4 Et Son Créateur partage Ses remerciements, parce qu’il ne voudrait pas être privé de Ses Effets. 5 Le silence de l’instant que Son Fils accepte fait accueil à l’éternité et à Lui, et Les laisse entrer là où Ils voudraient demeurer. 6 Car en cet instant le Fils de Dieu ne fait rien qui le rendrait apeuré.

13. Comme la mémoire de Dieu surgit instantanément dans l’esprit qui n’a aucune peur pour garder la mémoire éloignée ! 2 Son propre souvenir a disparu. 3 Il n’y a pas de passé pour garder son image effrayante sur le chemin du joyeux réveil à la paix présente. 4 Les trompettes de l’éternité résonnent partout dans le calme, et pourtant ne le troublent pas. 5 Et ce dont il se souvient maintenant, ce n’est pas la peur mais plutôt la Cause que la peur était censée rendre oubliée et défaite. 6 Le calme parle en doux sons d’amour que le Fils de Dieu se rappelle avoir entendus avant que son propre souvenir ne s’interpose entre le présent et le passé, pour les exclure.

14. Maintenant le Fils de Dieu est enfin conscient de la Cause présente et de Ses bénins Effets. 2 Maintenant il comprend que ce qu’il a fait est sans cause, n’ayant pas du tout d’effets. 3 Il n’a rien fait. 4 Et en voyant cela il comprend qu’il n’a jamais eu besoin de rien faire et n’a jamais rien fait. 5 Sa Cause est ses Effets. 6 Il n’y a jamais eu de cause à part Elle qui pouvait générer un passé ou un futur différents. 7 Ses Effets sont inchangeablement éternels, au-delà de la peur et passé le monde du péché entièrement.

15. Qu’est-ce qui a été perdu, pour ne point voir le sans-cause? 2 Et où est le sacrifice, quand la mémoire de Dieu est venue prendre la place de la perte? 3 Quelle meilleure façon y a-t-il de combler le petit fossé entre les illusions et la réalité que de permettre à la mémoire de Dieu de le traverser, en faisant un pont qu’un instant suffit à franchir? 4 Car Dieu l’a comblé avec Lui-même. 5 Sa mémoire n’a pas disparu, laissant un Fils à jamais naufragé sur une rive d’où il peut entrevoir une autre rive qu’il ne peut jamais atteindre. 6 Son Père veut qu’il soit soulevé et doucement porté de l’autre côté. 7 Il a construit le pont, et c’est Lui Qui transportera Son Fils de l’autre côté. 8 Ne crains pas qu’il échoue en ce qu’il veut. 9 Ni que tu sois exclu de la Volonté qui est pour toi.

UCEM – TEXTE – 27. La guérison du rêve ~ VIII. Le « héros » du rêve

In 27. ~ LA GUÉRISON DU RÊVE, 27.VIII ~ Le "héros" du rêve, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 26 septembre 2008 at 20:22

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Chapitre 27

LA GUÉRISON DU RÊVE

VIII. Le « héros » du rêve

1. Le corps est la figure centrale dans le rêve du monde. 2 Il n’y a pas de rêve sans lui, pas plus qu’il n’existe sans le rêve dans lequel il agit comme s’il était une personne qui peut être vue et crue. 3 Il prend la place centrale dans chaque rêve, dont l’histoire raconte comment il a été fait par d’autres corps et naît dans le monde à l’extérieur du corps, vit un petit moment et puis meurt, pour être uni dans la poussière à d’autres corps mourant comme lui. 4 Pendant le court temps qui lui est alloué pour vivre, il cherche d’autres corps comme amis ou ennemis. 5 Sa sécurité est son principal souci. 6 Son bien-être est la règle qui le guide. 7 Il essaie de rechercher le plaisir et d’éviter les choses qui le blesseraient. 8 Par-dessus tout, il essaie de s’enseigner que ses douleurs et ses joies sont différentes et distinguables.

2. Le rêve du monde prend de nombreuses formes, parce que le corps cherche à prouver de maintes façons qu’il est autonome et réel. 2 Il met sur lui des choses qu’il a achetées avec des petits disques de métal ou avec des bandes de papier que le monde proclame précieux et réels. 3 Il travaille pour les obtenir, faisant des choses insensées, puis il les jette pour des choses insensées dont il n’a pas besoin et qu’il ne veut même pas. 4 Il engage d’autres corps afin qu’ils le protègent et qu’ils amassent davantage de choses insensées dont il pourra dire qu’elles lui appartiennent. 5 Il cherche autour de lui des corps particuliers qui puissent partager son rêve. 6 Parfois il rêve qu’il est un conquérant de corps plus faibles que lui-même. 7 Mais dans certaines phases du rêve, il est l’esclave de corps qui voudraient le blesser et le torturer.

3. Le roman-feuilleton des aventures du corps, du moment de la naissance jusqu’à mourir, est le thème de chaque rêve que le monde a jamais fait. 2 Le « héros » de ce rêve ne changera jamais, ni son but. 3 Bien que le rêve même prenne de nombreuses formes et semble montrer une grande variété de lieux et d’événements dans lesquels son « héros » se retrouve, le rêve a un seul but, enseigné de maintes façons. 4 Cette unique leçon, il essaie de l’enseigner encore, et encore et encore : qu’il est cause et non effet. 5 Et toi, tu en es l’effet, et tu ne peux pas en être la cause.

4. Ainsi tu n’es pas le rêveur, mais le rêve. 2 Et ainsi tu vas errant vainement parmi les lieux et les événements qu’il combine. 3 Que ce soit tout ce que le corps fait est vrai, car ce n’est qu’une figure dans un rêve. 4 Mais qui réagit à des figures dans un rêve à moins de les voir comme si elles étaient réelles? 5 À l’instant où il les voit telles qu’elles sont, elles n’ont plus d’effets sur lui, parce qu’il comprend que c’est lui qui leur a donné leurs effets en les causant et en les faisant paraître réelles.

5. À quel point es-tu désireux d’échapper aux effets de tous les rêves que le monde a jamais faits? 2 Est-ce ton souhait de ne laisser aucun rêve t’apparaître comme la cause de ce que tu fais? 3 Alors regardons simplement le commencement du rêve, car la partie que tu vois n’est que la seconde partie, dont la cause réside dans la première. 4 Il n’en est pas un dormant et rêvant dans le monde qui se souvienne de son attaque contre lui-même. 5 Nul ne croit qu’il y eut réellement un temps où il ne connaissait rien du corps et n’aurait jamais pu concevoir que ce monde fût réel. 6 Il aurait vu aussitôt que ces idées sont une seule illusion, trop ridicule pour ne pas en rire. 7 Comme elles paraissent sérieuses maintenant ! 8 Et nul ne peut se souvenir d’un temps où elles auraient rencontré le rire et l’incrédulité. 9 Nous pouvons nous en souvenir, pour peu que nous regardions directement leur cause. 10 Et nous verrons des motifs de rire, et non une cause de peur.

6. Rendons le rêve dont il s’est départi au rêveur, qui perçoit le rêve comme étant séparé de lui et lui étant fait. 2 Dans l’éternité, où tout est un, s’est glissée une minuscule et folle idée de laquelle le Fils de Dieu ne s’est pas souvenu de rire. 3 Dans son oubli, la pensée devint une idée sérieuse et capable à la fois d’accomplissement et d’effets réels. 4 Ensemble, nous pouvons rire des deux, et comprendre que le temps ne peut pas faire intrusion dans l’éternité. 5 C’est une blague de penser que le temps puisse venir circonvenir l’éternité, ce qui signifie qu’il n’y a pas de temps.

7. Une intemporalité dans laquelle le temps est rendu réel; une partie de Dieu qui peut s’attaquer elle-même; un frère séparé comme ennemi; un esprit au-dedans d’un corps, sont toutes des formes de circularité dont la fin débute en son commencement, finissant à sa cause. 2 Le monde que tu vois dépeint exactement ce que tu pensais avoir fait. 3 Sauf que maintenant tu penses que ce que tu as fait est en train de t’être fait. 4 La culpabilité pour ce que tu pensais est placée à l’extérieur de toi et sur un monde coupable qui rêve tes rêves et pense tes pensées à ta place. 5 C’est sa vengeance qu’il apporte et non la tienne. 6 Il te garde étroitement confiné dans un corps, qu’il punit à cause de toutes les choses coupables que le corps fait dans son rêve. 7 Tu n’as pas le pouvoir de faire que le corps cesse ses mauvaises actions, parce que ce n’est pas toi qui l’as fait et tu ne peux contrôler ni ses actes ni son but ni son destin.

8. Le monde ne fait que démontrer une ancienne vérité : tu croiras que les autres te font exactement ce que tu penses leur avoir fait. 2 Mais une fois illusionné au point de les blâmer, tu ne verras pas la cause de ce qu’ils font, parce que tu veux que la culpabilité repose sur eux. 3 Qu’il est puéril l’opiniâtre mécanisme pour conserver ton innocence en repoussant la culpabilité à l’extérieur de toi, mais sans jamais lâcher prise ! 4 Il n’est pas facile de percevoir la blague quand tout autour de toi tes yeux contemplent ses lourdes conséquences, mais sans leur cause anodine. 5 Sans la cause, ses effets semblent certes sérieux et tristes. 6 Or ils ne font que suivre. 7 Et c’est leur cause qui ne suit rien et n’est qu’une blague.

9. Avec un rire doux, le Saint-Esprit perçoit la cause et ne regarde pas les effets. 2 Comment pourrait-Il corriger ton erreur autrement, toi qui as passé entièrement sur la cause? 3 Il t’enjoint de Lui porter chaque terrible effet afin qu’ensemble Vous regardiez sa sotte cause, et que tu en ries avec Lui un moment. 4 Tu juges les effets, mais Il a jugé leur cause. 5 Et par Son jugement, les effets sont enlevés. 6 Peut-être viens-tu en pleurs. 7 Mais entends-Le dire : «Mon frère, saint Fils de Dieu, vois ton rêve futile, dans lequel cela pouvait se produire.» 8 Et tu quitteras l’instant saint avec ton rire et celui de ton frère joints au Sien.

10. Le secret du salut n’est que ceci : que tu te fais cela à toi-même. 2 Peu importe la forme de l’attaque, cela reste vrai. 3 Qui que ce soit qui prend le rôle de l’ennemi et de l’attaquant, c’est encore la vérité. 4 Quoi que ce soit qui semble être la cause de n’importe quelle douleur ou souffrance que tu ressens, cela est encore vrai. 5 Car tu ne réagirais pas du tout aux figures dans un rêve si tu savais que tu rêvais. 6 Laisse-les être aussi haineuses et méchantes qu’elles le veulent, elles ne pourraient pas avoir d’effet sur toi à moins que tu ne manques de reconnaître que c’est ton rêve.

11. Cette unique leçon apprise te libèrera de la souffrance, quelque forme qu’elle prenne. 2 Le Saint-Esprit répètera cette seule leçon de délivrance qui inclut tout jusqu’à ce qu’elle ait été apprise, peu importe la forme de souffrance que tu ressens. 3 Quelle que soit la blessure que tu Lui portes, Il répondra par cette vérité très simple. 4 Car cette seule réponse enlève la cause de toute forme de chagrin et de douleur. 5 La forme n’affecte pas du tout Sa réponse, car Il voudrait seulement t’enseigner l’unique cause qu’elles ont toutes, peu importe leur forme. 6 Et tu comprendras que les miracles reflètent ce simple énoncé : «J’ai fait cette chose, et c’est cela que je voudrais défaire.»

12. Porte donc toutes formes de souffrance à Celui Qui connaît que chacune est comme les autres. 2 Il ne voit pas de différences où nulle n’existe, et Il t’enseignera comment chacune est causée. 3 Aucune n’a une cause différente de toutes les autres, et elles sont toutes aussi facilement défaites par une seule leçon véritablement apprise. 4 Le salut est un secret que tu n’as caché qu’à toi-même. 5 L’univers le proclame. 6 Or à ses témoins tu ne prêtes aucune attention. 7 Car ils attestent la chose que tu ne veux pas connaître. 8 Ils semblent t’en faire un secret. 9 Or tu as seulement besoin d’apprendre que tu n’as choisi que de ne pas écouter, de ne pas voir.

13. Comme tu percevras le monde différemment quand cela sera reconnu ! 2 Quand tu pardonnes au monde ta culpabilité, tu en es libre. 3 Son innocence n’exige pas ta culpabilité, pas plus que ta non-culpabilité ne repose sur ses péchés. 4 Cela est l’évidence; un secret caché à nul autre que toi. 5 Et c’est cela qui t’a maintenu séparé du monde, et a gardé ton frère séparé de toi. 6 Maintenant tu as seulement besoin d’apprendre que vous êtes tous les deux innocents ou coupables. 7 La seule chose qui est impossible, c’est que vous soyez différents l’un de l’autre; que les deux soient vrais. 8 C’est le seul secret qu’il reste à apprendre. 9 Et ce ne sera pas un secret que tu es guéri.

UCEM – TEXTE – 27. La guérison du rêve ~ VII. Le rêveur du rêve (T-27.VII.)

In 27. ~ LA GUÉRISON DU RÊVE, 27.VII ~ Le rêveur du rêve, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 25 septembre 2008 at 21:29

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Chapitre 27

LA GUÉRISON DU RÊVE

VII Le rêveur du rêve

1. La souffrance est un accent sur tout ce que le monde a fait pour te blesser. 2 Ici est clairement montrée la version démente que donne le monde du salut. 3 Comme dans un rêve de punition, où le rêveur est inconscient de ce qui a provoqué l’attaque contre lui, il se voit lui-même injustement attaqué par quelque chose qui n’est pas lui. 4 Il est la victime de ce « quelque chose d’autre », une chose extérieure à lui et dont il n’y a pas de raison pour qu’il soit tenu responsable. 5 Il doit être innocent parce qu’il ne sait pas ce qu’il fait, mais ce qui lui est fait. 6 Or sa propre attaque contre lui-même est encore apparente, car c’est lui qui ressent la souffrance. 7 Et il ne peut s’échapper, parce qu’il en voit la source à l’extérieur de lui-même.

2. Maintenant il t’est montré que tu peux t’échapper. 2 Tout ce dont il est besoin, c’est que tu regardes le problème tel qu’il est, et non de la façon dont tu l’as monté. 3 Comment pourrait-il y avoir une autre façon de résoudre un problème qui est très simple, mais qui a été obscurci par de lourds nuages de complication, lesquels ont été faits pour garder le problème irrésolu? 4 Sans les nuages, le problème émergera dans toute sa primitive simplicité. 5 Le choix ne sera pas difficile, parce que le problème est absurde quand il est vu clairement. 6 Nul n’a la moindre difficulté à se décider à laisser un simple problème être résolu s’il voit qu’il le blesse, et qu’il est aussi très facile à enlever.

3. Le «raisonnement» par lequel le monde est fait, sur lequel il repose, par lequel il est maintenu, est simplement ceci : « Tu es la cause de ce que je fais. 2 Ta présence justifie ma colère, et tu existes et penses à part de moi. 3 Tant que tu attaques, je dois être innocent. 4 Et ce dont je souffre, c’est ton attaque. » 5 Nul qui regarde ce « raisonnement » exactement tel qu’il est ne pourrait manquer de voir qu’il n’est pas suivi et n’a aucun sens. 6 Or il paraît sensé, parce qu’il semble que le monde te blesse. 7 Il semble donc qu’il n’est point besoin d’aller au-delà de l’évidence en fait de cause.

4. Il en est certes besoin. 2 L’évasion du monde hors de la condamnation est un besoin que ceux qui sont dans le monde ont en commun. 3 Or ils ne reconnaissent pas leur besoin commun. 4 Car chacun pense que, s’il joue son rôle, la condamnation du monde reposera sur lui. 5 Et c’est cela qu’il perçoit comme étant son rôle dans la délivrance du monde. 6 La vengeance doit avoir un point de mire. 7 Autrement le couteau vengeur serait dans sa propre main, et pointé contre lui-même. 8 Il doit le voir dans la main d’un autre, s’il veut être victime d’une attaque qu’il n’a pas choisie. 9 Ainsi il souffre des blessures qu’un couteau qu’il ne tient pas lui a faites.

5. Tel est le but du monde qu’il voit. 2 Et vu ainsi, le monde fournit les moyens par lesquels ce but semble être rempli. 3 Les moyens attestent le but, mais ne sont pas eux-mêmes une cause. 4 Pas plus que la cause ne sera changée en étant vue à part de ses effets. 5 La cause produit les effets, qui ensuite rendent témoignage de la cause, et non d’eux-mêmes. 6 Regarde, donc, au-delà des effets. 7 Ce n’est pas ici que doit résider la cause de la souffrance et du péché. 8 Et ne t’attarde pas sur la souffrance et le péché, car ils ne sont que des reflets de leur cause.

6. Le rôle que tu joues pour sauver le monde de la condamnation est ta propre évasion. 2 N’oublie pas que le témoin du monde du mal ne peut parler que pour ce qui a vu un besoin de mal dans le monde. 3 Et c’est là que ta culpabilité a d’abord été vue. 4 Dans la séparation d’avec ton frère a commencé la première attaque contre toi-même. 5 Et c’est de cela que le monde rend témoignage. 6 Ne cherche pas une autre cause, et ne cherche pas son défaire parmi les puissantes légions de ses témoins. 7 Ils soutiennent sa prétention à ton allégeance. 8 Ce qui dissimule la vérité n’est pas là où tu devrais chercher pour trouver la vérité.

7. Les témoins du péché se tiennent tous dans un seul petit espace. 2 Et c’est ici que tu trouves la cause de ta façon de voir le monde. 3 Autrefois tu étais inconscient de ce qui devait être réellement la cause de tout ce que le monde paraissait t’imposer, que tu n’avais ni invité ni demandé. 4 Tu étais sûr d’une seule chose : De toutes les nombreuses causes que tu percevais comme t’apportant douleur et souffrance, ta culpabilité ne faisait pas partie. 5 Pas plus que tu ne les avais demandées pour toi-même de quelque façon que ce soit. 6 C’est ainsi que toutes les illusions se sont produites. 7 Celui qui les fait ne se voit pas lui-même les faisant, et leur réalité ne dépend pas de lui. 8 Quelle que soit leur cause, c’est quelque chose qui est tout à fait à part de lui, et ce qu’il voit est séparé de son esprit. 9 Il ne peut pas douter de la réalité de ses rêves, parce qu’il ne voit pas le rôle qu’il joue pour les faire et les faire paraître réels.

8. Nul ne peut se réveiller d’un rêve que le monde rêve pour lui. 2 Il devient une partie du rêve de quelqu’un d’autre. 3 Il ne peut pas choisir de s’éveiller d’un rêve qu’il n’a pas fait. 4 Il reste impuissant, victime d’un rêve conçu et chéri par un esprit séparé. 5 De lui, en effet, cet esprit doit bien peu se soucier, aussi indifférent à sa paix et à son bonheur que le temps qu’il fait ou l’heure du jour. 6 Il ne l’aime pas, mais il lui donne comme il veut n’importe quel rôle qui satisfasse son rêve. 7 Sa valeur est si petite qu’il n’est qu’une ombre qui danse et saute en l’air au gré d’une intrigue insensée conçue à l’intérieur du vain rêve du monde.

9. Voilà la seule image que tu puisses voir; la seule alternative que tu puisses choisir, l’autre possibilité de cause, si tu n’es pas le rêveur de tes rêves. 2 Et c’est cela que tu choisis si tu nies que la cause de la souffrance est dans ton esprit. 3 Réjouis-toi, en effet, qu’elle le soit, car tu es ainsi le seul décideur de ton destin dans le temps. 4 C’est à toi de faire le choix entre une mort endormie avec les rêves du mal et un heureux réveil avec la joie de la vie.

10. Entre quoi pourrais-tu choisir, si ce n’est la vie et la mort, l’éveil et le sommeil, la paix et la guerre, tes rêves et ta réalité? 2 Il y a un risque de penser que la mort est la paix, parce que le monde assimile le corps au Soi que Dieu a créé. 3 Or une chose ne peut jamais être son opposé. 4 Et la mort est l’opposé de la paix, parce que c’est l’opposé de la vie. 5 Et la vie est la paix. 6 Réveille-toi et oublie toute pensée de mort, et tu découvriras que tu as la paix de Dieu. 7 Or s’il t’est réellement donné de choisir, alors tu dois voir les causes des choses entre lesquelles tu choisis exactement telles qu’elles sont et où elles sont.

11. Quels choix peuvent être faits entre deux états, dont un seulement est clairement reconnu? 2 Qui pourrait être libre de choisir entre des effets, quand un seul est vu comme lui appartenant? 3 Un choix honnête ne pourrait jamais être perçu comme un choix divisé entre un toi minuscule et un monde énorme, avec des rêves différents au sujet de la vérité en toi. 4 Le fossé entre la réalité et les rêves ne réside pas entre le rêve du monde et ce que tu rêves en secret. 5 Ils ne font qu’un. 6 Le rêve du monde n’est qu’une partie de ton propre rêve dont tu t’es départi, et que tu as vue comme si c’était à la fois son début et sa fin. 7 Or c’est ton rêve secret qui l’a fait débuter, ce que tu ne perçois pas, bien qu’il ait causé la partie que tu vois et dont tu ne doutes pas qu’elle est réelle. 8 Comment pourrais-tu en douter tant que tu es endormi et rêves en secret que sa cause est réelle?

12. Un frère séparé de toi, un ancien ennemi, un meurtrier qui te traque dans la nuit et conspire ta mort, tout en planifiant qu’elle soit longue et lente; c’est de cela que tu rêves. 2 Or sous ce rêve il en est encore un autre, dans lequel tu deviens le meurtrier, l’ennemi secret, le pilleur et le destructeur de ton frère et du monde pareillement. 3 Là est la cause de la souffrance, l’espace entre tes petits rêves et ta réalité. 4 Le petit fossé que tu ne vois même pas, le lieu de naissance des illusions et de la peur, le temps de la terreur et de la haine ancienne, l’instant du désastre, sont tous là. 5 Là est la cause de l’irréalité. 6 Et c’est là qu’elle sera défaite.

13. Tu es le rêveur du monde des rêves. 2 Il n’a pas d’autre cause et n’en aura jamais. 3 Rien de plus effrayant qu’un rêve futile a terrifié le Fils de Dieu et lui a fait penser qu’il avait perdu son innocence, nié son Père et fait la guerre contre lui-même. 4 Le rêve est si effrayant, il semble si réel, qu’il ne pourrait pas se réveiller à la réalité sans une sueur de terreur et sans un cri de peur mortelle, à moins qu’un rêve plus doux ne précède son réveil et ne permette à son esprit plus calme d’accueillir, et non de craindre, la Voix qui appelle avec amour pour le réveiller; un rêve plus doux, dans lequel sa souffrance est guérie et où son frère est son ami. 5 Dieu a voulu qu’il s’éveille doucement et avec joie, et Il lui a donné les moyens de s’éveiller sans peur.

14. Accepte le rêve qu’il t’a donné au lieu du tien. 2 Il n’est pas difficile de changer un rêve une fois que le rêveur a été reconnu. 3 Repose dans le Saint-Esprit, et permets à Ses doux rêves de prendre la place de ceux que tu rêvais dans la terreur et dans la peur de la mort. 4 Il apporte des rêves de pardon, dans lesquels le choix n’est pas qui est l’assassin et qui sera la victime. 5 Dans les rêves qu’il apporte, il n’y a pas de meurtre et il n’y a pas de mort. 6 Le rêve de culpabilité s’efface de ta vue, bien que tes yeux soient fermés. 7 Un sourire est venu éclairer ta face endormie. 8 Le sommeil est paisible maintenant, car ce sont des rêves heureux.

15. Rêve tendrement de ton frère qui est sans péché et s’unit à toi en sainte innocence. 2 Et de ce rêve le Seigneur du Ciel éveillera Lui-même Son Fils bien-aimé. 3 Rêve aux gentillesses de ton frère au lieu de t’attarder dans tes rêves sur ses erreurs. 4 Choisis ses prévenances comme objet de tes rêves, au lieu de faire le compte des blessures qu’il a données. 5 Pardonne-lui ses illusions et rends-lui grâce de toute l’aide qu’il a donnée. 6 Et ne balaie pas ses nombreux dons parce qu’il n’est pas parfait dans tes rêves. 7 Il représente son Père, Que tu vois comme t’offrant à la fois la vie et la mort.

16. Frère, Il ne donne que la vie. 2 Or ce que tu vois comme les dons que ton frère offre représente les dons que tu rêves que ton Père te fait. 3 Laisse tous les dons de ton frère être vus à la lumière de la charité et de la bonté qui te sont offertes. 4 Et ne laisse aucune douleur troubler ton rêve de profonde gratitude pour les dons qu’il te fait.

UCEM – TEXTE – 27. La guérison du rêve ~ VI. Les témoins du péché (T-27.VI.)

In 27. ~ LA GUÉRISON DU RÊVE, 27.VI ~ Les témoins du péché, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 25 septembre 2008 at 20:41

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Chapitre 27

LA GUÉRISON DU RÊVE

VI. Les témoins du péché

1. La douleur démontre que le corps doit être réel. 2 C’est une voix forte, qui obscurcit, dont les cris perçants voudraient faire taire ce que dit le Saint-Esprit et garder Ses paroles loin de ta conscience. 3 La douleur force l’attention, la détournant de Lui et la concentrant sur elle-même. 4 Son but est le même que le plaisir, car les deux sont des moyens de rendre le corps réel. 5 Ce qui partage un but commun est le même. 6 Telle est la loi du but, qui unit en lui tous ceux qui le partagent. 7 Plaisir et douleur sont également irréels, parce que leur but ne peut pas être atteint. 8 Ce sont donc des moyens pour rien, car ils ont un but sans signification. 9 Et ils partagent le manque de signification qu’a leur but.

2. Le péché passe de la douleur au plaisir, puis de nouveau à la douleur. 2 Car l’un et l’autre sont un même témoin, qui porte ce seul message : «Tu es ici, dans ce corps, et tu peux être blessé. 3 Tu peux avoir du plaisir, mais seulement au coût de la douleur.» 4 À ces témoins se joignent de nombreux autres. 5 Chacun semble différent parce qu’il a un nom différent et semble donc répondre à un son différent. 6 Sauf pour cela, les témoins du péché sont tous pareils. 7 Appelle le plaisir douleur, et il blessera. 8 Appelle la douleur un plaisir, et la douleur derrière le plaisir ne sera plus ressentie. 9 Les témoins du péché ne font que passer d’un nom à l’autre, l’un avançant tandis que l’autre recule. 10 Or peu importe lequel est le plus avant. 11 Les témoins du péché n’entendent que l’appel de la mort.

3. Ce corps, qui en soi n’a pas de but, tient tous tes souvenirs et tous tes espoirs. 2 Tu utilises ses yeux pour voir, ses oreilles pour entendre, et tu le laisses te dire ce que c’est qu’il ressent. 3 Il ne le sait pas. 4 Il te dit seulement les noms que tu lui as donnés à utiliser, quand tu appelles les témoins de sa réalité. 5 Tu ne peux pas choisir parmi eux lesquels sont réels, car quel que soit celui que tu choisis, il est comme les autres. 6 C’est ce nom-ci ou ce nom-là, mais rien de plus, que tu choisis. 7 Tu ne rends pas un témoin vrai parce que tu l’appelles du nom de vérité. 8 La vérité se trouve en lui si c’est la vérité qu’il représente. 9 Et autrement il ment, même si tu l’appelais du saint Nom de Dieu Lui-même.

4. Le Témoin de Dieu ne voit pas de témoins contre le corps. 2 Il n’écoute pas non plus les témoins portant d’autres noms qui parlent en d’autres façons de sa réalité. 3 Il connaît qu’il n’est pas réel. 4 Car rien ne saurait contenir ce que tu crois qu’il tient en dedans. 5 Pas plus qu’il ne saurait dire à une partie de Dieu Lui-même ce qu’elle devrait ressentir et ce qu’est sa fonction. 6 Or Il doit aimer tout ce qui t’est cher. 7 Et pour chaque témoin de la mort du corps, Il envoie un témoin de ta vie en Celui Qui ne connaît pas la mort. 8 Chaque miracle qu’il apporte est témoin que le corps n’est pas réel. 9 Ses douleurs et ses plaisirs, il les guérit pareillement, car tous les témoins du péché par les Siens sont remplacés.

5. Le miracle ne fait pas de distinction entre les noms par lesquels les témoins du péché sont appelés. 2 Il prouve simplement que ce qu’ils représentent n’a pas d’effets. 3 Et il prouve cela parce que ses propres effets sont venus prendre leur place. 4 Peu importe le nom par lequel tu appelais ta souffrance. 5 Elle n’est plus là. 6 Celui Qui apporte le miracle les perçoit toutes comme une seule, appelée du nom de peur. 7 De même que la peur est témoin de la mort, de même le miracle est le témoin de la vie. 8 C’est un témoin que personne ne peut nier, car ce sont les effets de la vie qu’il apporte. 9 Les mourants revivent, les morts se relèvent et la douleur a disparu. 10 Or un miracle ne parle pas seulement pour lui-même, mais pour ce qu’il représente.

6. L’amour aussi a des symboles dans un monde de péché. 2 Le miracle pardonne parce qu’il représente ce qui est au-delà du pardon et est vrai. 3 Comme il est sot et insane de penser qu’un miracle est soumis aux lois qu’il est venu uniquement pour défaire ! 4 Les lois du péché ont différents témoins avec différentes forces. 5 Et ils attestent différentes souffrances. 6 Or pour Celui Qui envoie les miracles bénir le monde, un minuscule élancement de douleur, un petit plaisir mondain et les affres de la mort même sont un seul son : un appel à la guérison et un cri plaintif à l’aide dans un monde de misère. 7 C’est leur égalité que le miracle atteste. 8 C’est leur égalité qu’il prouve. 9 Les lois qui les disent différents sont dissoutes, et leur impuissance est démontrée. 10 Le but du miracle est d’accomplir cela. 11 Et Dieu Lui-même a garanti la force des miracles pour ce dont ils témoignent.

7. Sois donc témoin du miracle et non des lois du péché. 2 Il n’est plus besoin de souffrir. 3 Mais il est besoin que tu sois guéri, parce que la souffrance et le chagrin du monde l’ont rendu sourd à son salut et à sa délivrance.

8. La résurrection du monde attend ta guérison et ton bonheur, afin que tu démontres la guérison du monde. 2 L’instant saint remplacera tout péché si tu portes seulement ses effets avec toi. 3 Et nul ne choisira de souffrir davantage. 4 Quelle meilleure fonction pourrais-tu remplir que celle-là? 5 Sois guéri afin de guérir, et ne souffre pas que les lois du péché s’appliquent à toi. 6 Et la vérité te sera révélée, à toi qui as choisi de laisser les symboles de l’amour prendre la place du péché.

UCEM – TEXTE – 27. La guérison du rêve ~ V. L’ exemple de la guérison (T-27.V.)

In 27. ~ LA GUÉRISON DU RÊVE, 27.V ~ L'exemple de la guérison, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 25 septembre 2008 at 15:47

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Chapitre 27

LA GUÉRISON DU RÊVE

V. L’exemple de la guérison

1. La seule façon de guérir, c’est d’être guéri. 2 Le miracle s’étend sans ton aide, mais il est besoin de toi pour qu’il puisse commencer. 3 Accepte le miracle de la guérison, et il ira en s’étendant à cause de ce qu’il est. 4 C’est sa nature de s’étendre à l’instant où il est né. 5 Et il est né à l’instant où il est offert et reçu. 6 Nul ne peut demander à un autre d’être guéri. 7 Mais il peut se laisser lui-même être guéri, et ainsi offrir à l’autre ce qu’il a reçu. 8 Qui peut accorder à autrui ce qu’il n’a pas? 9 Et qui peut partager ce qu’il se nie à lui-même? 10 C’est à toi que parle le Saint-Esprit. 11 Il ne parle pas à quelqu’un d ‘autre. 12 Or par ton écoute Sa Voix s’étend, parce que tu as accepté ce qu’il dit.

2. La santé est le témoin de la santé. 2 Aussi longtemps qu’elle n’est pas attestée, elle reste sans conviction. 3 C’est seulement quand elle a été démontrée qu’elle est prouvée, et doit produire un témoin qui force la croyance. 4 Nul n’est guéri par des messages doubles. 5 Si tu souhaites seulement être guéri, tu guéris. 6 Ton but indivisé rend cela possible. 7 Mais si tu as peur de la guérison, alors elle ne peut pas venir par toi. 8 La seule chose qui est requise pour une guérison est l’absence de peur. 9 Les apeurés ne sont point guéris, et ne peuvent guérir. 10 Cela ne signifie pas que le conflit doive avoir disparu à jamais de ton esprit pour guérir. 11 Car s’il l’était, il n’y aurait alors aucun besoin de guérison. 12 Mais cela signifie, ne serait-ce que pour un instant, que tu aimes sans attaque. 13 Un instant est suffisant. 14 Les miracles n’attendent pas après le temps.

3. L’instant saint est la demeure des miracles. 2 De là, chacun naît en ce monde comme témoin d’un état d’esprit qui a transcendé le conflit et atteint la paix. 3 Il porte le réconfort du lieu de paix jusqu’au champ de bataille et démontre que la guerre n’a pas d’effets. 4 Car toutes les blessures que la guerre a cherché à porter, les corps brisés et les membres fracassés, les mourants hurlant et les morts silencieux, sont doucement relevés et réconfortés.

4. Il n’y a pas de tristesse là où un miracle est venu pour guérir. 2 Et rien de plus qu’un seul instant de ton amour sans attaque n’est nécessaire pour que tout cela se produise. 3 En ce seul instant tu es guéri, et en ce seul instant est faite toute guérison. 4 Qu’est-ce qui se tient à part de toi, quand tu acceptes la bénédiction qu’apporte l’instant saint? 5 N’aie pas peur de la bénédiction, car Celui Qui te bénit aime le monde entier et ne laisse rien dans le monde qui pourrait être craint. 6 Mais si tu recules devant la bénédiction, alors le monde semblera certes effrayant, car tu lui as retenu sa paix et son réconfort, le laissant mourir.

5. Est-ce qu’un monde si amèrement dépouillé ne serait pas comme une condamnation aux yeux de celui qui aurait pu le sauver, mais a reculé parce qu’il avait peur d’être guéri? 2 Les yeux de tous les mourants sont pleins de reproche, et la souffrance murmure : « Qu’y a-t-il à craindre ? » 3 Considère bien cette question. 4 C’est pour ton bien qu’elle est posée. 5 Un monde mourant demande seulement que tu te reposes un instant de l’attaque contre toi-même, pour qu’il soit guéri.

6. Viens à l’instant saint et sois guéri, car rien de ce qui est reçu là n’est laissé derrière quand tu retournes dans le monde. 2 Étant béni, tu béniras. 3 La vie t’est donnée à donner au monde mourant. 4 Et les yeux souffrants n’accuseront plus, mais ils luiront en te rendant grâce d’avoir donné bénédiction. 5 Le rayonnement de l’instant saint illuminera tes yeux et leur donnera la vue afin qu’ils voient au-delà de toute souffrance et voient la face du Christ à la place. 6 La guérison remplace la souffrance. 7 Qui regarde l’une ne peut percevoir l’autre, car elles ne peuvent pas être là toutes les deux. 8 Et ce que tu vois, le monde en sera témoin, et en témoignera.

7. Ainsi ta guérison est tout ce que le monde requiert pour être guéri. 2 Il a besoin d’une seule leçon qui ait été parfaitement apprise. 3 Et puis, quand tu l’oublies, le monde te rappelle doucement ce que tu as enseigné. 4 Aucun renforcement ne te sera refusé par ses remerciements, à toi qui t’es laissé guérir afin qu’il vive. 5 Il appellera ses témoins pour te montrer la face du Christ, à toi qui leur a apporté la vue par laquelle ils en ont témoigné. 6 Le monde de l’accusation est remplacé par un monde dans lequel tous les yeux se poseront avec amour sur l’Ami qui leur a apporté la délivrance. 7 Et avec bonheur ton frère percevra les nombreux amis qu’il pensait être des ennemis.

8. Les problèmes ne sont pas concrets mais ils prennent des formes concrètes, et ce sont ces formes concrètes qui composent le monde. 2 Et nul ne comprend la nature de son problème. 3 S’il le comprenait, il ne serait plus là pour qu’il le voie. 4 Sa nature même est de ne pas être. 5 Ainsi, tant qu’il le perçoit, il ne peut pas le percevoir tel qu’il est. 6 Mais la guérison est apparente en des cas concrets et elle se généralise pour les inclure tous. 7 Cela parce qu’en réalité ils sont tous les mêmes, malgré leurs formes différentes. 8 Tout apprentissage vise au transfert, lequel devient complet en deux situations qui sont vues comme une seule, car il n’y a là que des éléments communs. 9 Or cela ne peut être atteint que par Celui Qui ne voit pas les différences que tu vois. 10 Le transfert total de ton apprentissage n’est pas fait par toi. 11 Mais qu’il ait été fait malgré toutes les différences que tu vois, te convainc qu’elles ne pouvaient pas être réelles.

9. Ta guérison s’étendra et sera portée à des problèmes que tu ne pensais pas être les tiens. 2 Il sera aussi apparent que tes nombreux problèmes différents sont résolus quand tu as échappé à un seul d’entre eux. 3 Ce ne peut pas être leurs différences qui rend cela possible, car l’apprentissage ne saute pas d’une situation à son opposé en apportant les mêmes résultats. 4 Toute guérison doit procéder selon la loi et conformément aux lois qui ont été correctement perçues mais jamais violées. 5 Ne crains pas la façon dont tu les perçois. 6 Tu fais erreur, mais Celui Qui est au-dedans de toi a raison.

10. Laisse donc le transfert de ton apprentissage à Celui Qui en comprend réellement les lois, et Qui garantit qu’elles resteront inviolées et illimitées. 2 Ton rôle est simplement d’appliquer à toi-même ce qu’il t’a enseigné, et Il fera le reste. 3 Et c’est ainsi que le pouvoir de ton apprentissage t’est prouvé par tous les témoins différents qu’il trouve. 4 Ton frère sera le premier parmi eux à être vu, mais des milliers se tiennent derrière lui, et derrière chacun d’eux est un millier de plus. 5 Chacun peut paraître avoir un problème différent des autres. 6 Or ils sont résolus ensemble. 7 Et leur réponse commune montre que les questions ne pouvaient pas être séparées.

11. La paix soit avec toi à qui la guérison est offerte. 2 Tu apprends que la paix t’est donnée quand tu acceptes la guérison pour toi-même. 3 Tu n’as pas besoin d’en apprécier la valeur totale pour comprendre que tu en as bénéficié. 4 Ce qui s’est produit dans cet instant où l’amour est entré sans attaque restera à jamais avec toi. 5 Ta guérison en sera l’un des effets, comme celle de ton frère. 6 Partout où tu iras, tu en verras les effets multipliés. 7 Or tous les témoins que tu verras seront bien moins qu’il n’y en a réellement. 8 L’infini ne peut pas être compris en comptant simplement ses parties séparées. 9 Dieu te remercie de ta guérison, car Il connaît que c’est un don d’amour fait à Son Fils, et c’est à Lui, par conséquent, qu’il est donné.

UCEM – TEXTE – 27. La guérison du rêve ~ V. L’ exemple de la guérison (T-27.V.)

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Chapitre 27

LA GUÉRISON DU RÊVE

V. L’exemple de la guérison

1. La seule façon de guérir, c’est d’être guéri. 2 Le miracle s’étend sans ton aide, mais il est besoin de toi pour qu’il puisse commencer. 3 Accepte le miracle de la guérison, et il ira en s’étendant à cause de ce qu’il est. 4 C’est sa nature de s’étendre à l’instant où il est né. 5 Et il est né à l’instant où il est offert et reçu. 6 Nul ne peut demander à un autre d’être guéri. 7 Mais il peut se laisser lui-même être guéri, et ainsi offrir à l’autre ce qu’il a reçu. 8 Qui peut accorder à autrui ce qu’il n’a pas? 9 Et qui peut partager ce qu’il se nie à lui-même? 10 C’est à toi que parle le Saint-Esprit. 11 Il ne parle pas à quelqu’un d ‘autre. 12 Or par ton écoute Sa Voix s’étend, parce que tu as accepté ce qu’il dit.

2. La santé est le témoin de la santé. 2 Aussi longtemps qu’elle n’est pas attestée, elle reste sans conviction. 3 C’est seulement quand elle a été démontrée qu’elle est prouvée, et doit produire un témoin qui force la croyance. 4 Nul n’est guéri par des messages doubles. 5 Si tu souhaites seulement être guéri, tu guéris. 6 Ton but indivisé rend cela possible. 7 Mais si tu as peur de la guérison, alors elle ne peut pas venir par toi. 8 La seule chose qui est requise pour une guérison est l’absence de peur. 9 Les apeurés ne sont point guéris, et ne peuvent guérir. 10 Cela ne signifie pas que le conflit doive avoir disparu à jamais de ton esprit pour guérir. 11 Car s’il l’était, il n’y aurait alors aucun besoin de guérison. 12 Mais cela signifie, ne serait-ce que pour un instant, que tu aimes sans attaque. 13 Un instant est suffisant. 14 Les miracles n’attendent pas après le temps.

3. L’instant saint est la demeure des miracles. 2 De là, chacun naît en ce monde comme témoin d’un état d’esprit qui a transcendé le conflit et atteint la paix. 3 Il porte le réconfort du lieu de paix jusqu’au champ de bataille et démontre que la guerre n’a pas d’effets. 4 Car toutes les blessures que la guerre a cherché à porter, les corps brisés et les membres fracassés, les mourants hurlant et les morts silencieux, sont doucement relevés et réconfortés.

4. Il n’y a pas de tristesse là où un miracle est venu pour guérir. 2 Et rien de plus qu’un seul instant de ton amour sans attaque n’est nécessaire pour que tout cela se produise. 3 En ce seul instant tu es guéri, et en ce seul instant est faite toute guérison. 4 Qu’est-ce qui se tient à part de toi, quand tu acceptes la bénédiction qu’apporte l’instant saint? 5 N’aie pas peur de la bénédiction, car Celui Qui te bénit aime le monde entier et ne laisse rien dans le monde qui pourrait être craint. 6 Mais si tu recules devant la bénédiction, alors le monde semblera certes effrayant, car tu lui as retenu sa paix et son réconfort, le laissant mourir.

5. Est-ce qu’un monde si amèrement dépouillé ne serait pas comme une condamnation aux yeux de celui qui aurait pu le sauver, mais a reculé parce qu’il avait peur d’être guéri? 2 Les yeux de tous les mourants sont pleins de reproche, et la souffrance murmure : « Qu’y a-t-il à craindre ? » 3 Considère bien cette question. 4 C’est pour ton bien qu’elle est posée. 5 Un monde mourant demande seulement que tu te reposes un instant de l’attaque contre toi-même, pour qu’il soit guéri.

6. Viens à l’instant saint et sois guéri, car rien de ce qui est reçu là n’est laissé derrière quand tu retournes dans le monde. 2 Étant béni, tu béniras. 3 La vie t’est donnée à donner au monde mourant. 4 Et les yeux souffrants n’accuseront plus, mais ils luiront en te rendant grâce d’avoir donné bénédiction. 5 Le rayonnement de l’instant saint illuminera tes yeux et leur donnera la vue afin qu’ils voient au-delà de toute souffrance et voient la face du Christ à la place. 6 La guérison remplace la souffrance. 7 Qui regarde l’une ne peut percevoir l’autre, car elles ne peuvent pas être là toutes les deux. 8 Et ce que tu vois, le monde en sera témoin, et en témoignera.

7. Ainsi ta guérison est tout ce que le monde requiert pour être guéri. 2 Il a besoin d’une seule leçon qui ait été parfaitement apprise. 3 Et puis, quand tu l’oublies, le monde te rappelle doucement ce que tu as enseigné. 4 Aucun renforcement ne te sera refusé par ses remerciements, à toi qui t’es laissé guérir afin qu’il vive. 5 Il appellera ses témoins pour te montrer la face du Christ, à toi qui leur a apporté la vue par laquelle ils en ont témoigné. 6 Le monde de l’accusation est remplacé par un monde dans lequel tous les yeux se poseront avec amour sur l’Ami qui leur a apporté la délivrance. 7 Et avec bonheur ton frère percevra les nombreux amis qu’il pensait être des ennemis.

8. Les problèmes ne sont pas concrets mais ils prennent des formes concrètes, et ce sont ces formes concrètes qui composent le monde. 2 Et nul ne comprend la nature de son problème. 3 S’il le comprenait, il ne serait plus là pour qu’il le voie. 4 Sa nature même est de ne pas être. 5 Ainsi, tant qu’il le perçoit, il ne peut pas le percevoir tel qu’il est. 6 Mais la guérison est apparente en des cas concrets et elle se généralise pour les inclure tous. 7 Cela parce qu’en réalité ils sont tous les mêmes, malgré leurs formes différentes. 8 Tout apprentissage vise au transfert, lequel devient complet en deux situations qui sont vues comme une seule, car il n’y a là que des éléments communs. 9 Or cela ne peut être atteint que par Celui Qui ne voit pas les différences que tu vois. 10 Le transfert total de ton apprentissage n’est pas fait par toi. 11 Mais qu’il ait été fait malgré toutes les différences que tu vois, te convainc qu’elles ne pouvaient pas être réelles.

9. Ta guérison s’étendra et sera portée à des problèmes que tu ne pensais pas être les tiens. 2 Il sera aussi apparent que tes nombreux problèmes différents sont résolus quand tu as échappé à un seul d’entre eux. 3 Ce ne peut pas être leurs différences qui rend cela possible, car l’apprentissage ne saute pas d’une situation à son opposé en apportant les mêmes résultats. 4 Toute guérison doit procéder selon la loi et conformément aux lois qui ont été correctement perçues mais jamais violées. 5 Ne crains pas la façon dont tu les perçois. 6 Tu fais erreur, mais Celui Qui est au-dedans de toi a raison.

10. Laisse donc le transfert de ton apprentissage à Celui Qui en comprend réellement les lois, et Qui garantit qu’elles resteront inviolées et illimitées. 2 Ton rôle est simplement d’appliquer à toi-même ce qu’il t’a enseigné, et Il fera le reste. 3 Et c’est ainsi que le pouvoir de ton apprentissage t’est prouvé par tous les témoins différents qu’il trouve. 4 Ton frère sera le premier parmi eux à être vu, mais des milliers se tiennent derrière lui, et derrière chacun d’eux est un millier de plus. 5 Chacun peut paraître avoir un problème différent des autres. 6 Or ils sont résolus ensemble. 7 Et leur réponse commune montre que les questions ne pouvaient pas être séparées.

11. La paix soit avec toi à qui la guérison est offerte. 2 Tu apprends que la paix t’est donnée quand tu acceptes la guérison pour toi-même. 3 Tu n’as pas besoin d’en apprécier la valeur totale pour comprendre que tu en as bénéficié. 4 Ce qui s’est produit dans cet instant où l’amour est entré sans attaque restera à jamais avec toi. 5 Ta guérison en sera l’un des effets, comme celle de ton frère. 6 Partout où tu iras, tu en verras les effets multipliés. 7 Or tous les témoins que tu verras seront bien moins qu’il n’y en a réellement. 8 L’infini ne peut pas être compris en comptant simplement ses parties séparées. 9 Dieu te remercie de ta guérison, car Il connaît que c’est un don d’amour fait à Son Fils, et c’est à Lui, par conséquent, qu’il est donné.

UCEM – TEXTE – 27. La guérison du rêve ~ IV. La quiète réponse (T-27.IV.)

In 27. ~ LA GUÉRISON DU RÊVE, 27.IV ~ La quiète réponse, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 25 septembre 2008 at 14:56

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Chapitre 27

LA GUÉRISON DU RÊVE

IV. La quiète réponse

1. Dans la quiétude, toutes choses ont leur réponse et chaque problème est quiètement résolu. 2 Dans le conflit, il ne peut y avoir ni réponse ni résolution, car il a pour but de faire qu’aucune résolution ne soit possible, et de s’assurer qu’aucune réponse ne soit claire et nette. 3 Un problème posé dans le conflit n’a pas de réponse, car il est vu de différentes façons. 4 Et ce qui serait une réponse d’un point de vue n’en est pas une sous une autre lumière. 5 Tu es en conflit. 6 Il doit donc être clair que tu ne peux répondre à rien du tout, car le conflit n’a pas d’effets limités. 7 Or si Dieu a donné une réponse, il doit y avoir une façon dont tes problèmes sont résolus, car ce qu’il veut a déjà été fait.

2. Ainsi, ce doit être que cela n’implique pas le temps, et que chaque problème peut trouver sa réponse maintenant. 2 Or ce doit être aussi que, dans ton état d’esprit, la solution est impossible. 3 Par conséquent, Dieu doit t’avoir donné une voie qui permet d’atteindre un autre état d’esprit dans lequel la réponse est déjà là. 4 Tel est l’instant saint. 5 C’est ici que tous les problèmes devraient être portés et laissés. 6 C’est ici qu’est leur place, car c’est ici qu’est leur réponse. 7 Et là où est sa réponse, un problème doit être simple et être aisément résolu. 8 Il doit être inutile d’essayer de résoudre un problème là où la réponse ne peut pas être. 9 Or il est tout aussi sûr qu’il doit être résolu, s’il est porté là où est la réponse.

3. Ne tente de résoudre aucun problème, si ce n’est dans la sûreté de l’instant saint. 2 Car là le problème aura sa réponse et sa résolution. 3 En dehors, il n’y aura pas de solution, car il n’y a pas de réponse là qui se puisse trouver. 4 Nulle part en dehors n’est jamais posée une seule et simple question. 5 Le monde ne peut poser qu’une question double. 6 Une question avec de nombreuses réponses ne peut avoir de réponses. 7 Aucune d’elles ne conviendra. 8 Il ne pose pas une question pour avoir une réponse, mais seulement pour réaffirmer son point de vue.

4. Toutes les questions posées dans ce monde ne sont qu’une façon de regarder et non une question posée. 2 À une question posée dans la haine, il ne peut y avoir de réponse, parce que c’est une réponse en soi. 3 Une question double demande et répond, attestant deux fois la même chose sous une forme différente. 4 Le monde pose une seule question. 5 C’est ceci : «De ces illusions, laquelle est vraie? 6 Lesquelles établissent la paix et offrent la joie? 7 Et lesquelles peuvent apporter une évasion de toute la douleur dont ce monde est fait?» 8 Quelque forme que prenne la question, le but est le même. 9 Elle ne demande que pour établir que le péché est réel, et elle répond sous forme de préférence. 10 «Quel péché préfères-tu? 11 C’est celui-là que tu devrais choisir. 12 Les autres ne sont pas vrais. 13 Qu’est-ce que le corps peut obtenir que tu voudrais plus que tout? 14 Il est ton serviteur et aussi ton ami. 15 Mais dis-lui ce que tu veux et il te servira avec amour et bien.» 16 Tout cela n’est pas une question, car elle te dit ce que tu veux et où aller le chercher. 17 Elle ne laisse pas de place pour remettre en question ses croyances, sauf que ce qu’elle affirme prend la forme d’une question.

5. Une pseudo-question n’a pas de réponse. 2 Elle dicte la réponse alors même qu’elle demande. 3 Ainsi tout questionnement en ce monde est une forme de propagande pour lui-même. 4 Tout comme les témoins du corps ne sont que les sens d’en dedans de lui, ainsi les réponses aux questions du monde sont contenues dans les questions qui sont posées. 5 Là où les réponses représentent les questions, elles n’ajoutent rien de nouveau et rien n’a été appris. 6 Une question honnête est un outil d’apprentissage qui demande quelque chose que tu ne connais pas. 7 Elle ne pose pas de conditions à la réponse mais demande simplement ce que la réponse devrait être. 8 Mais nul dans un état de conflit n’est libre de poser cette question, car il ne veut pas une réponse honnête dans laquelle le conflit prend fin.

6. Ce n’est que dans l’instant saint qu’une question honnête peut être posée honnêtement. 2 Et c’est de la signification de la question que vient la signifiance de la réponse. 3 Ici il est possible de séparer tes souhaits de la réponse, pour qu’elle puisse t’être donnée et aussi être reçue. 4 La réponse est fournie partout. 5 Or c’est seulement ici qu’elle peut être entendue. 6 Une réponse honnête ne demande aucun sacrifice, parce qu’elle répond à des questions posées véritablement. 7 Les questions du monde demandent seulement de qui le sacrifice est exigé sans demander si le sacrifice a la moindre signification. 8 Ainsi, à moins que la réponse ne dise «de qui», elle restera non reconnue, non entendue, et la question est ainsi préservée intacte parce qu’elle s’est répondue elle-même. 9 L’instant saint est l’intervalle dans lequel l’esprit est suffisamment calme pour entendre une réponse qui n’est pas comprise dans la question posée. 10 Il offre quelque chose de nouveau et différent de la question. 11 Comment pourrait-elle avoir une réponse si elle ne fait que se répéter elle-même?

7. Par conséquent, ne tente de résoudre aucun problème dans un monde duquel la réponse a été barrée. 2 Mais porte le problème au seul endroit qui tient la réponse pour toi avec amour. 3 Ici sont les réponses qui résoudront tes problèmes parce qu’elles s’en tiennent à part et voient ce qui peut avoir une réponse; quelle est la question. 4 Dans le monde les réponses ne font que soulever une autre question, bien qu’elles laissent la première sans réponse. 5 Dans l’instant saint, tu peux porter la question à la réponse, et recevoir la réponse qui a été faite pour toi.

UCEM – TEXTE – 27. La guérison du rêve ~ III. Au-delà de tous les symboles (T-27.III.)

In 27. ~ LA GUÉRISON DU RÊVE, 27.III ~ Au-delà de tous les symboles, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 24 septembre 2008 at 20:28

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Chapitre 27

LA GUÉRISON DU RÊVE

III. Au-delà de tous les symboles

1. Le pouvoir ne peut pas s’opposer. 2 Car l’opposition l’affaiblirait, et un pouvoir affaibli est une idée contradictoire. 3 Une force faible est in-signifiante, et le pouvoir utilisé pour affaiblir est employé pour limiter. 4 Par conséquent, il doit être limité et faible, parce que tel en est le but. 5 Le pouvoir est sans opposition, pour être lui-même. 6 Aucune faiblesse ne peut y faire intrusion sans le changer en quelque chose qu’il n’est pas. 7 Affaiblir, c’est limiter, et c’est imposer un opposé qui contredit le concept qu’il attaque. 8 Et par là il joint à l’idée un quelque chose qu’elle n’est pas, et la rend inintelligible. 9 Qui peut comprendre un double concept, tel qu’un «pouvoir affaibli» ou un «amour haineux»?

2. Tu as décidé que ton frère est le symbole d’un « amour haineux », d’un «pouvoir affaibli» et, par-dessus tout, d’une «mort vivante ». 2 Ainsi il n’a aucune signification pour toi, car il représente ce qui est in-signifiant. 3 Il représente une double pensée, dont une moitié est annulée par la moitié restante. 4 Or même cela est vite contredit par la moitié qu’elle a annulée, de sorte que les deux disparaissent. 5 Et maintenant il ne représente rien. 6 Les symboles qui ne représentent que des idées qui ne peuvent pas être, doivent représenter un espace vide et le néant. 7 Or le néant et l’espace vide ne peuvent pas être une interférence. 8 Ce qui peut interférer avec la conscience de la réalité, c’est la croyance qu’il y a quelque chose là.

3. L’image de ton frère que tu vois ne signifie rien. 2 Il n’y a rien à attaquer ou à nier; rien à aimer ou à haïr, rien à doter d’un pouvoir ou à voir comme faible. 3 L’image a été entièrement annulée, parce qu’elle symbolisait une contradiction qui a annulé la pensée qu’elle représentait. 4 Et ainsi l’image n’a pas de cause du tout. 5 Qui peut percevoir l’effet sans une cause? 6 Et que peut être le sans-cause, sinon le néant? 7 L’image de ton frère que tu vois est entièrement absente et n’a jamais été. 8 Laisse donc l’espace vide qu’elle occupe être reconnu pour vacant, et le temps consacré à la voir perçu comme un temps passé vainement, un temps inoccupé.

4. Un espace vide qui n’est pas vu comme rempli, un intervalle de temps inutilisé qui n’est pas vu comme un temps passé et pleinement occupé, deviennent une invitation silencieuse faite à la vérité d’entrer, et de faire comme chez elle. 2 Aucune préparation ne peut être faite qui rehausserait l’attrait réel de l’invitation. 3 Car ce que tu laisses vacant, Dieu le remplira; et là où Il est, là aussi doit demeurer la vérité. 4 Un pouvoir qui n’est pas affaibli, qui n’a pas d’opposé, est ce qu’est la création. 5 Pour cela, il n’y a pas de symboles. 6 Rien n’indique quoi que ce soit au-delà de la vérité, car qu’est-ce qui peut représenter plus que tout? 7 Or le véritable défaire doit être bon. 8 Ainsi le premier remplacement de ton image est une autre image d’une autre sorte.

5. De même que le néant ne peut pas être représenté, de même il n’y a pas de symbole pour la totalité. 2 La réalité est finalement connue sans une forme, non représentée et non vue. 3 Le pardon n’est pas encore connu comme un pouvoir entièrement libre de limites. 4 Or il ne pose aucune des limites que tu as choisi d’imposer. 5 Le pardon est le moyen par lequel la vérité est représentée temporairement. 6 Il permet au Saint-Esprit de rendre possible l’échange d’images, jusqu’au moment où les aides sont in-signifiantes et l’apprentissage est fini. 7 Aucune aide à l’apprentissage n’a une utilité qui puisse s’étendre au-delà du but d’apprentissage. 8 Une fois que le but en est atteint, elle est sans fonction. 9 Or dans l’intervalle d’apprentissage, elle a une utilité que tu crains maintenant mais pourtant aimeras.

6. L’image de ton frère qui t’est donnée pour occuper l’espace si récemment laissé inoccupé et vacant, n’aura besoin d’aucune sorte de défense. 2 Car tu auras pour elle une très grande préférence. 3 Et tu ne tarderas pas un instant à décider que c’est la seule que tu veux. 4 Elle ne représente pas de doubles concepts. 5 Bien que ce ne soit que la moitié de l’image et qu’elle soit incomplète, en elle-même elle est pareille. 6 L’autre moitié de ce qu’elle représente reste inconnue, mais n’est pas annulée. 7 Ainsi Dieu est laissé libre de faire le dernier pas Lui-même. 8 Pour cela tu n’as pas besoin d’images ni d’aides à l’apprentissage. 9 Et ce qui finalement prend la place de toute aide à l’apprentissage est simplement.

7. Le pardon disparaît et les symboles s’effacent, et rien de ce que les yeux ont jamais vu ou que les oreilles ont jamais entendu ne reste à être perçu. 2 Un pouvoir entièrement illimité est venu, non pour détruire mais pour recevoir les siens. 3 Il n’y a pas de choix de fonction nulle part. 4 Le choix que tu crains de perdre, tu ne l’as jamais eu. 5 Or cela seul paraît interférer avec un pouvoir illimité et des pensées indivisées, complètes et heureuses, sans opposées. 6 Tu ne connais pas la paix d’un pouvoir qui ne s’oppose à rien. 7 Or il ne peut pas du tout y en avoir d’autre sorte. 8 Accueille le pouvoir qui est au-delà du pardon, et au-delà du monde des symboles et des limitations. 9 Il serait simplement, or donc Il est simplement.

UCEM – TEXTE – 27. La guérison du rêve ~ II. La peur de la guérison (T-27.II.)

In 27. ~ LA GUÉRISON DU RÊVE, 27.II ~ La peur de la guérison, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 23 septembre 2008 at 20:21

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Chapitre 27

LA GUÉRISON DU RÊVE

II. La peur de la guérison

1. La guérison est-elle effrayante? 2 Pour beaucoup, oui. 3 Car l’accusation fait barrage à l’amour, et les corps abîmés sont des accusateurs. 4 Ils bloquent fermement le chemin de la confiance et de la paix, proclamant que les frêles ne peuvent avoir confiance et que les abîmés n’ont pas de motifs de paix. 5 Qui a été blessé par son frère, et pourrait encore l’aimer et lui faire confiance? 6 Il a attaqué et il attaquera encore. 7 Ne le protège pas, parce que ton corps abîmé montre que tu dois être protégé de lui. 8 Pardonner peut être un acte de charité, mais ce n’est pas son dû. 9 Il peut être pris en pitié pour sa culpabilité, mais pas exonéré. 10 Et si tu lui pardonnes ses offenses, tu ne fais qu’ajouter à toute la culpabilité qu’il a réellement méritée.

2. Les non-guéris ne peuvent pardonner. 2 Car ils sont les témoins de ce que le pardon est injuste. 3 Ils voudraient conserver les conséquences de la culpabilité sur laquelle ils passent. 4 Or nul ne peut pardonner un péché qu’il croit réel. 5 Et ce qui a des conséquences doit être réel, parce que ce qu’il a fait peut être vu. 6 Le pardon n’est pas la pitié, qui ne cherche qu’à pardonner ce qu’elle pense être la vérité. 7 Le bien ne peut être rendu pour le mal, car le pardon ne commence pas par établir le péché pour ensuite le pardonner. 8 Qui peut dire en le pensant vraiment : « Mon frère, tu m’as blessé, et pourtant, parce que je suis le meilleur des deux, je te pardonne ma blessure. » 9 Son pardon et ta blessure ne peuvent exister ensemble. 10 L’un nie l’autre et doit le rendre faux.

3. Être témoin du péché et pourtant le pardonner, c’est un paradoxe que la raison ne saurait voir. 2 Car cela maintient que ce qui t’a été fait ne mérite pas de pardon. 3 Et en le donnant, tu accordes miséricorde à ton frère mais conserves la preuve qu’il n’est pas vraiment innocent. 4 Les malades restent des accusateurs. 5 Ils ne peuvent pardonner ni à leurs frères ni à eux-mêmes. 6 Car nul en qui repose le véritable pardon ne peut souffrir. 7 Il ne tient pas la preuve du péché sous les yeux de son frère. 8 Ainsi il doit avoir passé par-dessus et l’avoir ôté des siens. 9 Le pardon ne peut pas être pour l’un et non pour l’autre. 10 Qui pardonne est guéri. 11 Et dans sa guérison réside la preuve qu’il a véritablement pardonné et qu’il ne conserve aucune trace de condamnation qu’il voudrait encore se reprocher à lui-même ou à toute chose vivante.

4. Le pardon n’est pas réel à moins qu’il apporte une guérison à ton frère et à toi. 2 Tu dois attester que ses péchés n’ont pas d’effet sur toi pour démontrer qu’ils ne sont pas réels. 3 Autrement, comment pourrait-il être sans péché? 4 Et comment son innocence pourrait-elle être justifiée à moins que ses péchés n’aient pas d’effet qui légitime la culpabilité? 5 Les péchés sont au-delà du pardon justement parce qu’ils entraîneraient des effets qui ne peuvent être entièrement défaits et sur lesquels il n’est pas possible de passer entièrement. 6 Dans leur défaire réside la preuve que ce ne sont que des erreurs. 7 Laisse-toi être guéri afin d’être à même de pardonner, en offrant le salut à ton frère et à toi.

5. Un corps brisé montre que l’esprit n’a pas été guéri. 2 Un miracle de guérison prouve que la séparation est sans effet. 3 Ce que tu voudrais prouver à ton frère, tu le croiras. 4 La puissance du témoignage vient de ta croyance. 5 Et tout ce que tu dis, fais ou penses ne fait que témoigner de ce que tu lui enseignes. 6 Ton corps peut être le moyen d’enseigner qu’il n’a jamais souffert à cause de lui. 7 Et dans sa guérison, il peut offrir à ton frère le témoignage muet de son innocence. 8 C’est ce témoignage qui peut parler avec une puissance plus grande qu’un millier de langues. 9 Car là son pardon lui est prouvé.

6. Un miracle ne peut lui offrir rien de moins qu’il ne t’a donné. 2 Ainsi ta guérison montre que ton esprit est guéri, et qu’il a pardonné ce que ton frère n’a pas fait. 3 Ainsi il est convaincu que son innocence n’a jamais été perdue, et il est guéri avec toi. 4 Ainsi le miracle défait toutes les choses dont le monde atteste qu’elles ne peuvent jamais être défaites. 5 Et le désespoir et la mort doivent disparaître devant l’ancien clairon sonnant l’appel de la vie. 6 La puissance de cet appel est bien au-delà du faible et misérable cri de la mort et de la culpabilité. 7 L’appel ancien du Père à Son Fils, et du Fils aux Siens, sera la dernière trompette que le monde entendra jamais. 8 Frère, il n’y a pas de mort. 9 Et cela tu l’apprends lorsque tu souhaites seulement montrer à ton frère que tu n’as eu aucune blessure de lui. 10 Il pense que ton sang est sur ses mains, ainsi se tient-il pour condamné. 11 Or il t’est donné de lui montrer, par ta guérison, que sa culpabilité n’est que le tissu d’un rêve insensé.

7. Comme les miracles sont justes ! 2 Car ils accordent un don égal de pleine délivrance de la culpabilité à ton frère et à toi. 3 Ta guérison lui épargne de la douleur aussi bien qu’à toi, et tu es guéri parce que tu lui as souhaité du bien. 4 Telle est la loi à laquelle obéit le miracle : que la guérison ne voit pas de particularité du tout. 5 Elle ne vient pas de la pitié mais de l’amour. 6 Et l’amour prouverait que toute souffrance n’est que vaine imagination, un souhait sot et sans effet. 7 Ta santé est un résultat de ton désir de voir ton frère sans tache de sang sur ses mains et sans culpabilité sur son cœur, rendu lourd de la preuve du péché. 8 Et ce que tu souhaites t’est donné à voir.

8. Le «coût» de ta sérénité, c’est la sienne. 2 Voilà le «prix» que le Saint-Esprit et le monde interprètent différemment. 3 Le monde le perçoit comme l’énoncé du « fait » que ton salut sacrifie le sien. 4 Le Saint-Esprit connaît que ta guérison est le témoin de la sienne, et qu’elle ne peut pas du tout être à part de la sienne. 5 Aussi longtemps qu’il consent à souffrir, tu es non guéri. 6 Or tu peux lui montrer que sa souffrance est sans but et entièrement sans cause. 7 Montre-lui ta guérison, et il ne consentira plus à souffrir. 8 Car son innocence a été établie à tes yeux comme aux siens. 9 Et le rire remplacera vos soupirs, parce que le Fils de Dieu s’est souvenu qu’il est le Fils de Dieu.

9. Qui donc a peur de la guérison? 2 Seulement ceux pour qui le sacrifice et la douleur de leur frère représentent leur propre sérénité. 3 Leur impuissance et leur faiblesse représentent leurs motifs pour justifier sa souffrance. 4 La constante brûlure de la culpabilité dont il souffre sert à prouver qu’il est esclave, alors qu’ils sont libres. 5 Leur constante souffrance démontre qu’ils sont libres parce qu’ils le tiennent lié. 6 Et la maladie est désirée pour prévenir un changement dans l’équilibre des sacrifices. 7 Comment le Saint-Esprit pourrait-Il S’arrêter un instant, même moins, pour considérer un tel argument en faveur de la maladie? 8 Et ta guérison a-t-elle besoin d’être retardée parce que tu t’arrêtes pour écouter l’insanité ?

10. La correction n’est pas ta fonction. 2 Elle appartient à Celui Qui connaît ce qu’est la justice, et non la culpabilité. 3 Si tu assumes le rôle de la correction, tu perds la fonction du pardon. 4 Nul ne peut pardonner jusqu’à ce qu’il ait appris que la correction est seulement de pardonner et jamais d’accuser. 5 Seul, tu ne peux pas voir qu’ils sont les mêmes; par conséquent, la correction n’est pas de toi. 6 Identité et fonction sont les mêmes, et c’est par ta fonction que tu te connais toi-même. 7 Ainsi, si tu confonds ta fonction avec la fonction d’un Autre, ta confusion doit s’étendre à toi-même et à ce que tu es. 8 Qu’est-ce que la séparation, sinon le souhait de prendre à Dieu Sa fonction et de nier que c’est la Sienne? 9 Or si ce n’est pas la Sienne, ce n’est pas la tienne, car tu dois perdre ce que tu voudrais prendre.

11. Dans un esprit divisé, l’identité doit sembler être divisée. 2 Nul ne peut percevoir comme étant unifiée une fonction qui a des buts conflictuels et des fins différentes. 3 La correction, pour un esprit aussi divisé, doit être une façon de punir les péchés que tu penses être les tiens en quelqu’un d’autre. 4 C’est ainsi qu’il devient ta victime, et non ton frère, différent de toi en ceci qu’il est plus coupable et qu’il a donc besoin de ta correction, étant celui qui est plus innocent que lui. 5 Cela coupe sa fonction de la tienne, et donne aux deux un rôle différent. 6 Ainsi vous ne pouvez pas être perçus comme ne faisant qu’un, avec une fonction indivisée qui signifierait une identité partagée avec une seule fin.

12. La correction que tu ferais, toi, doit séparer, parce que c’est la fonction à elle donnée par toi. 2 Quand tu perçois que la correction est la même chose que le pardon, alors tu connais aussi que l’Esprit du Saint-Esprit et le tien ne font qu’Un. 3 Ainsi ta propre Identité est trouvée. 4 Or Il doit travailler avec ce qui lui est donné, et tu ne Lui accordes que la moitié de ton esprit. 5 C’est pourquoi Il représente l’autre moitié et semble avoir un autre but que celui que tu chéris et penses être le tien. 6 Ainsi ta fonction semble être divisée, avec une moitié opposée à une moitié. 7 Et ces deux moitiés semblent représenter une division à l’intérieur d’un soi perçu comme étant deux.

13. Considère comment cette perception de soi doit s’étendre, sans passer sur le fait que chaque pensée s’étend parce que c’est son but, étant ce qu’elle est réellement. 2 D’une idée de soi étant deux, vient la vue nécessaire d’une fonction divisée entre les deux. 3 Et ce que tu voudrais corriger n’est qu’une moitié de l’erreur, que tu penses l’être tout entière. 4 Les péchés de ton frère deviennent la cible centrale de la correction, de peur que tes erreurs et les siennes soient vues comme ne faisant qu’un. 5 Les tiennes sont des erreurs, mais les siennes sont des péchés et pas les mêmes que les tiennes. 6 Les siennes méritent la punition, tandis que sur les tiennes, en toute justice, il faudrait passer.

14. Tes propres erreurs, dans cette interprétation de la correction, tu ne les verras même pas. 2 Le point de mire de la correction a été placé à l’extérieur de toi, sur un qui ne peut pas faire partie de toi tant que dure cette perception. 3 Ce qui est condamné ne peut jamais être retourné à son accusateur, qui l’a haï et qui le hait encore comme symbole de sa peur. 4 Voilà ton frère, point de mire de ta haine, indigne de faire partie de toi et donc à l’extérieur de toi; l’autre moitié, qui est niée. 5 Et seul ce qui est laissé sans sa présence est perçu comme toi tout entier. 6 Pour cette moitié restante, le Saint-Esprit doit représenter l’autre moitié, jusqu’à ce que tu reconnaisses que c’est l’autre moitié. 7 Et cela Il le fait en vous donnant à toi et à lui une fonction qui est une, et non différente.

15. La correction est la fonction donnée aux deux, mais ni à l’un ni à l’autre seul. 2 Et lorsqu’elle est remplie de façon partagée, elle doit corriger les erreurs en toi et lui. 3 Elle ne peut pas laisser des erreurs non guéries en l’un et libérer l’autre. 4 Cela est un but divisé, qui ne peut pas être partagé, et ce ne peut donc pas être le but dans lequel le Saint-Esprit voit le Sien. 5 Et tu peux être sûr qu’il ne remplira pas une fonction qu’il ne voit pas et ne reconnaît pas pour Sienne. 6 Car c’est ainsi seulement qu’il peut garder la tienne préservée intacte, malgré Vos vues séparées sur ce qu’est ta fonction. 7 S’il soutenait une fonction divisée, tu serais certes perdu. 8 C’est Son inaptitude à voir Son but divisé et distinct pour toi et lui qui te préserve d’avoir conscience d’une fonction qui n’est pas la tienne. 9 Et c’est ainsi que la guérison vous est donnée à toi et à lui.

16. La correction doit être laissée à Celui Qui connaît que correction et pardon sont les mêmes. 2 Avec une moitié d’esprit, cela n’est pas compris. 3 Laisse donc la correction à l’Esprit qui est uni, et qui fonctionne comme un seul parce qu’il n’est pas divisé sur son but et qu’il conçoit une fonction indivisée comme sa seule fonction. 4 Ici la fonction qui lui est donnée est conçue comme lui étant Propre et non à part de celle que garde le Donneur parce qu’elle a été partagée. 5 Dans Son acceptation de cette fonction résident les moyens par lesquels ton esprit est unifié. 6 Son but indivisé unifie les moitiés de toi que tu perçois comme séparées. 7 Et chacune pardonne à l’autre, afin qu’il accepte son autre moitié comme faisant partie de lui.

UCEM – TEXTE – 27. La guérison du rêve ~ I. L’image de la crucifixion (T-27.I.)

In 27. ~ LA GUÉRISON DU RÊVE, 27.I ~ L'image de la crucifixion, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 23 septembre 2008 at 17:36

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Chapitre 27

LA GUÉRISON DU RÊVE

I. L’image de la crucifixion

1. Le souhait d’être injustement traité est une tentative de compromis qui voudrait combiner l’attaque et l’innocence. 2 Qui peut combiner l’entièrement incompatible et faire une unité de ce qui ne peut jamais se joindre? 3 Marche dans la voie de la douceur, et tu ne craindras ni mal ni ombres dans la nuit. 4 Mais ne place aucun symbole de terreur sur ta route, ou tu tresseras une couronne d’épines de laquelle ni ton frère ni toi n’échapperez. 5 Tu ne peux pas crucifier que toi seul. 6 Et si tu es injustement traité, il doit subir l’injustice que tu vois. 7 Tu ne peux pas sacrifier que toi seul. 8 Car le sacrifice est total. 9 S’il était le moindrement possible qu’il se produise, il entraînerait la création de Dieu tout entière, et le Père avec le sacrifice de Son Fils bien-aimé.

2. Dans ta délivrance du sacrifice, la sienne est rendue manifeste, et montrée comme étant la sienne. 2 Mais chaque douleur que tu ressens, tu la vois comme une preuve qu’il est coupable d’attaque. 3 Ainsi tu voudrais faire de toi le signe qu’il a perdu son innocence, et qu’il a seulement besoin de te regarder pour se rendre compte qu’il a été condamné. 4 Et ce qui était injuste envers toi, à lui viendra de bon droit. 5 L’injuste vengeance dont tu souffres maintenant lui appartient, et quand elle repose sur lui tu es libéré. 6 Ne souhaite pas faire de toi un symbole vivant de sa culpabilité, car tu n’échapperas pas à la mort que tu as faite pour lui. 7 Mais dans son innocence, tu trouves la tienne.

3. Chaque fois que tu consens à ressentir de la douleur, à être privé de quelque chose, à être traité injustement ou à avoir besoin de quoi que ce soit, tu ne fais qu’accuser ton frère d’attaque contre le Fils de Dieu. 2 Tu tiens une image de ta crucifixion devant ses yeux, afin qu’il voie que ses péchés sont inscrits au Ciel avec ton sang et ta mort, et qu’ils vont devant lui, fermant les portes et le condamnant à l’enfer. 3 Or cela est inscrit en enfer et non au Ciel, où tu es au-delà de l’attaque et prouves son innocence. 4 L’image de toi que tu lui offres, tu te la montres à toi-même et lui donnes toute ta foi. 5 Le Saint-Esprit t’offre, pour que tu la lui donnes, une image de toi dans laquelle il n’y a pas de douleur et pas du tout de reproche. 6 Et ce qui était martyrisé par sa culpabilité devient le parfait témoin de son innocence.

4. Le pouvoir du témoignage est au-delà de la croyance, parce qu’il apporte la conviction dans son sillage. 2 Le témoin est cru parce qu’il indique au-delà de lui-même ce qu’il représente. 3 Un toi malade et souffrant ne représente que la culpabilité de ton frère; le témoin que tu envoies pour qu’il n’oublie pas les blessures qu’il a données, desquelles tu jures qu’il n’échappera jamais. 4 Cette image malade et pitoyable, tu l’acceptes, si seulement elle peut servir à le punir. 5 Les malades sont sans pitié envers chacun, et par contagion ils cherchent à tuer. 6 La mort semble être un prix facile, s’ils peuvent dire : « Regarde-moi, frère, par ta main je meurs. » 7 Car la maladie est le témoin de sa culpabilité, et la mort prouverait que ses erreurs doivent être des péchés. 8 La maladie n’est qu’une «petite» mort, une forme de vengeance pas encore totale. 9 Or elle parle avec certitude pour ce qu’elle représente. 10 La morne et amère image que tu as envoyée à ton frère, c’est toi que sa vue a rempli de chagrin. 11 Et tout ce qu’elle lui a montré, tu l’as cru, parce qu’elle témoignait de la culpabilité en lui que tu as perçue et aimée.

5. Maintenant, dans les mains rendues douces par Son toucher, le Saint-Esprit dépose une image d’un toi différent. 2 C’est l’image d’un corps encore, car ce que tu es réellement ne peut être vu ni représenté. 3 Or celle-ci n’a pas été utilisée dans un but d’attaque; par conséquent, elle n’a jamais ressenti la moindre douleur. 4 Elle témoigne de l’éternelle vérité qui est que tu ne peux pas être blessé; et elle indique au-delà d’elle-même à la fois ton innocence et celle de ton frère. 5 Montre-lui cela, et il verra que toute cicatrice est guérie, et que le rire et l’amour ont essuyé toute larme. 6 Et là il verra son pardon, et avec des yeux guéris il regardera au-delà vers l’innocence qu’il contemple en toi. 7 Là est la preuve qu’il n’a jamais péché; que rien de ce que sa folie lui enjoignait de faire n’a jamais été fait, ni jamais eu d’effets d’aucune sorte. 8 Qu’aucun reproche qu’il a fait peser sur son cœur n’a jamais été justifié, et qu’aucune attaque ne peut jamais le toucher du dard empoisonné et implacable de la peur.

6. Atteste son innocence et non sa culpabilité. 2 Ta guérison est son réconfort et sa santé parce qu’elle prouve que les illusions ne sont pas vraies. 3 Ce n’est pas la volonté de vie mais le souhait de mort qui est la motivation pour ce monde. 4 Son seul but est de prouver que la culpabilité est réelle. 5 Il n’est pas une pensée, pas un acte, pas un sentiment en ce monde qui ait d’autre motivation que celle-là. 6 Voilà les témoins qui sont appelés pour être crus et prêter conviction au système pour lequel ils parlent et qu’ils représentent. 7 Chacun a de nombreuses voix, qui parlent à ton frère et à toi en des langues différentes. 8 Et pourtant, le message est le même pour les deux. 9 La parure du corps cherche à montrer comme sont beaux les témoins de la culpabilité. 10 Les soucis concernant le corps démontrent comme ta vie est fragile et vulnérable; comme est facilement détruit ce que tu aimes. 11 La dépression parle de la mort et la vanité, d’un réel souci de n’importe quel rien.

7. Le plus solide témoignage de futilité, qui renforce tous les autres et les aide à peindre une image dans laquelle le péché est justifié, c’est la maladie sous quelque forme qu’elle prenne. 2 Les malades ont une raison pour chacun de leurs désirs contre nature et de leurs étranges besoins. 3 Car qui pourrait vivre une vie si tôt écourtée et ne pas estimer la valeur de joies passagères? 4 Quels plaisirs pourrait-il y avoir qui dureront? 5 Les frêles ne sont-ils pas en droit de croire que chaque bribe de plaisir volée est le juste paiement de leurs petites vies? 6 Leur mort paiera le prix pour chacune d’elles, qu’ils jouissent ou non de leurs bénéfices. 7 La fin de la vie doit venir, quelle que soit la façon dont cette vie est menée. 8 Ainsi, prends donc plaisir dans le vite passé et l’éphémère.

8. Ce ne sont pas des péchés mais des témoins de l’étrange croyance que le péché et la mort sont réels, et que l’innocence et le péché arriveront pareillement à leur terme dans la tombe. 2 Si cela était vrai, il y aurait lieu de continuer à te contenter de chercher des joies passagères et de chérir des petits plaisirs où tu le peux. 3 Or dans cette image, le corps n’est pas perçu comme étant neutre et sans un but qui lui soit inhérent. 4 Car il devient le symbole du reproche, le signe d’une culpabilité dont les conséquences peuvent encore être vues, de sorte que la cause ne peut jamais être niée.

9. Ta fonction est de montrer à ton frère que le péché ne peut pas avoir de cause. 2 Comme ce doit être futile de te voir toi-même comme une image de la preuve que ce qu’est ta fonction ne peux jamais être ! 3 L’image du Saint-Esprit ne change pas le corps en quelque chose qu’il n’est pas. 4 Elle ne fait que lui enlever tous les signes d’accusation et de blâme. 5 Représenté sans but, il est vu comme n’étant ni malade ni bien portant, ni mauvais ni bon. 6 Aucune raison n’est offerte pour qu’il soit jugé de quelque façon que ce soit. 7 Il n’a pas de vie, mais il n’est pas mort non plus. 8 Il se tient à part de toute expérience d’amour ou de peur. 9 Car maintenant il ne témoigne encore de rien, son but étant ouvert, et l’esprit est rendu libre à nouveau de choisir à quoi il sert. 10 Maintenant il n’est pas condamné mais il attend qu’un but lui soit donné, afin de remplir la fonction qu’il recevra.

10. En cet espace vide, d’où le but de péché a été enlevé, tu es libre de te souvenir du Ciel. 2 Ici sa paix peut venir, et la parfaite guérison prendre la place de la mort. 3 Le corps peut devenir un signe de vie, une promesse de rédemption et un souffle d’immortalité pour ceux qui en ont assez de respirer l’odeur fétide de la mort. 4 Qu’il ait la guérison pour but. 5 Alors il enverra le message qu’il a reçu, et, par sa santé et sa beauté, il proclamera la vérité et la valeur qu’il représente. 6 Qu’il reçoive le pouvoir de représenter une vie sans fin, à jamais inattaquée. 7 Et qu’à ton frère, son message soit : « Regarde-moi, frère, par ta main je vis. »

11. La simple façon de laisser cela s’accomplir est simplement ceci : que le corps n’ait pas de but qui vienne du passé, quand tu étais sûr de connaître que son but était de favoriser la culpabilité. 2 Car celui-ci maintient avec insistance que ton image infirme est un signe durable de ce qu’elle représente. 3 Cela ne laisse aucun espace dans lequel une vue différente, un autre but, puisse lui être donné. 4 Tu ne connais pas son but. 5 Tu n’as fait que donner des illusions de but à une chose que tu as faite pour te cacher à toi-même ta fonction. 6 Cette chose sans but ne peut pas cacher la fonction que le Saint-Esprit a donnée. 7 Laisse donc son but et ta fonction être enfin réconciliés et vus comme ne faisant qu’un.

UCEM – TEXTE – 26. La transition ~ X. La fin de l’injustice

In 26. ~ LA TRANSITION, 26.X ~ La fin de l'injustice, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 22 septembre 2008 at 20:25

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Chapitre 26

LA TRANSITION

X. La fin de l’injustice

1. Que reste-t-il, donc, à défaire pour que tu te rendes compte de Leur Présence? 2 Seulement ceci : tu as une vue différente de quand l’attaque est justifiée, et quand tu penses qu’elle est injuste et ne devrait pas être permise. 3 Quand tu la perçois comme injuste, tu penses qu’une réponse de colère est maintenant juste. 4 Et ainsi tu vois ce qui est le même comme étant différent. 5 La confusion n’est pas limitée. 6 Pour peu qu’elle se produise, elle sera totale. 7 Et sa présence, sous n’importe quelle forme, cachera Leur Présence. 8 Ils sont connus avec clarté ou pas du tout. 9 Une perception confuse bloquera la connaissance. 10 La question n’est pas de savoir de quelle taille est la confusion, ni à quel point elle interfère. 11 Sa simple présence ferme la porte à la Leur, et Les garde là inconnus.

2. Qu’est-ce que cela signifie si tu perçois l’attaque sous certaines formes comme injuste envers toi? 2 Cela signifie qu’il doit y avoir certaines formes sous lesquelles tu la penses juste. 3 Car autrement, comment certaines pourraient-elles être évaluées comme injustes ? 4 À certaines, donc, une signification est donnée, qui sont perçues comme raisonnables. 5 Et seulement certaines sont vues comme in-signifiantes. 6 Et cela nie le fait qu’elles sont toutes insensées, également sans cause ni conséquence, et qu’elles ne peuvent avoir d’effets d’aucune sorte. 7 Leur Présence est obscurcie par n’importe quel voile dressé entre Leur innocence éclatante et la conscience que tu as que c’est la tienne et qu’elle appartient également à toute chose vivante avec toi. 8 Dieu ne limite pas. 9 Et ce qui est limité ne peut pas être le Ciel. 10 Donc ce doit être l’enfer.

3. L’injustice et l’attaque sont une seule erreur, et elles sont jointes si fermement que là où l’une est perçue, l’autre doit être vue. 2 Tu ne peux pas être injustement traité. 3 La croyance que tu l’es n’est qu’une autre forme de l’idée que tu es privé de quelque chose par quelqu’un qui n’est pas toi. 4 La projection de la cause du sacrifice est à la racine de tout ce que tu perçois comme injuste et non ta juste récompense. 5 Or c’est toi qui demandes cela de toi-même, avec une profonde injustice envers le Fils de Dieu. 6 Tu n’as pas d’ennemi, sauf toi-même, et tu es certes son ennemi parce que tu ne le connais pas comme toi-même. 7 Que pourrait-il y avoir de plus injuste qu’il soit privé de ce qu’il est, que lui soit nié le droit d’être lui-même, et qu’il lui soit demandé de sacrifier l’amour de son Père et le tien comme n’étant pas son dû?

4. Prends garde à la tentation de te percevoir injustement traité. 2 Dans cette optique, tu cherches à trouver une innocence qui n’est pas la Leur mais la tienne seule, et cela au coût de la culpabilité de quelqu’un d’autre. 3 L’innocence peut-elle s’acheter en donnant ta culpabilité à quelqu’un d’autre? 4 Et est-ce l’innocence que ton attaque contre lui tente d’obtenir? 5 N’est-ce pas le châtiment de ta propre attaque contre le Fils de Dieu que tu cherches? 6 N’est-il pas plus sûr de croire que tu es innocent de cela, mais fait victime malgré ton innocence? 7 Quelle que soit la façon dont le jeu de la culpabilité est joué, il doit y avoir perte. 8 Quelqu’un doit perdre son innocence pour que quelqu’un d’autre puisse la lui prendre et la faire sienne.

5. Tu penses que ton frère est injuste envers toi parce que tu penses que l’un doit être injuste pour rendre l’autre innocent. 2 Et à ce jeu tu perçois un seul but pour toute ta relation. 3 Et tu cherches à l’ajouter au but qui lui a été donné. 4 Le but du Saint-Esprit est de laisser la Présence de tes saints Hôtes t’être connue. 5 Et à ce but rien ne peut être ajouté, car le monde est sans but si ce n’est de lui. 6 Ajouter ou enlever à ce seul but, c’est enlever au monde et t’enlever à toi-même tout but. 7 Et chaque injustice que le monde paraît t’imposer, c’est toi qui la lui as imposée en le rendant sans but et sans la fonction que voit le Saint-Esprit. 8 Et la simple justice ainsi a été niée à chaque chose vivante sur la terre.

6. Ce que cette injustice te fait, à toi qui juges injustement et qui vois comme tu as jugé, tu ne peux le calculer. 2 Le monde devient pâle et menaçant, et tu ne peux percevoir aucune trace de tout l’heureux étincellement qu’apporte le salut pour éclairer ton chemin. 3 Ainsi tu te vois toi-même privé de lumière, abandonné aux ténèbres, injustement laissé sans but dans un monde futile. 4 Le monde est juste parce que le Saint-Esprit a porté l’injustice à la lumière en dedans, et là toute iniquité a été résolue et remplacée par la justice et par l’amour. 5 Si tu perçois l’injustice n’importe où, tu as seulement besoin de dire :

6 Par ceci je nie la Présence du Père et du Fils.

7 Et je voudrais plutôt Les connaître que de voir

l’injustice, que Leur Présence dissipe.

UCEM – TEXTE – 26. La transition ~ IX. Car Ils sont venus (T-26.IX.)

In 26. ~ LA TRANSITION, 26.IX ~ Car Ils sont venus, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 22 septembre 2008 at 19:56

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Chapitre 26

LA TRANSITION

IX. Car Ils sont venus

1. Pense seulement comme tu dois être saint, toi de qui la Voix pour Dieu appelle ton frère avec amour, pour que tu éveilles en lui la Voix qui répond à ton appel! 2 Et pense comme il doit être saint quand dort en lui ton propre salut, joint à sa liberté ! 3 Si fort que tu le souhaites condamné, Dieu est en lui. 4 Et tu ne connaîtras jamais qu’il est aussi en toi tant que tu attaques la demeure qu’il a choisie et livres bataille à Son hôte. 5 Regarde-le doucement. 6 Qui porte le Christ en lui, regarde-le avec des yeux remplis d’amour, afin de contempler sa gloire et de te réjouir que le Ciel ne soit pas séparé de toi.

2. Est-ce trop demander qu’un peu de confiance pour celui qui t’apporte le Christ, afin que tous tes péchés te soient pardonnés sans qu’il en reste un seul que tu chérisses encore ? 2 N’oublie pas qu’une ombre tenue entre ton frère et toi obscurcit la face du Christ et la mémoire de Dieu. 3 Les troquerais-tu contre une haine ancienne? 4 La terre sur laquelle tu te tiens est une terre sainte à cause d’Eux, Qui Se tiennent là avec toi et l’ont bénie de Leur innocence et de Leur paix.

3. Le sang de la haine s’efface pour laisser l’herbe reverdir, et laisser les fleurs être toutes blanches et étincelantes sous le soleil d’été. 2 Ce qui était un lieu de mort est maintenant devenu un temple vivant dans un monde de lumière. 3 À cause d’Eux. 4 C’est Leur Présence qui a relevé la sainteté afin qu’elle prenne son ancienne place sur un ancien trône. 5 À cause d’Eux les miracles ont poussé comme l’herbe et les fleurs sur la terre stérile que la haine avait brûlée et rendue désertique. 6 Ce que la haine a fait, Ils l’ont défait. 7 Et maintenant tu te tiens sur une terre si sainte que le Ciel se penche pour se joindre à elle et la rendre pareille à lui. 8 L’ombre d’une haine ancienne a disparu et toute la ruine et la désolation s’en sont allées à jamais de la terre où Ils sont venus.

4. Que sont une centaine ou un millier d’années pour Eux, ou des dizaines de milliers? 2 Lorsqu’ils viennent, le temps a rempli son but. 3 Ce qui n’a jamais été passe dans le néant lorsqu’ils sont venus. 4 Ce que la haine réclamait est abandonné à l’amour, et la liberté éclaire chaque chose vivante et l’élève jusqu’au Ciel où les lumières se font de plus en plus brillantes comme chacune d’elles rentre chez elle. 5 L’incomplet est rendu complet à nouveau, et la joie du Ciel a été augmentée parce que ce qui est le sien lui a été rendu. 6 Du sang qui la couvrait, la terre est lavée, et les insanes ont ôté leurs vêtements d’insanité pour se joindre à Eux sur la terre où tu te tiens.

5. Le Ciel est reconnaissant du don de ce qui a été si longtemps retenu. 2 Car Ils sont venus pour rassembler Les leurs. 3 Ce qui a été verrouillé est ouvert; ce qui était tenu à part de la lumière est abandonné, pour que la lumière y luise et ne laisse ni espace ni distance traînant encore entre la lumière du Ciel et le monde.

6. Le plus saint de tous les points de la terre est là où une haine ancienne est devenue un amour présent. 2 Et Ils viennent rapidement au temple vivant, où une demeure pour Eux a été établie. 3 Il n’est pas au Ciel de lieu plus saint. 4 Et Ils sont venus demeurer dans le temple à Eux offert pour être Leur lieu de repos aussi bien que le tien. 5 Ce que la haine a délivré à l’amour devient la lumière la plus éclatante dans le rayonnement du Ciel. 6 Et toutes les lumières au Ciel brillent d’un plus grand éclat, en reconnaissance de ce qui a été rétabli.

7. Autour de toi voltigent des anges avec amour, pour garder éloignées toutes les sombres pensées de péché et garder la lumière où elle est entrée. 2 Les traces de tes pas illuminent le monde, car là où tu vas, le pardon t’accompagne avec joie. 3 Il n’en est pas un sur terre qui ne rende grâce à celui qui a rétabli sa demeure et l’a mis à l’abri du rude hiver et du froid glacial. 4 Le Seigneur du Ciel et Son Fils donneraient-Ils moins en reconnaissance de tellement plus?

8. Maintenant le temple du Dieu vivant est rebâti pour être l’hôte à nouveau de Celui par Qui il fut créé. 2 Là où Il demeure, Son Fils demeure avec Lui, jamais séparé. 3 Et Ils rendent grâce de ce qu’ils sont enfin les bienvenus. 4 Là où se dressait une croix se tient maintenant le Christ ressuscité, et les anciennes cicatrices sont guéries à Ses yeux. 5 Un ancien miracle est venu pour bénir et remplacer une ancienne inimitié qui était venue pour tuer. 6 Avec douceur et gratitude, Dieu le Père et le Fils retournent à ce qui est Leur, et le sera à jamais. 7 Maintenant le but du Saint-Esprit est accompli. 8 Car Ils sont venus ! 9 Car Ils sont enfin venus !

UCEM – TEXTE – 26. La transition ~ VIII. L’immédiateté du salut (T-26.VIII.)

In 26. ~ LA TRANSITION, 26.VIII ~ L'immédiateté du salut, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 22 septembre 2008 at 14:36

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Chapitre 26

LA TRANSITION

VIII. L’immédiateté du salut

1. Le seul problème restant que tu as, c’est que tu vois un intervalle entre le moment où tu pardonnes et celui où tu recevras le bénéfice d’avoir confiance en ton frère. 2 Cela ne fait que refléter le petit peu que tu voudrais garder entre toi et ton frère, afin que toi et lui soyez un petit peu séparés. 3 Car le temps et l’espace sont une seule illusion, qui prend des formes différentes. 4 Si elle a été projetée au-delà de ton esprit, tu penses que c’est le temps. 5 Plus elle est rapprochée d’où elle est, plus tu y penses en tant qu’espace.

2. Il y a une distance que tu voudrais garder à part de ton frère, et tu perçois cet espace comme étant le temps parce que tu crois encore que tu es extérieur à ton frère. 2 Cela rend la confiance impossible. 3 Et tu ne peux pas croire que la confiance réglerait chaque problème maintenant. 4 Ainsi tu penses qu’il est plus sûr de rester un peu prudent et un peu attentif aux intérêts perçus comme étant séparés. 5 À partir de cette perception, tu ne peux pas concevoir de gagner ce que le pardon offre maintenant. 6 L’intervalle que tu penses y avoir entre le donner et le recevoir du don semble être un intervalle dans lequel tu sacrifies et perds. 7 Tu vois un salut ultérieur, et non des résultats immédiats.

3. Le salut est immédiat. 2 À moins de le percevoir ainsi, tu en auras peur, croyant que le risque de perte est grand entre le moment où son but est fait tien et celui où ses effets te viendront. 3 Sous cette forme l’erreur est encore obscurcie qui est la source de la peur. 4 Le salut effacerait l’espace que tu vois encore entre vous, et vous laisserait instantanément devenir un. 5 Et c’est là que tu crains qu’il y aurait perte. 6 Ne projette pas cette peur sur le temps, car le temps n’est pas l’ennemi que tu perçois. 7 Le temps est aussi neutre que l’est le corps, sauf en ce qui concerne ce à quoi tu crois qu’il sert. 8 Si tu voulais garder encore un petit espace entre toi et ton frère, alors tu voudrais avoir un peu de temps durant lequel le pardon est retenu un petit moment. 9 Et cela fait que l’intervalle entre le moment où le pardon t’est retenu puis donné semble dangereux, et la terreur justifiée.

4. Or l’espace entre toi et ton frère n’est apparent que dans le présent, maintenant, et ne peut pas être perçu dans un temps futur. 2 Il n’est pas possible non plus de passer par-dessus, sauf dans le présent. 3 Ce n’est pas une perte future qui te fait peur. 4 C’est la jonction présente qui t’épouvante. 5 Qui peut ressentir la désolation, sauf maintenant? 6 Une cause future n’a pas encore d’effets. 7 C’est donc que si tu as peur, il y a une cause présente. 8 Et c’est cela qui a besoin de correction, et non un état futur.

5. Les plans que tu fais pour ta sécurité sont tous situés dans le futur, où tu ne peux pas planifier. 2 Aucun but ne lui a encore été donné, et ce qui arrivera n’a pas encore de cause. 3 Qui peut prédire les effets sans une cause? 4 Et qui pourrait craindre les effets à moins de penser qu’ils ont été causés, et jugés désastreux maintenant? 5 La croyance dans le péché suscite la peur et, comme sa cause, elle regarde devant, regarde derrière, mais passe sur ce qui est ici et maintenant. 6 Or c’est seulement ici et maintenant que doit être sa cause, si ses effets ont déjà été jugés effrayants. 7 En passant sur cela, elle est protégée et gardée séparée de la guérison. 8 Car le miracle est maintenant. 9 Il se tient déjà ici, dans la grâce présente, dans le seul intervalle de temps sur lequel ont passé le péché et la peur, mais qui est tout ce qu’est le temps.

6. La mise en œuvre de toute correction ne prend pas de temps du tout. 2 Or l’acceptation de la mise en œuvre peut sembler prendre une éternité. 3 Le changement de but que le Saint-Esprit a apporté à ta relation contient en soi tous les effets que tu verras. 4 Ils peuvent être vus maintenant. 5 Pourquoi attendre jusqu’à ce qu’ils se déroulent dans le temps et craindre qu’ils puissent ne pas venir, bien que déjà là? 6 Il t’a été dit que tout apporte le bien qui vient de Dieu. 7 Et pourtant il semble qu’il n’en soit pas ainsi. 8 Le bien sous la forme d’un désastre est difficile à croire par avance. 9 D’ailleurs il n’y a pas réellement de sens dans cette idée.

7. Pourquoi le bien devrait-il apparaître sous la forme du mal? 2 Et n’est-ce pas tromperie s’il le fait? 3 Sa cause est ici, pour peu qu’il apparaisse. 4 Pourquoi donc les effets n’en sont-ils pas apparents? 5 Pourquoi dans le futur? 6 Et tu cherches à te contenter de soupirer, en «raisonnant» que tu ne comprends pas maintenant mais le feras un jour. 7 Et alors la signification en sera claire. 8 Cela n’est pas raison, car c’est injuste, et suggère clairement la punition jusqu’au moment où la libération est toute proche. 9 Étant donné un changement de but pour le bien, il n’y a aucune raison pour un intervalle durant lequel le désastre frappe, qui sera perçu un jour comme «bien» mais maintenant sous forme de douleur. 10 Cela est le sacrifice de maintenant, ce qui ne pourrait pas être le coût que demande le Saint-Esprit pour ce qu’il a donné sans le moindre coût.

8. Or cette illusion a une cause qui, bien que non vraie, doit être déjà dans ton esprit. 2 Et cette illusion n’est qu’un effet qu’elle engendre, et qu’une forme sous laquelle ses conséquences sont perçues. 3 Cet intervalle dans le temps, où le châtiment est perçu comme la forme sous laquelle le «bien» apparaît, n’est qu’un aspect du petit espace qu’il y a entre vous, encore impardonné.

9. Ne te contente pas d’un bonheur futur. 2 Il n’a aucune signification et n’est pas ta juste récompense. 3 Car tu as cause de liberté maintenant. 4 À quoi sert la liberté sous la forme d’un prisonnier? 5 Pourquoi la délivrance devrait-elle être déguisée en mort? 6 Retarder est insensé, et le «raisonnement» soutenant que les effets d’une cause présente doivent être retardés jusqu’à un temps futur, n’est que le déni du fait que la conséquence et la cause doivent venir en ne faisant qu’un. 7 Ne regarde pas le temps, mais le petit espace encore entre vous, pour en être délivré. 8 Et ne le laisse pas être déguisé en temps et être ainsi préservé parce que sa forme est changée et ce qu’il est ne peut pas être reconnu. 9 Le but du Saint-Esprit maintenant est le tien. 10 Son bonheur ne devrait-il pas aussi être le tien?

UCEM – TEXTE – 26. La transition ~ VII. Les lois de la guérison (T-26.VII.)

In 26. ~ LA TRANSITION, 26.VII ~ Les lois de la guérison, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 20 septembre 2008 at 10:20

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Chapitre 26

LA TRANSITION

VII. Les lois de la guérison

1. Ceci est un cours en miracles. 2 Par conséquent, les lois de la guérison doivent d’abord être comprises afin que le but de ce cours puisse être atteint. 3 Passons en revue les principes que nous avons traités, et arrangeons-les de façon à résumer tout ce qui doit se produire pour que la guérison soit possible. 4 Car une fois qu’elle est possible, elle doit se produire.

2. Toute maladie vient de la séparation. 2 Lorsque la séparation est niée, elle disparaît. 3 Car elle a disparu aussitôt que l’idée qui l’a amenée a été guérie et remplacée par la santé d’esprit. 4 La maladie et le péché sont vus comme conséquence et cause, dans une relation gardée cachée à la conscience afin d’être soigneusement préservée de la lumière de la raison.

3. La culpabilité demande punition, et sa requête est accordée. 2 Pas en vérité, mais dans le monde d’ombres et d’illusions bâti sur le péché. 3 Le Fils de Dieu a perçu ce qu’il voulait voir, parce que la perception est un souhait satisfait. 4 La perception change, faite pour prendre la place de la connaissance inchangeable. 5 Or la vérité est inchangée. 6 Elle ne peut pas être perçue, mais seulement connue. 7 Ce qui est perçu prend de nombreuses formes, mais aucune d’elles n’a de signification. 8 Porté à la vérité, le caractère insensé en est apparent. 9 Tenu à part de la vérité, il semble avoir une signification et être réel.

4. Les lois de la perception sont l’opposé de la vérité, et ce qui est vrai de la connaissance n’est pas vrai de quoi que ce soit qui est à part d’elle. 2 Or Dieu a donné une réponse au monde de la maladie, qui s’applique à toutes ses formes. 3 La réponse de Dieu est éternelle, bien qu’elle œuvre dans le temps, où il est besoin d’elle. 4 Or, parce qu’elle est de Dieu, les lois du temps n’affectent pas son fonctionnement. 5 Elle est dans ce monde, mais n’en fait pas partie. 6 Car elle est réelle, et elle demeure là où doit être toute réalité. 7 Les idées ne quittent pas leur source, et leurs effets n’en sont séparés qu’en apparence. 8 Les idées sont de l’esprit. 9 Ce qui est projeté au-dehors, et semble être extérieur à l’esprit, n’est pas du tout à l’extérieur, mais un effet de ce qui est au-dedans et n’a pas quitté sa source.

5. La réponse de Dieu réside là où doit être la croyance dans le péché, car c’est là seulement que ses effets peuvent être complètement défaits et sans cause. 2 Les lois de la perception doivent être renversées, parce qu’elles sont des renversements des lois de la vérité. 3 Les lois de la vérité à jamais seront vraies, et elles ne peuvent pas être renversées; or elles peuvent être vues sens dessus dessous. 4 Et cela doit être corrigé là où réside l’illusion de renversement.

6. Il est impossible qu’une illusion soit moins accessible à la vérité que les autres. 2 Mais il est possible qu’à certaines une plus grande valeur soit donnée, et qu’elles soient offertes moins volontiers à la vérité pour la guérison et pour l’aide. 3 Aucune illusion n’a la moindre vérité en elle. 4 Or il semble que certaines soient plus vraies que d’autres, quoique cela n’ait manifestement aucun sens. 5 Tout ce qu’une hiérarchie d’illusions peut montrer, c’est une préférence et non la réalité. 6 En quoi la préférence concerne-t-elle la vérité? 7 Les illusions sont des illusions et sont fausses. 8 Ta préférence ne leur donne pas de réalité. 9 Aucune n’est vraie en aucune façon, et toutes doivent céder avec la même facilité devant ce que Dieu a donné comme réponse à toutes. 10 La Volonté de Dieu est Une. 11 Et n’importe quel souhait qui semble aller contre Sa Volonté n’a pas de fondement dans la vérité.

7. Le péché n’est pas une erreur, car il va au-delà de la correction jusqu’à l’impossibilité. 2 Or la croyance qu’il est réel a fait que certaines erreurs semblent être à jamais sans espoir de guérison, et des raisons durables pour l’enfer. 3 S’il en était ainsi, alors au Ciel s’opposerait son propre opposé, aussi réel que lui. 4 Alors la Volonté de Dieu serait divisée en deux, et toute création serait soumise aux lois de deux pouvoirs opposés, jusqu’à ce que Dieu devienne impatient, divise le monde et Se charge Lui-même de l’attaque. 5 Ainsi a-t-Il perdu l’Esprit, proclamant que le péché Lui a pris Sa réalité et a porté Son Amour enfin aux pieds de la vengeance. 6 Avec un tableau aussi insane, on peut s’attendre à une défense insane, mais elle ne peut pas établir que le tableau doit être vrai.

8. Rien ne donne une signification où il n’y a pas de signification. 2 Et la vérité n’a pas besoin de défense pour la rendre vraie. 3 Les illusions n’ont pas de témoins et pas d’effets. 4 Qui les regarde n’est que trompé. 5 Le pardon est la seule fonction ici et il sert à apporter la joie que ce monde nie à chaque aspect du Fils de Dieu où il pensait que le péché régnait. 6 Tu ne vois peut-être pas le rôle que joue le pardon pour mettre fin à la mort et à toutes les croyances qui surgissent des brumes de la culpabilité. 7 Les péchés sont des croyances que tu imposes entre ton frère et toi. 8 Ils te limitent à un temps et à un lieu, et donnent un petit espace à toi, un autre petit espace à lui. 9 Cette séparation d’avec le reste est symbolisée, dans ta perception, par un corps qui est clairement séparé et une chose à part. 10 Or ce que ce symbole représente n’est que ton souhait d’être à part et séparé.

9. Le pardon enlève ce qui se dresse entre ton frère et toi. 2 C’est le souhait que tu sois joint à lui et non à part. 3 Nous l’appelons « souhait » parce qu’il conçoit encore d’autres choix et n’a pas encore entièrement dépassé le monde du choix. 4 Or ce souhait est en accord avec l’état du Ciel, et non en opposition avec la Volonté de Dieu. 5 Bien qu’il n’aille pas jusqu’à te donner ton plein héritage, il enlève les obstacles que tu as placés entre le Ciel où tu es, et la re-connaissance de où et de ce que tu es. 6 Les faits sont inchangés. 7 Or les faits peuvent être niés et donc inconnus, bien qu’ils fussent connus avant d’être niés.

10. Le salut, parfait et complet, ne demande qu’un petit souhait : que ce qui est vrai soit vrai; un petit désir de passer sur ce qui n’est pas là; un petit soupir qui parle pour le Ciel par préférence à ce monde que la mort et la désolation semblent gouverner. 2 En joyeuse réponse, la création s’élèvera au-dedans de toi, pour remplacer le monde que tu vois par le Ciel, entièrement parfait et complet. 3 Qu’est-ce que le pardon, si ce n’est le désir que la vérité soit vraie? 4 Qu’y a-t-il qui puisse rester non guéri et arraché d’une unité qui tient toutes choses en elle-même? 5 Il n’y a pas de péché. 6 Et chaque miracle est possible dès l’instant que le Fils de Dieu perçoit que ses souhaits et la Volonté de Dieu ne font qu’un.

11. Quelle est la Volonté de Dieu? 2 Il veut que Son Fils ait tout. 3 Et cela, Il l’a garanti lorsqu’il l’a créé tout. 4 Il est impossible que quoi que ce soit soit perdu, si ce que tu as est ce que tu es. 5 Voilà le miracle par lequel la création est devenue ta fonction, que tu partages avec Dieu. 6 Cela n’est pas compris à part de Lui et n’a donc pas de signification en ce monde. 7 Ici le Fils de Dieu ne demande pas trop mais bien trop peu. 8 Il voudrait sacrifier sa propre identité avec tout pour trouver un petit trésor qui lui soit propre. 9 Et cela il ne peut le faire sans un sentiment d’isolement, de perte et de solitude. 10 Voilà le trésor qu’il a cherché à trouver. 11 Et il ne pouvait qu’en avoir peur. 12 La peur est-elle un trésor? 13 L’incertitude peut-elle être ce que tu veux? 14 Ou est-ce une méprise sur ta volonté, et sur ce que tu es réellement?

12. Considérons ce qu’est l’erreur, afin qu’elle puisse être corrigée, et non protégée. 2 Le péché est la croyance que l’attaque peut être projetée à l’extérieur de l’esprit où la croyance a surgi. 3 Ici la ferme conviction que les idées peuvent quitter leur source est rendue réelle et signifiante. 4 Et de cette erreur le monde du péché et du sacrifice surgit. 5 Ce monde est une tentative pour prouver ton innocence, tout en chérissant l’attaque. 6 Son échec vient du fait que tu te sens encore coupable, bien que sans comprendre pourquoi. 7 Les effets sont vus comme étant séparés de leur source et semblent être au-delà de ce que tu peux contrôler ou prévenir. 8 Ce qui est ainsi gardé à part ne peut jamais être joint.

13. Cause et effet sont un et non séparés. 2 Dieu veut que tu apprennes ce qui a toujours été vrai : qu’il t’a créé comme partie de Lui, et cela doit être encore vrai parce que les idées ne quittent pas leur source. 3 Telle est la loi de la création : que chaque idée que l’esprit conçoit ne fait qu’ajouter à son abondance et jamais ne lui enlève. 4 Cela est aussi vrai des souhaits futiles que de ce qui est véritablement ta volonté, parce que l’esprit peut souhaiter être trompé mais il ne peut pas faire de lui-même ce qu’il n’est pas. 5 Et croire que les idées peuvent quitter leur source, c’est inviter les illusions à être vraies, mais sans succès. 6 Car jamais le succès ne sera possible à tenter de tromper le Fils de Dieu.

14. Le miracle est possible quand cause et conséquence sont mises ensemble, et non gardées séparées. 2 La guérison de l’effet sans la cause peut simplement faire passer les effets à d’autres formes. 3 Et cela n’est pas délivrance. 4 Jamais le Fils de Dieu ne pourrait se contenter de moins que le plein salut et l’évasion hors de la culpabilité. 5 Car autrement il demande encore d’avoir à faire quelque sacrifice, et par là il nie que tout est à lui, illimité par aucune sorte de perte. 6 Un minuscule sacrifice est exactement pareil dans ses effets à toute l’idée de sacrifice. 7 Si la perte est possible sous quelque forme que ce soit, alors le Fils de Dieu est rendu incomplet et non lui-même. 8 Et il ne se connaîtra pas lui-même, ni ne reconnaîtra sa volonté. 9 Il a désavoué son Père et lui-même, et fait des Deux ses ennemis dans la haine.

15. Les illusions ont été faites pour servir le but qu’elles servent. 2 Et de leur but elles tirent quelque signification qu’elles semblent avoir. 3 Dieu a donné à toutes les illusions qui ont été faites un autre but qui justifierait un miracle, quelque forme qu’elles aient prises. 4 Dans chaque miracle réside toute la guérison, car Dieu a répondu à elles toutes ne faisant qu’un. 5 Et ce qui est un pour Lui doit être le même. 6 Si tu crois que ce qui est le même est différent, tu ne fais que te tromper toi-même. 7 Ce que Dieu appelle un sera un à jamais, et non séparé. 8 Son Royaume est uni; ainsi il fut créé et ainsi il sera toujours.

16. Le miracle ne fait qu’appeler ton ancien Nom, que tu reconnaîtras parce que la vérité est dans ta mémoire. 2 Et c’est ce Nom que ton frère invoque pour sa délivrance et la tienne. 3 Le Ciel luit sur le Fils de Dieu. 4 Ne nie pas le Fils de Dieu, afin d’être délivré. 5 À chaque instant il est né à nouveau, jusqu’à ce qu’il choisisse de ne pas mourir à nouveau. 6 Dans chaque souhait de blesser, il choisit la mort au lieu de ce que son Père veut pour lui. 7 Or chaque instant lui offre la vie parce que son Père veut qu’il vive.

17. Dans la crucifixion la rédemption est déposée, car il n’est pas besoin de guérison là où il n’y a ni douleur ni souffrance. 2 Le pardon est la réponse à quelque sorte d’attaque que ce soit. 3 Ainsi l’attaque est privée de ses effets, et à la haine réponse est donnée au nom de l’amour. 4 Toute gloire à toi pour toujours à qui il a été donné de sauver le Fils de Dieu de la crucifixion, de l’enfer et de la mort. 5 Car tu as le pouvoir de sauver le Fils de Dieu parce que son Père a voulu qu’il en soit ainsi. 6 Et tout le salut repose entre tes mains, pour être à la fois offert et reçu ne faisant qu’un.

18. Utiliser le pouvoir que Dieu t’a donné comme Il voudrait qu’il soit utilisé, cela est naturel. 2 Ce n’est pas arrogant d’être tel qu’il t’a créé ni de faire usage de ce qu’il a donné pour répondre à toutes les erreurs de Son Fils et le libérer. 3 Mais il est arrogant de mettre de côté le pouvoir qu’il a donné, et de choisir un petit souhait insensé au lieu de ce qu’il veut. 4 Le don que Dieu te fait est illimité. 5 Il n’y a pas de circonstance à laquelle il ne puisse répondre, et pas de problème qui ne soit résolu dans sa gracieuse lumière.

19. Demeure en paix là où Dieu voudrait que tu sois. 2 Et sois le moyen par lequel ton frère trouve la paix dans laquelle tes souhaits sont satisfaits. 3 Unissons-nous pour bénir le monde du péché et de la mort. 4 Car ce qui peut sauver chacun d’entre nous peut nous sauver tous. 5 Il n’y a pas de différence parmi les Fils de Dieu. 6 L’unité que nie la particularité les sauvera tous, car ce qui est un ne peut avoir de particularité. 7 Et tout appartient à chacun d’eux. 8 Il n’y a pas de souhaits qui se trouvent entre un frère et les siens. 9 Obtenir de l’un, c’est les priver tous. 10 Et pourtant, en bénir un seul, c’est les bénir tous ne faisant qu’un.

20. Ton ancien Nom appartient à tous, comme le leur t’appartient. 2 Invoque le nom de ton frère et Dieu répondra, car c’est à Lui que tu fais appel. 3 Pourrait-Il refuser de répondre alors qu’il a déjà répondu à tous ceux qui Lui font appel? 4 Un miracle ne peut faire aucun changement. 5 Mais il peut faire que ce qui a toujours été vrai soit reconnu par ceux qui ne le connaissent pas; et que par ce petit don de la vérité simplement laissée être elle-même, il soit permis au Fils de Dieu d’être lui-même, et que toute la création soit rendue libre d’invoquer le seul Nom de Dieu.

UCEM – TEXTE – 26. La transition ~ VI. L’ Ami désigné (T-26.VI.)

In 26. ~ LA TRANSITION, 26.VI ~ L'Ami désigné, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 19 septembre 2008 at 20:57

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Chapitre 26

LA TRANSITION

VI. L’Ami désigné

1. N’importe quoi en ce monde que tu crois bon et valable et digne d’effort peut te blesser, et le fera. 2 Non pas que cela ait le pouvoir de blesser, mais simplement parce que tu as nié que ce n’est qu’une illusion et l’as rendu réel. 3 Et cela est réel pour toi. 4 Ce n’est pas rien. 5 Et par sa réalité perçue est entré le monde entier des illusions malades. 6 Toute la croyance dans le péché, dans le pouvoir de l’attaque, dans le blesser et le nuire, dans le sacrifice et la mort, est venue à toi. 7 Car nul ne peut rendre réelle une seule illusion et échapper encore aux autres. 8 Car qui peut choisir de garder celles qu’il préfère, et trouver la sécurité que seule la vérité peut donner? 9 Qui peut croire que les illusions sont les mêmes, et maintenir encore que même une est meilleure?

2. Ne mène pas ta petite vie dans la solitude, avec une illusion comme seule amie. 2 Cela n’est pas une amitié digne du Fils de Dieu, ni une amitié dont il pourrait rester satisfait. 3 Or Dieu lui a donné un meilleur Ami, en Qui repose tout pouvoir sur la terre et dans le Ciel. 4 La seule illusion que tu penses amie t’obscurcit Sa grâce et Sa majesté, et t’empêche d’accueillir à bras ouverts Son amitié et Son pardon. 5 Sans Lui tu es sans ami. 6 Ne cherche pas un autre ami pour prendre Sa place. 7 Il n’y a pas d’autre ami. 8 Ce que Dieu a désigné n’a pas de substitut, car quelle illusion peut remplacer la vérité?

3. Qui demeure avec des ombres est seul, en effet, et la solitude n’est pas la Volonté de Dieu. 2 Permettrais-tu à une ombre d’usurper le trône que Dieu a désigné pour ton Ami, si seulement tu te rendais compte que son vide a laissé le tien vide et inoccupé? 3 Ne fais d’aucune illusion ton amie, car si tu le fais, elle ne peut que prendre la place de Celui Que Dieu a appelé ton Ami. 4 Et c’est Lui Qui est ton seul Ami en vérité. 5 Il t’apporte des dons qui ne sont pas de ce monde, et Lui seul à Qui ils ont été donnés peut veiller à ce que tu les reçoives. 6 Il les placera sur ton trône, quand tu feras de la place pour Lui sur le Sien.

UCEM – TEXTE – 26. La transition ~ III. La zone frontière (T-26.III.)

In 26. ~ LA TRANSITION, 26.III ~ La zone frontière, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 19 septembre 2008 at 20:29

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Chapitre 26

LA TRANSITION

III. La zone frontière

1. La complexité n’est pas de Dieu. 2 Comment pourrait-elle l’être, quand tout ce qu’il connaît est un? 3 Il connaît une seule création, une seule réalité, une seule vérité et un seul Fils. 4 Rien n’est en conflit avec l’unité. 5 Comment, donc, pourrait-il y avoir complexité en Lui? 6 Qu’y a-t-il à décider? 7 Car c’est le conflit qui rend le choix possible. 8 La vérité est simple; elle est une, sans un opposé. 9 Et comment la dissension pourrait-elle entrer en sa simple présence, et apporter la complexité où est l’unité? 10 La vérité ne prend pas de décision, car il n’y a rien entre quoi choisir. 11 Et c’est seulement s’il y en avait que choisir serait une étape nécessaire dans l’avancée vers l’unité. 12 Ce qui est tout ne laisse place à rien d’autre. 13 Or cette immensité dépasse la portée de ce curriculum. 14 Il n’est pas nécessaire non plus de s’attarder sur quoi que ce soit qui ne peut pas être saisi immédiatement.

2. Il y a une zone frontière de pensée située entre ce monde et le Ciel. 2 Ce n’est pas un lieu et, quand tu l’atteins, il est à part du temps. 3 Ici est le lieu de rencontre où les pensées sont rassemblées; où les valeurs conflictuelles se rencontrent et où toutes les illusions sont déposées auprès de la vérité, où elles sont jugées fausses. 4 Cette zone frontière se trouve juste au-delà des portes du Ciel. 5 Ici chaque pensée est rendue pure et entièrement simple. 6 Ici le péché est nié et tout ce qui est reçu à la place.

3. Ceci est la fin du voyage. 2 Nous en avons parlé comme du monde réel. 3 Or il y a là une contradiction, en ceci que les mots impliquent une réalité limitée, une vérité partielle, un segment de l’univers rendu vrai. 4 C’est parce que la connaissance ne fait aucune attaque contre la perception. 5 Elles sont mises ensemble, et une seule continue passé les portes où est l’Unité. 6 Le salut est une zone frontière où le lieu, le temps et le choix ont encore une signification; et pourtant il est visible qu’ils sont temporaires, déplacés, et que chaque choix a déjà été fait.

4. Rien de ce que croit le Fils de Dieu ne peut être détruit. 2 Mais ce qui est la vérité pour lui doit être porté à la dernière comparaison qu’il fera jamais; la dernière évaluation qui sera possible, le jugement final sur ce monde. 3 C’est le jugement de la vérité sur l’illusion, de la connaissance sur la perception : « Cela n’a aucune signification et n’existe pas. » 4 Ce n’est pas ta décision. 5 Ce n’est que le simple énoncé d’un simple fait. 6 Mais en ce monde il n’y a pas de simples faits, parce que ce qui est le même et ce qui est différent restent obscurs. 7 La seule chose essentielle pour faire le moindre choix est cette distinction. 8 Et en cela réside la différence entre les mondes. 9 Dans celui-ci, le choix est rendu impossible. 10 Dans le monde réel, choisir est simplifié.

5. Le salut s’arrête juste avant le Ciel, car seule la perception a besoin du salut. 2 Le Ciel n’a jamais été perdu, ainsi ne peut-il pas être sauvé. 3 Or qui peut faire un choix entre le souhait du Ciel et le souhait de l’enfer à moins de reconnaître qu’ils ne sont pas les mêmes? 4 Cette différence est le but d’apprentissage que ce cours a fixé. 5 Il ne visera pas au-delà. 6 Son seul but est d’enseigner ce qui est le même et ce qui est différent, laissant de la place pour faire le seul choix qui puisse être fait.

6. Il n’y a pas de base sur laquelle choisir en ce monde complexe et surcompliqué. 2 Car nul ne comprend ce qui est le même, et chacun semble choisir là où il n’y pas réellement de choix. 3 Le monde réel est la zone du choix rendu réel, non dans le résultat, mais dans la perception des alternatives du choix. 4 Qu’il y ait un choix est une illusion. 5 Or en elle réside le défaire de chaque illusion, sans excepter celle-ci.

7. Cela n’est-il pas comme ta fonction particulière, où la séparation est défaite par un changement de but dans ce qui auparavant était particularité, et maintenant est union? 2 Toutes les illusions ne sont qu’une. 3 Et dans la re-connaissance qu’il en est ainsi réside l’aptitude à abandonner toute tentative pour choisir entre elles, et pour les rendre différentes. 4 Comme il est simple, le choix entre deux choses si clairement dissemblables. 5 Il n’y a pas de conflit ici. 6 Il n’y a pas de sacrifice possible dans le renoncement à une illusion reconnue comme telle. 7 Où toute réalité a été retirée à ce qui n’a jamais été vrai, peut-il être difficile de l’abandonner, et de choisir ce qui doit être vrai?

UCEM – TEXTE – 26. La transition ~ II. De nombreuses formes; une seule correction (T-26.II.)

In 26. ~ LA TRANSITION, 26.II ~ De nombreuses formes: une seule correction, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 19 septembre 2008 at 15:40

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Chapitre 26

LA TRANSITION

II. De nombreuses formes; une seule correction

1. Il n’est pas difficile de comprendre les raisons pour lesquelles tu ne demandes pas au Saint-Esprit de résoudre tous les problèmes pour toi. 2 Il n’a pas une plus grande difficulté à en résoudre certains que d’autres. 3 Tous les problèmes sont les mêmes pour Lui, parce que chacun est résolu exactement sous le même angle et par la même approche. 4 Les aspects qui ont besoin d’être résolus ne changent pas, quelle que soit la forme que le problème semble prendre. 5 Un problème peut apparaître sous de nombreuses formes, et il le fera tant que le problème durera. 6 Il ne sert à rien de tenter de le résoudre sous une forme particulière. 7 Il reviendra et reviendra encore et encore, jusqu’à ce qu’il ait trouvé réponse pour toujours et ne surgisse plus sous aucune forme. 8 Et alors seulement en es-tu délivré.

2. Le Saint-Esprit t’offre délivrance de chaque problème que tu penses avoir. 2 Ils sont les mêmes pour Lui parce que chacun, peu importe la forme qu’il semble prendre, est une demande que quelqu’un subisse une perte et fasse un sacrifice pour que tu puisses gagner. 3 Et quand la situation est résolue de façon que personne ne perde, le problème disparaît, parce que c’était une erreur de perception qui a maintenant été corrigée. 4 Une erreur n’est pas plus difficile pour Lui à porter à la vérité qu’une autre. 5 Car il y a une seule erreur : toute l’idée que la perte est possible, et qu’il pourrait en résulter un gain pour qui que ce soit. 6 Si cela était vrai, alors Dieu serait inéquitable; le péché serait possible, l’attaque justifiée et la vengeance juste.

3. Cette seule erreur, sous toutes ses formes, a une seule correction. 2 Il n’y a pas de perte; penser qu’il y en a est une erreur. 3 Tu n’as pas de problèmes, bien que tu penses en avoir. 4 Et pourtant tu ne pourrais pas penser ainsi si tu les voyais disparaître un à un, sans égard à la taille, la complexité, le lieu et le temps, ni aucun des attributs que tu perçois et qui font paraître chacun différent des autres. 5 Ne pense pas que les limites que tu imposes à ce que tu vois puissent limiter Dieu en aucune façon.

4. Le miracle de la justice peut corriger toutes les erreurs. 2 Chaque problème est une erreur. 3 C’est une injustice faite au Fils de Dieu, et par conséquent il n’est pas vrai. 4 Le Saint-Esprit n’évalue pas les injustices comme grandes ou petites, ou plus ou moins. 5 Elles n’ont pas de propriétés pour Lui. 6 Ce sont des erreurs dont souffre le Fils de Dieu, mais inutilement. 7 Alors Il retire les épines et les clous. 8 Il ne S’arrête pas pour juger si la blessure est grande ou petite. 9 Il porte un seul jugement : que blesser le Fils de Dieu doit être inéquitable et que par conséquent il n’en est rien.

5. Toi qui crois plus sûr de ne donner que certaines erreurs à corriger tout en gardant les autres pour toi, souviens-toi de ceci : la justice est totale. 2 Une justice partielle, cela n’existe pas. 3 Si le Fils de Dieu est coupable, alors il est condamné et il ne mérite aucune miséricorde du Dieu de justice. 4 Mais ne demande pas à Dieu de le punir parce que tu le trouves coupable et voudrais qu’il meure. 5 Dieu t’offre les moyens de voir son innocence. 6 Serait-il équitable de le punir parce que tu ne veux pas regarder ce qu’il y a à voir? 7 Chaque fois que tu gardes un problème pour le résoudre toi-même, ou juges que c’en est un qui n’a pas de résolution, tu l’as rendu grand et sans espoir de guérison. 8 Tu nies que le miracle de la justice puisse être équitable.

6. Si Dieu est juste, alors il ne peut y avoir de problèmes que la justice ne puisse résoudre. 2 Mais tu crois que certaines injustices sont équitables et bonnes, et nécessaires pour te préserver toi-même. 3 Ce sont ces problèmes dont tu penses qu’ils sont grands et qu’ils ne peuvent être résolus. 4 Car il y a ceux dont tu veux qu’ils subissent une perte, et il n’en est pas un à qui tu souhaites d’être entièrement préservé du sacrifice. 5 Considère encore une fois ta fonction particulière. 6 L’un t’est donné pour que tu voies en lui sa parfaite impeccabilité. 7 Et de lui tu ne demanderas aucun sacrifice parce que tu ne pourrais pas avoir pour volonté qu’il subisse une perte. 8 Le miracle de justice que tu appelles reposera sur toi aussi sûrement que sur lui. 9 Et le Saint-Esprit ne sera pas satisfait non plus jusqu’à ce qu’il ait été reçu par chacun. 10 Car ce que tu Lui donnes est à tous, et par toi le donnant Il peut S’assurer que chacun le reçoit également.

7. Pense, donc, comme ta propre délivrance sera grande quand tu seras désireux de recevoir la correction pour tous tes problèmes. 2 Tu n’en garderas pas un, car de la douleur, sous toutes ses formes, tu ne voudras plus. 3 Et tu verras chaque petite blessure résolue sous le doux regard du Saint-Esprit. 4 Car toutes sont petites à Ses yeux et ne valent pas plus qu’un minuscule soupir avant que de disparaître et d’être à jamais défaites et oubliées. 5 Ce qui auparavant semblait être un problème particulier, une erreur sans remède, ou une affliction incurable, a été transformé en bénédiction universelle. 6 Le sacrifice a disparu. 7 Et à sa place l’Amour de Dieu peut remonter à la mémoire, Qui dissipera tout souvenir de sacrifice et de perte.

8. Le souvenir de Dieu ne peut pas revenir jusqu’à ce que la justice soit aimée au lieu de crainte. 2 Il ne peut être injuste envers qui ou quoi que ce soit, parce qu’il connaît que tout ce qui est Lui appartient, et sera à jamais tel qu’il l’a créé. 3 Tout ce qu’il aime ne peut être que sans péché et au-delà de l’attaque. 4 Ta fonction particulière ouvre grand la porte derrière laquelle la mémoire de Son Amour est gardée parfaitement intacte et non profanée. 5 Et tout ce que tu as besoin de faire, c’est de souhaiter que le Ciel te soit donné au lieu de l’enfer, et chaque verrou et chaque barrière qui semblaient tenir la porte solidement barrée et verrouillée tomberont et disparaîtront tout simplement. 6 Car ce n’est pas la Volonté de ton Père que tu offres ou reçoives moins qu’il n’a donné, quand Il t’a créé dans l’amour parfait.

UCEM – TEXTE – 26. La transition ~ I. Le " sacrifice " de l’ unité (T-26.I.)

In 26. ~ LA TRANSITION, 26.I ~ Le "sacrifice" de l'unité, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 19 septembre 2008 at 14:22

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Chapitre 26

LA TRANSITION

I. Le « sacrifice » de l’unité

1. Dans la « dynamique » de l’attaque, le sacrifice est une idée clé. 2 C’est le pivot sur lequel tous les compromis, toutes les tentatives désespérées pour conclure un marché et tous les conflits atteignent un semblant d’équilibre. 3 C’est le symbole du thème central que quelqu’un doit perdre. 4 Que le corps en soit le point de mire, cela est apparent, car c’est toujours une tentative pour limiter la perte. 5 Le corps est lui-même un sacrifice, un abandon de pouvoir au nom de sauver juste un petit peu pour toi-même. 6 Voir un frère dans un autre corps, séparé du tien, c’est l’expression du souhait de voir une petite partie de lui et de sacrifier le reste. 7 Regarde le monde, et tu ne verras rien d’attaché à quoi que soit au-delà de soi-même. 8 Toutes les entités apparentes peuvent se rapprocher un petit peu, ou s’éloigner un peu plus, mais elles ne peuvent se joindre.

2. Le monde que tu vois est basé sur le « sacrifice » de l’unité. 2 C’est l’image d’une complète désunion et d’un manque total de jonction. 3 Autour de chaque entité est construit un mur qui paraît si solide qu’il semble que ce qui est à l’intérieur ne pourrait jamais aller au-dehors, et que ce qui est dehors ne pourrait jamais atteindre et se joindre à ce qui est enfermé derrière le mur. 4 Chaque partie doit sacrifier l’autre partie, pour se garder elle-même complète. 5 Car si elles se joignaient, chacune perdrait sa propre identité, et c’est par leur séparation que leurs soi sont maintenus.

3. Le petit peu que le corps clôture devient le soi, préservé par le sacrifice de tout le reste. 2 Et tout le reste doit perdre cette petite partie, restant incomplet pour garder intacte sa propre identité. 3 Dans cette perception de toi-même, la perte du corps serait certes un sacrifice. 4 Car la vue des corps devient le signe que le sacrifice est limité et qu’il reste encore quelque chose pour toi seul. 5 Et pour que ce petit peu t’appartienne, des limites sont mises à tout ce qui est extérieur, comme elles le sont à tout ce que tu penses tien. 6 Car donner et recevoir sont la même chose. 7 Et accepter les limites d’un corps, c’est imposer ces limites à chaque frère que tu vois. 8 Car tu dois le voir comme tu te vois toi-même.

4. Le corps est une perte et peut être amené à sacrifier. 2 Tant que tu vois ton frère comme un corps, à part de toi et séparé dans sa cellule, tu exiges un sacrifice de lui et de toi. 3 Quel plus grand sacrifice pourrait être demandé au Fils de Dieu que de se percevoir sans son Père? 4 Et que son Père soit sans Son Fils? 5 Or chaque sacrifice exige qu’ils soient séparés et sans l’autre. 6 Le souvenir de Dieu doit être nié si un quelconque sacrifice est demandé de qui que ce soit. 7 Quel témoin de l’Entièreté du Fils de Dieu est vu dans un monde de corps séparés, si fort qu’il témoigne de la vérité? 8 Il est invisible dans un tel monde. 9 Et son chant d’union et d’amour ne peut pas non plus être entendu. 10 Or il lui est donné de faire s’estomper le monde devant son chant, et que la vue de lui remplace les yeux du corps.

5. Ceux qui voudraient voir les témoins de la vérité au lieu que de l’illusion demandent simplement de pouvoir voir un but dans le monde qui lui donne un sens et le rende signifiant. 2 Sans ta fonction particulière, ce monde n’a aucune signification pour toi. 3 Or il peut devenir un trésor aussi riche et illimité que le Ciel même. 4 Pas un instant ne passe ici dans lequel la sainteté de ton frère ne peut être vue, pour ajouter des réserves illimitées à chaque maigre bribe et chaque minuscule miette de bonheur que tu t’alloues.

6. Tu peux perdre de vue l’unité, mais tu ne peux pas faire le sacrifice de sa réalité. 2 Pas plus que tu ne peux perdre ce que tu voudrais sacrifier, ni empêcher le Saint-Esprit d’accomplir Sa tâche, qui est de te montrer que cela n’a pas été perdu. 3 Entends donc le chant que ton frère te chante, et laisse le monde s’estomper, et prends le repos que t’offre son témoignage au nom de la paix. 4 Mais ne le juge pas, car tu n’entendras aucun chant de libération pour toi-même, et tu ne verras pas ce dont il lui est donné de témoigner, afin que tu le voies et te réjouisses avec lui. 5 Ne fais pas de sa sainteté un sacrifice à ta croyance dans le péché. 6 Tu sacrifies ton innocence avec la sienne, et tu meurs chaque fois que tu vois en lui un péché qui mérite la mort.

7. Or à chaque instant tu peux renaître et la vie peut t’être donnée à nouveau. 2 Sa sainteté te donne la vie, à toi qui ne peux mourir parce que son impeccabilité est connue de Dieu, et elle ne peut pas plus être sacrifiée par toi que la lumière en toi ne peut être effacée parce qu’il ne la voit pas. 3 Toi qui voudrais faire un sacrifice de la vie, et faire que tes yeux et tes oreilles rendent témoignage de la mort de Dieu et de Son saint Fils, ne pense pas que tu aies le pouvoir de faire d’Eux ce que Dieu n’a pas voulu qu’ils soient. 4 Au Ciel, le Fils de Dieu n’est pas emprisonné dans un corps, ni sacrifié dans la solitude au péché. 5 Et comme il est au Ciel, ainsi il doit être éternellement et partout. 6 Il est le même à jamais. 7 Né à nouveau à chaque instant, intouché par le temps, et bien au-delà de la portée d’un quelconque sacrifice de vie ou de mort. 8 Car il n’a fait ni l’une ni l’autre, et une seule lui a été donnée par Celui Qui connaît que Ses dons ne peuvent jamais subir ni sacrifice ni perte.

8. La justice de Dieu repose en douceur sur Son Fils, et le garde à l’abri de toute injustice que le monde voudrait lui imposer. 2 Se pourrait-il que tu puisses rendre ses péchés réalité et sacrifier la Volonté de son Père pour lui? 3 Ne le condamne pas en le voyant dans la prison en décrépitude où il se voit lui-même. 4 C’est ta fonction particulière de t’assurer que la porte soit ouverte, afin qu’il puisse en sortir pour luire sur toi et te redonner le don de liberté en le recevant de toi. 5 Quelle est la fonction particulière du Saint-Esprit, si ce n’est de délivrer le saint Fils de Dieu de l’emprisonnement qu’il a fait pour se garder lui-même loin de la justice? 6 Ta fonction pourrait-elle être une tâche à part et séparée de la Sienne?

UCEM – TEXTE – 25. La justice de Dieu ~ IX. La justice du Ciel (T-25.IX.)

In 25. ~ LA JUSTICE DE DIEU, 25.IX ~ La justice du Ciel, B. UCEM ~ LIVRE I ~ LE TEXTE, II A ~ TEXTE, II B ~ CHAPITRES, II C ~ SECTIONS, UN COURS EN MIRACLES on 18 septembre 2008 at 20:45

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Chapitre 25

LA JUSTICE DE DIEU

IX. La justice du Ciel

1. Qu’est-ce, sinon de l’arrogance, de penser que tes petites erreurs ne peuvent être défaites par la justice du Ciel? 2 Et qu’est-ce que cela pourrait signifier, sinon que ce sont des péchés et non des erreurs, à jamais incorrigibles, qui doivent rencontrer la vengeance et non la justice? 3 Es-tu désireux d’être délivré de tous les effets du péché? 4 Tu ne peux pas répondre à cela avant d’avoir vu tout ce que la réponse doit entraîner. 5 Car si tu réponds « oui », cela signifie que tu renonceras à toutes les valeurs de ce monde en faveur de la paix du Ciel. 6 Il n’est pas un seul péché que tu retiendrais. 7 Et il n’est pas un seul doute que cela est possible auquel tu tiendrais afin de maintenir en place le péché. 8 Tu penses vraiment que la vérité a une plus grande valeur maintenant que toutes les illusions. 9 Et tu reconnais que la vérité doit t’être révélée, parce que tu ne connais pas ce qu’elle est.

2. Donner avec réticence, c’est ne pas gagner le don, parce que tu es réticent à l’accepter. 2 Il est sauvé pour toi jusqu’à ce que la réticence à le recevoir disparaisse et que tu aies le désir qu’il te soit donné. 3 La justice de Dieu justifie la gratitude, et non la peur. 4 Rien de ce que tu donnes n’est perdu pour toi ni pour qui que ce soit, mais est chéri et préservé au Ciel, où tous les trésors donnés au Fils de Dieu sont gardés pour lui et offerts à quiconque ne fait que tendre la main avec le désir qu’ils soient reçus. 5 Et le trésor n’est pas moins grand en étant donné. 6 Chaque don ne fait qu’ajouter à la provision. 7 Car Dieu est équitable. 8 Il ne combat pas la réticence de Son Fils à percevoir le salut comme un don de Lui. 9 Or Sa justice ne sera pas satisfaite jusqu’à ce qu’il soit reçu par chacun.

3. Sois certain que toute réponse à un problème que résout le Saint-Esprit sera toujours une réponse où personne ne perd. 2 Et cela doit être vrai, parce qu’il ne demande aucun sacrifice de qui que ce soit. 3 Une réponse qui exige la moindre perte de qui que ce soit n’a pas résolu le problème mais lui a ajouté et l’a rendu plus grand, plus dur à résoudre et plus inéquitable. 4 Il est impossible que le Saint-Esprit puisse voir l’iniquité comme une résolution. 5 Pour Lui, ce qui est inéquitable doit être corrigé parce que c’est inéquitable. 6 Et chaque erreur est une perception où un, au moins, est vu de façon inéquitable. 7 Ainsi justice n’est pas accordée au Fils de Dieu. 8 Quand quiconque est considéré comme perdant, il a été condamné. 9 Et la punition devient son dû au lieu de la justice.

4. La vue de l’innocence rend la punition impossible et la justice, sûre. 2 La perception du Saint-Esprit ne laisse aucun motif pour une attaque. 3 Seule une perte pourrait justifier l’attaque, et Lui ne peut voir aucune sorte de perte. 4 Le monde résout les problèmes d’une autre manière. 5 Il voit une résolution comme un état dans lequel est décidé qui gagnera et qui perdra; combien l’un prendra et combien le perdant peut encore défendre. 6 Or le problème reste encore irrésolu, car seule la justice peut établir un état dans lequel il n’y a pas de perdant; où personne n’est laissé injustement traité et privé de quelque chose, et donc avec des motifs de vengeance. 7 La résolution de problèmes ne peut pas être une vengeance, qui au mieux peut apporter un autre problème ajouté au premier, dans lequel le meurtre n’est pas évident.

5. La résolution de problèmes par le Saint-Esprit est la façon dont le problème prend fin. 2 Il a été résolu parce qu’il a rencontré la justice. 3 Jusqu’à ce qu’il le fasse, il reviendra, parce qu’il n’a pas encore été résolu. 4 Le principe que la justice signifie que personne ne peut perdre est crucial pour ce cours. 5 Car les miracles dépendent de la justice. 6 Non point comme elle est vue par les yeux de ce monde, mais comme Dieu la connaît et comme la connaissance est reflétée dans la vue que donne le Saint-Esprit.

6. Nul ne mérite de perdre. 2 Et ce qui serait injuste envers lui ne peut pas se produire. 3 La guérison doit être pour chacun, parce qu’il ne mérite pas quelque attaque que ce soit. 4 Quel ordre peut-il y avoir dans les miracles, à moins que quelqu’un mérite de souffrir plus et d’autres moins? 5 Et cela est-il justice envers ceux qui sont entièrement innocents? 6 Un miracle est justice. 7 Ce n’est pas un don particulier fait à certains, mais refusé à d’autres qui seraient moins dignes, plus condamnés et donc à part de la guérison. 8 Qui est-il qui puisse être séparé du salut, si le but en est de mettre fin à la particularité? 9 Où est la justice du salut si certaines erreurs sont impardonnables et justifient la vengeance à la place de la guérison et du retour de la paix?

7. Le salut ne peut pas chercher à aider le Fils de Dieu à être plus inéquitable qu’il n’a lui-même cherché à l’être. 2 Si les miracles, le don du Saint-Esprit, étaient donnés particulièrement à un groupe choisi et particulier, et tenu à part des autres qui le mériteraient moins, alors Il serait l’allié de la particularité. 3 Ce qu’il ne peut percevoir, Il n’en rend point témoignage. 4 Et chacun a également droit à Son don de guérison, de délivrance et de paix. 5 Donner un problème au Saint-Esprit à résoudre pour toi, cela signifie que tu veux qu’il soit résolu. 6 Le garder pour toi-même à résoudre sans Son aide, c’est décider qu’il devrait rester en suspens, irrésolu, et garder un pouvoir durable d’injustice et d’attaque. 7 Nul ne peut être injuste envers toi, à moins que tu n’aies décidé d’abord d’être injuste. 8 Et alors des problèmes doivent surgir pour te bloquer le chemin, et la paix doit être éparpillée par les vents de la haine.

8. À moins de penser que tous tes frères ont avec toi un droit égal aux miracles, tu ne réclameras pas ton droit sur eux parce que tu as été injuste envers quelqu’un ayant des droits égaux. 2 Cherche à frustrer et tu te sentiras frustré. 3 Cherche à priver et tu as été privé. 4 Un miracle ne peut jamais être reçu parce qu’un autre ne pouvait pas le recevoir. 5 Seul le pardon offre des miracles. 6 Et le pardon doit être juste envers chacun.

9. Les petits problèmes que tu gardes et caches deviennent tes péchés secrets, parce que tu n’as pas choisi de les laisser être enlevés pour toi. 2 Ainsi ils amassent la poussière et grandissent jusqu’à couvrir tout ce que tu perçois, ne te laissant équitable envers personne. 3 Il n’est pas un seul droit que tu croies avoir. 4 Et l’amertume, avec la vengeance justifiée et la miséricorde perdue, te condamne comme indigne de pardon. 5 L